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Butembo: Fayulu se déclare «président élu par le peuple congolais»
Le candidat malheureux à l’élection présidentielle du 30 decembre 2018 en RDC, Martin Fayulu Madidi, a tenu un meeting populaire ce vendredi 15 février 2019 en ville de Butembo dans la province du Nord-Kivu.
Il affirme avoir été élu par le peuple congolais à l’élection présidentielle de 2019, et parle d’un coup d’État orchestré par les organisateurs des élections.
«Le peuple a voté Fayulu et ils ont fait un coup d’État. Le peuple congolais n’acceptera pas ce coup d’État. Il ne faut pas donner raison à ces gens-là…», a dit Fayulu devant ses partisans ce vendredi.
Il s’est dit content de revoir la population de la ville de Butembo, mais reconnaît que cette ville n’a pas participé aux élections du 30 décembre 2018.
«Je sais que vous n’avez pas encore choisi. Mais quand vous vous allez voter, vous allez voter qui comme président?», a-t-il interrogé la foule qui repondait en ne citant que le nom de Fayulu.
Il en a appelé à la population à participer à l’éradication de la maladie à virus Ebola en observant les règles d’hygiène.
Le candidat malheureux à la présidentielle de 2018 compte ensuite échanger avec la notabilité locale en ville de Butembo ce samedi. Il pourra se rendre dimanche en ville de Beni, selon les sources proche de la coalition Lamuka avant d’aller en ville de Goma lundi prochain.
Delphin Mupanda/CONGOPROFOND.NET
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25 mai : L’ambassadeur Dr Lohanga Konga Jospin présente le kimbanguisme comme un instrument du “soft power africain”
Le message livré le 25 mai 2026 par le Dr Jospin Lohanga Konga, ambassadeur itinérant de Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, dépasse largement le seul cadre religieux.
À travers une communication accordée à congoprofond.net à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique et de la Noël kimbanguiste, le diplomate spirituel a développé une véritable vision géopolitique du kimbanguisme, présenté comme un outil d’influence culturelle et civilisationnelle africaine.

Le kimbanguisme comme levier stratégique africain
Dans son intervention, le Dr Lohanga a défendu l’idée d’un « soft power africain » fondé sur les valeurs spirituelles, culturelles et historiques propres au continent.
Trois axes majeurs ont été mis en avant :
– enseigner une histoire africaine complète et décomplexée ;
– faire du kimbanguisme un levier d’influence culturelle africaine ;
– bâtir des partenariats internationaux fondés sur des valeurs définies par les Africains eux-mêmes.
Cette orientation inscrit clairement le discours dans la perspective de l’Agenda 2063 de Union africaine, programme stratégique visant à construire « l’Afrique que nous voulons ».
La diplomatie des langues africaines
Autre élément marquant : le caractère multilingue du message.
Après le français et l’anglais, le discours a été relayé en Lingala, Kikongo, Kiswahili et Tshiluba. Pour le Dr Lohanga, cette démarche ne relève pas du simple symbole, mais d’une volonté affirmée de replacer les langues africaines au cœur de la renaissance continentale.
Dans un contexte où les institutions africaines demeurent encore largement dominées par les langues héritées de la colonisation, cette initiative apparaît comme un acte culturel fort.
Entre spiritualité et diplomatie
À travers cette communication, le Dr Jospin Lohanga Konga confirme son rôle de diplomate spirituel engagé dans le rayonnement du kimbanguisme et de l’Afrique.
Son discours conjugue foi, mémoire, identité et stratégie continentale dans une même vision intellectuelle et géopolitique.
Au moment où l’Afrique cherche de nouveaux repères dans un monde en mutation, cette parole venue de Nkamba rappelle que l’influence des nations se joue aussi dans les récits culturels, les symboles et les héritages spirituels.
Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET
