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Société

Brazzaville : Le RJCPEC octroie le Prix de distinction au Pr Fidèle Mialoundama

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Le Réseau des journalistes et communicateurs congolais pour la promotion et l’émulation du citoyen, RJCPEC en sigle, a organisé à Brazzaville des cérémonies de remise de Prix de distinction, à titre anthume et en signe de reconnaissance de mérites, aux concitoyens qui ont excellé dans leurs domaines.

La dernière en date, est celle qui a primé dix-huit citoyens, dont le Pr Fidèle Mialoundama, Président de l’Université libre du Congo (ULC).

« Je pense que la remise d’un prix est une marque de reconnaissance pour celui qui le fait et un honneur, puis une satisfaction pour celui qui reçoit. Je pense que le RJCPEC a pensé récompenser et remettre les prix à quelques éléments de l’ULC. Je les remercie franchement parce que c’est une reconnaissance de nos efforts que nous faisons. Je pense que toute personne qui exerce une activité a aussi besoin de repères pour savoir si son activité est appréciée par les autres », a indiqué le Pr Mialoundama.

Aussi, a-t-il poursuivi : « c’est également une marque d’encouragement, une façon de dire : allez-y. continuer ».

En effet, étant à sa deuxième distinction, le récipiendaire a fait savoir que : « Dès le départ, nous voulions être proches de la pratique. De telle sorte que les étudiants que nous formons puissent trouver de l’emploi ou alors puisent le créer. Ainsi, dès la première année, un étudiant de l’Institut supérieur des technologies agro-alimentaires et d’agronomie, étant encore en deuxième année, avait déjà lancé son entreprise agroalimentaire, des jus et autres ».

Il y a quelques années, l’ULC a représenté le Congo à des concours organisés par le Comité international de la Croix-Rouge rouge (CICR), en Afrique francophone.

Les étudiants de cette université ont participé plus d’une fois à ces concours portant essentiellement sur le droit international humanitaire (DIH).

« La première année c’était à Dakar, au Sénégal où les étudiants sont sortis troisième. La deuxième année c’est à Ouagadougou, au Burkina Faso, où ils sont sortis deuxième… », a rappelé le Pr Mialoundama.

Grâce à la pertinence des enseignements, l’Université a des partenaires à travers l’Afrique.

C’est le cas avec le Conservatoire national des arts et métiers, notamment son établissement Intec que l’ULC représente au Congo.

« Un partenariat très actif », s’est-il félicité.

Il en est de même avec l’Université centrale de Tunis (Tunisie), au Maroc et à l’Université Kongo, en RD Congo, ainsi que l’Université de Paris Est-Créteil (France).

« Ces partenariats permettent aux étudiants du Congo d’aller poursuivre leurs études dans ces universités sœurs », a-t-on appris.

« Le secret de la formation réside au niveau des programmes, de la souveraineté du jury pendant les soutenances et l’application des normes universitaires dans lesquelles réside le secret de la réussite. Nos diplômes sont homologués par l’Etat », a souligné le président de l’université.

Aujourd’hui, le Pr Mialoundama se dit content de contribuer à la formation des jeunes congolais évoluant dans les trois établissements de cette université à savoir : la Faculté de Droit, l’Institut supérieur de gestion et l’Institut supérieur des technologies agroalimentaires et d’agronomie.

Admis à la retraite, il consacre le reste de son temps au travail nuit et jour.

«La formation que fait bénéficier cette université aux jeunes congolais après leur admission au Baccalauréat, a emmené le RJCPEC à le découvrir une fois de plus grâce à ses relayeurs sondeurs.

 » A la même occasion, deux de ses collaborateurs avaient aussi bénéficié de cette distinction de la part de notre association, qui récompense les meilleurs de leur vivant et non à titre posthume « , a déclaré en substance Sametone Ondendé, Président du RJCPEC.

Achille Tchikabaka/CONGOPROFOND.NET

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Lingwala endeuillée : Nathan Kashala, un jeune étudiant tué par balles après la finale Barça–Real

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La finale de la Supercoupe d’Espagne opposant le FC Barcelone au Real Madrid, disputée le 11 janvier dernier en Arabie Saoudite, devait être un simple moment de passion sportive. À Lingwala, dans le centre de Kinshasa, elle s’est tragiquement transformée en scène de mort.

Nathan Kashala, 23 ans, étudiant en première année LMD/Droit à l’Université de Kinshasa (UNIKIN), a été abattu de 4 balles devant la parcelle familiale située au n°202 de l’avenue Bolongo, dans la commune de Lingwala.

2 frères, 2 clubs, une même passion

Fan déclaré du Real Madrid, Nathan avait suivi la rencontre aux côtés de son jeune frère Ruben Ntambua, sympathisant du FC Barcelone et également étudiant. Après le coup de sifflet final, les deux frères regagnent leur domicile et décident de patienter devant le portail, attendant le retour de leur oncle avec qui ils partagent le même logement.

Il est un peu plus de 23 heures lorsque Ruben aperçoit leur oncle au loin. Dans une atmosphère encore marquée par les taquineries d’après-match, il se met à se moquer de lui à distance, l’oncle étant lui aussi supporter madrilène.

L’irruption fatale de militaires armés

C’est à ce moment précis qu’une moto surgit et s’arrête devant les deux étudiants. À son bord : un conducteur et 2 passagers, tous 3 en uniforme des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Les militaires interrogent les deux jeunes sur leur présence dans la rue à une heure tardive. Nathan et Ruben expliquent calmement qu’ils rentrent d’un match de football et qu’ils se trouvent devant leur propre domicile, attendant simplement leur oncle, déjà en vue.

Une escalade brutale et incompréhensible

La situation dégénère soudainement. L’un des militaires se saisit de son arme et se dirige vers l’oncle, qui, ayant compris le danger imminent pesant sur ses neveux, s’était mis à courir vers eux pour leur porter secours. Face à face avec le militaire armé, l’oncle est sommé de s’agenouiller. Pour le contraindre, le militaire tire deux coups de feu en l’air.

Terrifié par la scène, Ruben s’agenouille à son tour et supplie son grand frère Nathan d’en faire autant. Alors que ce dernier s’apprête à obtempérer, le militaire ouvre le feu.

4 balles pour une vie

Une première balle atteint Nathan à la cuisse. Sous la douleur, il s’effondre au sol. Le militaire s’approche alors de lui et, sans ménagement, lui tire 3 autres balles dans le ventre, à bout portant.

Les assaillants prennent immédiatement la fuite, laissant derrière eux une scène d’horreur et une famille brisée.

Mort à l’arrivée à l’hôpital

Transporté en urgence à l’Hôpital du Camp Kokolo pour une prise en charge médicale, Nathan Kashala n’y arrivera pas vivant. La famille sera informée de son décès peu après son admission.

Originaire de Mbuji-Mayi, fils d’un pasteur, Nathan n’était à Kinshasa que pour poursuivre ses études universitaires, tout comme son frère. Dans le quartier, l’émotion est vive et les questions fusent.

Un crime qui interroge et scandalise

À Lingwala comme à Mbuji-Mayi, habitants et proches peinent à comprendre les raisons d’un tel acharnement. Comment une simple attente devant un domicile, après un match de football, a-t-elle pu conduire à l’exécution sommaire d’un étudiant sans défense ?

Ce crime crapuleux, impliquant des hommes identifiés comme appartenant aux FARDC, relance avec force le débat sur les abus, l’usage disproportionné des armes et l’impunité persistante. Pour la famille Kashala, une seule exigence demeure : vérité et justice pour Nathan.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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