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Braquage minier : Des exploitants illégaux chinois pillent et volent l’or au Haut-Uele !
Dans le territoire de Watsa, au cœur du Haut-Uele, Kibali Goldmine poursuit ses efforts de développement communautaire et de réinstallation des populations affectées par ses projets miniers. Mais alors que l’entreprise avance sur le chantier humain et social, elle fait face à un nouveau défi de taille : l’envahissement de ses permis par des exploitants illégaux, en majorité des ressortissants chinois, accusés de piller les ressources aurifères de la région.
C’est au cours d’un entretien exclusif avec Jean Obote, directeur du département social de Kibali Goldmine, que ces réalités ont été exposées sans détour.
Réinstallation des communautés : Avokala, un modèle en construction
À Avokala, nouveau site de réinstallation, les maisons poussent sur des terres jusque-là inhabitées. La société minière y installe des familles déplacées de Kalimva, Were et sept autres villages, dans le respect des normes nationales et internationales, comme le principe de l’Équateur ou les standards de la Banque mondiale.
« Nous avons recensé, dénombré, puis commencé la réinstallation selon l’arrêté du gouverneur. Les maisons sont en cours de construction, certaines déjà occupées. Nous voulons offrir à ces familles des conditions de vie dignes », explique Jean Obote.
La cinquième phase de réinstallation est en cours et devrait s’achever d’ici septembre 2025. Selon Mr Obote, la société veille à une symbiose entre le respect des us et coutumes des communautés locales et les exigences techniques et légales d’une réinstallation réussie.

De nouvelles reconfigurations possibles
Les études géologiques se poursuivent dans d’autres zones du territoire, notamment dans le secteur Mangbutu, ce qui pourrait entraîner à l’avenir d’autres déplacements de populations. Mais chaque opération sera précédée d’une étude de faisabilité et d’impact comme le prévoit la loi congolaise.
« Si nos recherches prouvent qu’une zone est exploitable, nous procéderons à la réinstallation en bonne et due forme », assure Jean Obote.
Permis miniers sous pression : “Les Chinois nous volent notre or”
Au-delà des questions sociales, Kibali Goldmine est en état d’alerte face à un phénomène inquiétant : l’envahissement de ses titres miniers par des exploitants illégaux, en grande majorité étrangers.
« Nos permis couvrent Watsa et Faradje. Depuis deux ans, ils sont envahis par des exploitants artisanaux illégaux, surtout des Chinois. Ils pillent littéralement notre or. Cela fausse nos études et compromet notre rentabilité », déplore Jean Obote.

Ce “braquage minier” compromet non seulement les projections économiques de la société, mais pose aussi un problème de souveraineté minière. Kibali alerte régulièrement les autorités congolaises. Une commission nationale a d’ailleurs été dépêchée récemment pour enquêter sur la situation, mais l’entreprise attend encore des mesures concrètes.
Une entreprise enracinée dans le développement local
Au-delà des défis, Kibali Goldmine rappelle son impact positif sur la région : infrastructures, emplois, redevances, et amélioration du cadre de vie à Durba, ancien village devenu aujourd’hui un centre économique régional.
« Nous appelons l’État et les Congolais à protéger cette entreprise. Nous sommes ici pour tout le monde. Ce que nous faisons dans le Haut-Uele est une valeur ajoutée pour le pays », conclut Jean Obote.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET