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Bukavu : Le journaliste Fiston Wilondja retrouvé mort après un enlèvement brutal

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Le monde des médias congolais est une fois de plus endeuillé. Fiston Wilondja Mazambi, journaliste chevronné et membre actif de la Centrale de Monitoring des Médias au Sud-Kivu, a été retrouvé sans vie dans la matinée du lundi 4 août 2025 à Bukavu, après avoir été enlevé, torturé et étranglé par des hommes armés, selon plusieurs sources concordantes.

D’après un communiqué officiel de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), section Sud-Kivu, le confrère a été enlevé dans la soirée du 3 août, vers 18 heures, à la place Mulamba, dans le quartier de Nyalukemba, alors qu’il regagnait son domicile. Il aurait été ligoté, roué de coups, étranglé à l’aide d’un câble de batterie, avant que son corps ne soit jeté dans la rue à Nguba, précisément à l’endroit communément appelé « chez Mwangaza », dans la commune d’Ibanda.

Transporté en urgence à l’Hôpital provincial général de référence de Bukavu par des passants de bonne volonté, Fiston Wilondja a succombé à ses blessures peu après son admission. Son corps a été transféré à la morgue, où il repose désormais dans l’attente de l’inhumation.

Dans un communiqué publié ce 5 août, l’organisation Journaliste en danger (JED) a exprimé sa consternation face à ce meurtre tragique, survenu dans une zone actuellement sous contrôle des rebelles de l’AFC-M23. Elle appelle les autorités politiques et sécuritaires à « faire toute la lumière sur cet assassinat » et à sanctionner les auteurs de ce crime ignoble.

Fiston Wilondja Mazambi était bien connu dans les milieux médiatiques du Sud-Kivu. Ancien journaliste à la Radio Télévision Ngoma ya Kivu (RTNK), il avait également travaillé pour la Radio Télévision Droits Humains (RTDH) et le journal Le Souverain Libre. Il exerçait en dernier lieu comme informaticien à la Centrale de Monitoring des Médias du Sud-Kivu, où il contribuait activement à l’observation des contenus médiatiques.

Entre 2014 et 2020, il avait également assumé la fonction de secrétaire particulier du président sectionnaire de l’UNPC Sud-Kivu, collaborant étroitement avec l’actuel président, Darius Kitoka.

À la date de sa mort, il portait encore sa carte de presse émise en 2020, un symbole de son engagement constant, bien que les renouvellements officiels n’aient plus eu lieu depuis cette période.

Selon certaines sources locales citées par JED, le journaliste s’était rendu à Rumangabo, lors de l’apparition du mouvement rebelle AFC, pour participer à une formation idéologique. Un fait qui pourrait, selon certains observateurs, être lié à son enlèvement et à son exécution brutale.

Dans leur communiqué commun, l’UNPC Sud-Kivu et JED exigent des enquêtes sérieuses et indépendantes, afin de retrouver les coupables et de leur infliger les sanctions appropriées. Elles présentent également leurs condoléances les plus émues à la famille du défunt, à ses collègues, et à l’ensemble de la presse congolaise.

« Paix à l’âme du confrère. Que le sol de nos ancêtres lui soit doux et léger », conclut l’UNPC/Sud-Kivu.

Dorcas Mwavita/Congoprofond.net

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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