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Boxe-WBC (Monde) : le choc des titans ce 31 janvier au Shark Club à 21h30

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46 ans après le combat du siècle
entre Mohamed Ali et Georges Foreman, la RDC accueille ce 31 janvier au Shark Club de Kinshasa le championnat du monde de la WBC.

Cette fois-ci, c’est un Congolais, Junior Ilunga Makabu (30 ans , 26 combats, 24 victoires par K.O et 2 défaites), qui sera face au Polonais Michal Cieslak (31 ans, 19 combats, 13 par K.O et 0 defaites).

Junior Ilunga Makabu, entrainment public (Kinshasa/Gare centrale)


Ce mercredi 29 janvier 2020, 48 heures avant ce combat historique, les deux pugilistes ainsi que les organisateurs étaient en conférence de presse au restaurant El Africano dans la commune de la Gombe. Une occasion pour les deux champions de se lancer des piques devant des journalistes.

Evénement placé sous le haut patronage du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, la rencontre est largement ouverte au public.

« Le changement de climat ne me dérange pas. Je me suis préparé à cela. Ça sera chaud. J’ai 30 ans d’expérience, nous allons vous donner un bon combat. Les statistiques ne jouent sur le ring, c’est nous deux qui seront sur le ring », a lancé le polonais Michal Cieslak.

De son côté, le Congolais Junior Makabu ne jure que par une victoire pour concrétiser ses rêves d’enfance. Il a supplié les Congolais d’être là afin de lui apporter leur soutien.

« Je me sens très bien à 48h de ce combat. Je suis un artiste des K.O et je vous promets la victoire. Cette ceinture ne sortira pas de la RDC. J’appelle juste mes compatriotes à venir me soutenir pour qu’ensemble nous puissions gagner cette bataille », a répliqué, à son tour, le champion du monde lourd légers de la WBC.

Conférence de presse

Notons que, pour l’organisateur, tout est fin prêt pour accueillir cet événement mondial.

D’ores et déjà, les entraînements publics sont programmés ce même mercredi à 17 h devant la place de la Gare, puis viendra la pesée des athlètes ce jeudi 30 janvier au Shark Club.

Notons par ailleurs que le président de la WBC a annoncé la tenu des combats en levée des rideaux. D’abord chez les dames, deux boxeuses congolaises, Marcella Sakobi et Thérèse Yumba, vont s’affronter dans la catégorie des poids plumes, alors que chez les messieurs, le Kinois Maroy Sadiki, va se mesurer au Brazzavillois Thomas Moutuari dans la catégorie des Lourd-légers.

Il convient de savoir qu’Ilunga Makabu est à la porte de la gloire pour devenir le tout premier Congolais sacré au sein d’une de quatre grandes organisations de boxe anglaise (WBA, WBC, WBO, IBF).

Pour rappel, Junior Ilunga détient déjà la ceinture de champion du monde silver, l’équivalent du titre de vice-champion au sein du WBC. Un statut acquis le 16 juin 2019 à Ekaterinbourg face au Russe Dimitry Kudryashov (victoire par arrêt de l’arbitre au 5e round) et qu’il a défendu avec succès face à un autre Russe, Alexei Papin, le 24 août 2019 à Tcheliabinsk (victoire par décision des juges). Des succès qui lui ont d’ailleurs valu l’honneur d’une audience auprès du président de RDC, Félix Tshisekedi.

Le rendez-vous est donc pris pour ce 31 janvier au Shark Club à 21h30.

Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET

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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !

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Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.

Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.

De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.

Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?

Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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