Actualité
RDC/Sakania : des renforcées pour juguler l’insécurité
La cité de Sakania, chef-lieu du territoire qui porte le même nom, situé à 120 km de la ville de Kasumbalesa, vit depuis le début de l’année une insécurité récurrente et inquiétante.
Les bandits armés s’adonnent au viol, vol, extorsion des biens de la paisible population.
Cette situation preoccupe au plus haut point certaines structures de la société civile de la place. Le cas de l’Observatoire congolais pour la défense et la protection de droit de l’homme, son président en charge de l’investigation, DAVID TSHINKOBO MUTOMBO, en appelle à l’implication des autorités tant provinciales que nationales pour mettre fin à ce fléau qui gangrène Sakania.
Il sollicite, en outre, le renforcement de l’effectif de la police pour des patrouilles, surtout la nuit avec la population.
Contacté par CONGOPROFOND.NET, l’une des victimes, NDATI,Chef de poste de la DGRAD locale, confirme avoir vu des hommes armés. « Vers une heure, des hommes armés ont fait incursion chez moi. Il m’ont ligoté, braqué l’arme, pour emporté plusieurs biens de valeurs dont l’argent. Comme si cela ne suffisait pas, ils ont pris mon véhicule qui a été retrouvé le matin au niveau du péage. Nous avons besoin de la sécurité », a dit NDATI.
En réaction, le gouvernement provincial a dépêché en urgence le ministre provincial de l’Intérieur pour des solutions adéquates.
BOBO MALULU a sur place renforcé l’effectif de la police pour des patrouilles nocturnes. Il a invité la population à la collaboration avec les services de sécurités pour le démantèlement de ce réseau des bandits.
JOSEPH Malaba
/CONGOPROFOND.NET
Politique
« Ville morte » du 3 juin : La C64 salue une mobilisation « disciplinée » et annonce une série d’actions avec un accompagnement républicain
S’exprimant la journée « ville morte » observée ce 3 juin 2026, la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel a publié un communiqué d’étape dressant un premier bilan.
1. Satisfaction de la C64
Dans le document signé par Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga, la C64 « salue la forte adhésion des citoyens » à l’opération. Pour la coalition, cette mobilisation à Kinshasa et dans plusieurs villes « témoigne du rejet catégorique par les congolais de toute velléité de changement de constitution ».

La C64 félicite « les congolais pour avoir répondu nombreux à cet appel de manière pacifique, digne, responsable et disciplinée », estimant que « la défense de la constitution dépasse les clivages politiques ».
2. Fayulu : « Un geste civique qui témoigne de la maturité »
Dans une déclaration séparée, Martin Fayulu a renforcé le message : « Nous félicitons nos compatriotes pour avoir répondu avec discipline à notre mot d’ordre de ville morte. Ce geste civique témoigne de la maturité et de la conscience politique de notre peuple. Rendons grâce à Dieu qui a déjoué les manœuvres des ennemis de la République. »
3. Prochaine étape : jeudi 4 juin
La C64 annonce qu’elle rendra publique, ce jeudi 4 juin 2026, « une déclaration faisant le bilan de cette journée et annonçant les prochaines actions qui seront engagées pour la défense de la constitution et de l’État de droit », à l’issue de sa réunion d’évaluation.
Cette journée « ville morte » s’inscrit dans la contestation du projet de révision ou changement de la constitution évoqué par le régime Tshisekedi. L’opposition en fait un « référendum populaire » contre un éventuel 3ᵉ mandat.
Pendant ce temps, une question fatale se pose au sein de l’opinion publique : la population congolaise s’est-elle réellement rangée du côté de l’opposition pour contrer un projet jugé « ambitieux pour des intérêts politiques » ?
Blaise ABITA
