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Boxe: les lauréats du CHAN Gabon 2019 de nouveau gratifiés à Kinshasa

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*CHAN Boxe : la médaille d’or coûte 2500 $, argent 1500 $ et bronze 1000 $ !*

Après leur participation réussie au Championnat d’Afrique des Nations au Gabon, les léopards boxe de la RDC qui ont fait du 100 % à cette messe africaine, avec 14 médailles sur 14 participants, ont regagné Kinshasa mercredi 21 mai 2019, où ils étaient reçus par le président de la . Fédération congolaise de Boxe, Ferdinand Luyoyo et le président du comité olympique congolais, Amos Mbayo Kitenge, à l’espace El Africano, dans la commune de la Gombe.

Chose promise, chose due

Pour les motiver avant leur départ au Gabon, le président du noble art congolais, Ferdinand Luyoyo, a promis les primes aux léopards par rapport à la médaille gagnée: l’Or était évalué à 2500 $, l’argent à 1500 $ et bronze à 1000 $. Dès leur retour, Ferdinand Luyoyo a tenu sa promesse en donnant à chaque athlète ce qu’il méritait.

“La préparation était bonne, c’est pourquoi on a fait du bon boulot. Nous louons ce que fait le Général Luyoyo. On était interné pendant trois mois, si de choses pareilles étaient organisées depuis longtemps, on ramènerait déjà des médailles en or”, a lâché Thérèse Naomi Yumba, médaillée d’argent

14 médailles dédiées au président de la République

Le président de la Fédération congolaise de Boxe, Ferdinand Luyoyo Ilunga, a, dans ses mots, dédié tous ces mérites au chef de l’État Félix Tshisekedi, en sa qualité de premier sportif congolais.

“On a les résultats parce qu’on a mis du sérieux; le plus dur commence, il y a les jeux africains, le championnat du monde et les Jeux olympiques qui nous attend. Il faut que notre partenaire, l’État, nous soutienne pour bien se préparer et ramener encore des médailles”, a-t-il dit.

Et d’ajouter : “Nous dedions ces médailles au président de la République qui est le premier sportif congolais à qui nous disons merci”, a-t-il conclu.

De son côté, Amos Mbayo, président du comité olympique congolais, a loué les prouesses de la fédération congolaise de Boxe et promis son implication pour les échéances à venir.

“Ces médailles m’inspirent, les autorités doivent beaucoup compter sur le sport. Aujourd’hui, le sport est un facteur très important que nous ne devons pas négliger dans une nation. Ce que nous venons de vivre avec la fédération de Boxe, ce n’est pas du fabriqué. Ces médailles, on ne les a pas achetées, ce sont nos athlètes qui ont mouillé les maillots; ça prouve à suffisance que nous devons vraiment soutenir certaines fédérations qui sont en train d’émerger”, indiqué le chef du comité olympique congolais.

Pour rappel, les fauves congolais ont ramené 14 médailles dont 3 en or, 7 en argent et 4 en bronze dans ce Championnat d’Afrique des Nations qui s’est déroulé à Libreville, au Gabon, du 13 au 17 mai 2019, où le Cameroun, la Somalie, l’Algérie, le Maroc ainsi que le pays hôte, le Gabon, ont participé à cette messe africaine.

Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET


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Insalubrité : Kinshasa, une capitale crasseuse…

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Kinshasa. C’était la réponse il y a quelques années à une question posée aux participants du magazine « Question pour un champion » sur la chaine de télévision francophone TV5 au sujet de la capitale la plus crasseuse de la planète. Il y avait certes eu de l’indignation à travers la ville. Mais dans la conscience collective, il s’avérait que cette réponse pouvait tout autant être correcte.

La saleté, c’est l’une de caractéristiques de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. Le chanteur JB Mpiana l’a dit dans une des ses chansons, soulignant que « Poto Moindo » (belle ville subsaharienne) de jadis est devenue une ville folle, sale, avec des mœurs détruites, une grosse poubelle. Ancien gouverneur de la ville province de Kinshasa, André Kimbuta avait bizarrement pris la décision de placer des poubelles publiques sur les grandes avenues, rendant la mégapole malodorante, des ordures ainsi exposées dégageaient une puanteur insupportable dans la ville. « J’ai demandé aux autorités un financement conséquent pour évacuer les immondices et rendre la ville propre, mais en vain », avait-il lâché une fois. L’on se souvient encore d’une autre phrase qui s’était échappée de lui face à une détérioration indescriptible sur une centaine de mètres de la chaussée de l’avenue de l’Université dans la commune de Ngaba, que la population avait nommé « Libulu Manzengele ». Celui qu’on appelle Haut Sommé ou encore Ya André s’était écrié sur un ton un peu humoristique mais sincère et hors caméra : « Mboka oyo ekobonga lisusu te » (cette ville ne s’affranchira pas de son marasme). C’est la représentation de l’Union européenne à Kinshasa qui s’est investi dans l’évacuation des immondices entassés sur les décharges publiques placées au bods de grandes artères de la ville.

Écarté des affaires, André Kimbuta a laissé la place à Gentiny Ngobila Mbaka. Et ce dernier a de go centré son action sur la propreté de la capitale, avec le programme « Kin Bopeto ». Quelques artères principales dans la ville sont réhabilitées ou même reconstruites après des décennies, mais la saleté a tellement la peau dure à Kinshasa, presqu’au grand désespoir des autorités du pays.

Lorsqu’il y a averses sur Kinshasa, après la pluie, ce n’est nullement le beau temps ! La ville est quasi inondée, l’eau des pluies s’évacuent à peine dans des tranchées et caniveaux non curées, des mares d’eau par-ci par-là ; une configuration de chaos général s’observe à Kinshasa après la pluie, sans mentionner des dégâts importants, et même de pertes en vue humaines occasionnées par le mariage entre le courant électrique dont les fils sont mal installés et les eaux de pluie qui trainent. L’on a encore frais en mémoire le drame de Matadi-Kibala dans la partie ouest de la ville où une trentaine des femmes vendant dans le petit marché à la suite du détachement d’un câble électrique de moyenne tension. C’est à croire que l’autorité n’existe pas, la ville semble ne pas être gérée.

Les communes de Lingwala et Kinshasa…

Certaines communes de Kinshasa pourraient même prétendre au meilleur prix de mauvaise gouvernance. Tenez, les communes de Lingwala et Kinshasa sont presque inaccessibles après même une petite pluie d’une trentaine de minutes. Les conduits d’eau construits depuis la colonisation belge et bourrés d’ordures y jetés par la population en déficit de conscientisation sur la gestion des ordures sont littéralement obstrués. C’est le typique cas du ruisseau de la commune de Lingwala, traversant le camp policier Lufungula, bordant les rues Kato et Entente, ainsi que Kato Nord, avant de franchir l’avenue de Libération (ancienne avenue du 24 novembre) et se muer en rivière Gombe. Ce petit cours d’eau est une parfaite illustration de l’inattention des autorités concernées sur le sujet. Ce ruisseau n’a plus été curé depuis deux ou trois ans, étant devenu un dépotoir d’ordures et un canal de vidange de fosses sceptiques des habitations environnantes. L’eau y coule péniblement, une forte végétation a poussé sur la lie du ruisseau déjà rempli de déchets en plastiques. Le bureau communal de Lingwala ne semble pas du tout s’en émouvoir.

Après la pluie dans la commune de Kinshasa, tout est boue ! La saleté est à son comble, il n’est pas surprenant de retrouver la merde -provenant des fosses sceptiques dans des caniveaux du reste pleins d’eaux qui ne coulent pas ! Les autorités urbaines (les bourgmestres), ainsi leur hiérarchie (le gouverneur), devraient être interpellées au siège de la question de l’hygiène dans la capitale de la République démocratique du Congo, plaide un natif de Lingwala ayant requis l’anonymat.

Martin Enyimo/CONGOPROFOND.NET


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