Connect with us

À la Une

Angola: au moins 20 Congolais tués et 15 blessés au village Kalonda à Lunda Norte

Published

on

La coordination du Bureau d’appui technique aux initiatives de développement (BATID/ONG) révèle, dans un entretien avec CONGOPROFOND.NET, avoir reçu plus de 15 cas avec des plaies des balles réelles, en provenance du village Kalonda, Province de Lunda Norte en Angola.

Ces Congolais victimes affirment que les militaires Angolais tirent à balles réelles sur nos compatriotes.

Cette répression rentre dans le cadre de l’exécution de la mesure prise par les autorités angolaises visant à expulser tous les étrangers sur leur sol.

Cristian Mabedi Nkashama, coordonateur du BATID/ong, qui revient de Kamako dans la bande frontalière, note que ces derniers temps, les expulsés de l’Angola sont plus nombreux que les retournés volontaires.

Du 11 au 18 mai 2019, les statistiques livrées par BATID révèlent 537 personnes expulsées et retournées volontaires.

Parmi ces refoulés, 317 hommes, 59 femmes, 22 garçons et 25 filles qui sont arrivés dans les conditions inhumaines à kamako et la situation est similaire à Kandjanji, Kabuakala, Tshisenge bref dans toute la bande frontalière.

Au nombre de prétendus volontaires, on compte 41 hommes, 27 femmes, 26 garçons et 20 filles.

Les femmes ont même abandonné ou laissé les enfants, étant donné que partout où les militaires angolais vous surprennent, dans n’importe quelle situation, « on vous embarque dans les camions appelés Tshitolotolo, direction la prison construite à bord d’une rivière en Angola, sous tortures, mauvais traitement avant d,être expulsé par n’importe quel poste frontalier mains vides. Sur place à Kamako, ils sont sans abris, et présentent des besoins pressant en nourriture et vêtements mais aussi le transport pour rejoindre leur famille.

Selon BATID/ONG nombreux sont ces Congolais sans papiers qui sont allés en Angola par « Tshiobressye » c’est à dire par des voies clandestines.

Mabedi Nkashama Christian, un peu révolté, sur un ton monté, note que cette question d’irrégularités ne donne pasla faveur aux Angolais de maltraiter les Congolais, les principes humanitaires doivent être respectés car la Rdc ne maltraite pas les étrangers irréguliers.

L’ONG/ BATID pense que les deux gouvernements, Angolais et Rdcongolais doivent rapidement d’entendre pour arrêter cette pratique inhumaine. L’occasion pour BATID de lancer un SOS en direction du gouvernement provincial, national et aux humanitaires pour voler au secours de ces expulsés. Déjà, il salue les activités appuyées par UNICEF à Kamako dans le cadre de son volet Wosh.

Laurent Lukengu/CONGOPROFOND.NET

À la Une

DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )

Published

on

Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.

Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?

Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.

Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.

La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?

Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.

Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.

Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.

CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?

Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.

Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.

CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.

Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?

Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.

C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.

Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.

Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.

CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?

Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.

La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.

Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.

CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.

Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.

CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?

Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.

Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?

Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.

C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.

C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.

CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?

Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.

Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.

Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.

C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET

Continue Reading