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BIAC : voici les 2 points du mémo des agents et cadres adressé à F. Tshisekedi

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Les agents et cadres de la Banque Internationale pour l’Afrique au Congo (BIAC) ont marché ce jeudi 19 novembre 2020 à Kinshasa pour solliciter l’implication du Président de la République démocratique du Congo en vue de mettre fin à la crise qui ronge cette société depuis plusieurs années.

Dans leur mémo adressé au chef de l’Etat, ces agents de la BIAC ont d’abord rappelé les différentes causes ayant conduits à la cessation de leur paiement.

« De 2016 à ces jours, cela fait 4 ans, jour pour jour, depuis que la BIAC, 3e banque commerciale du Congo, est en cessation de paiement. Les causes sont multiples notamment la megestion du comité directeur de la BIAC, la forte dégradation du portefeuille crédit, le non remboursement de crédit octroyé aux sociétés apparentées au groupe Erwin Blattner et à l’Etat congolais avec ses démembrements, la défaillance de la supervision par l’autorité de régularisation BCC, le non respect par l’actionnaire majoritaire de son engagement à recapitaliser la Banque », a dit Gauthier Kangudia, agent de la BIAC qui a lu le mémo au nom de tous ses collègues.

Depuis le 30 mai 2016, ont-ils rappelé, la BCC a décidé de mettre la BIAC sous administration provisoire dont la mission se résumait comme suit : stabiliser la gestion, mettre en place un plan de redressement, trouver un repreneur. Après 4 ans de gestion, constatent-ils, le bilan est demeuré calamiteux car la gestion de la Banque n’a jamais été stabilisée, le plan de redressement n’a jamais été exécuté, aucun repreneur n’a été trouvé pour cause la discordance persistante entre la BCC et les actionnaires, la megestion du comité d’administration provisoire mise en place par la BCC caractérisée par l’affairisme accru de ses membres et l’absence de contrôle et le suivi de la gestion du comité d’administration provisoire par la BCC.

Pour ces agents, la bataille juridique engagée entre la BCC et l’actionnaire majoritaire ne profite nullement aux agents qui continuent à croupir dans la misère. Voilà pourquoi, à défaut de sauver cette institution, les salariés sollicitent l’implication personnelle du chef de l’État en tant que père de la Nation et garant du bon fonctionnement des institutions. Ils espèrent une décision de cette autorite prenant en compte les faits ci-après:

• Le payement du décompte final des agents et cadres dans le meilleur délai ;

• l’élaboration d’un plan social pour l’ensemble du personnel en vue de sa réaffectation dans d’autres structures de l’État.

Pour rappel, le Conseil d’État de la RD Congo s’est opposé à la dissolution de la Banque internationale pour l’Afrique au Congo (BIAC) décidée par la Banque centrale du Congo, à son audience de référé-suspension du 3 novembre 2020, sous ROR 171, opposant la société Sofia Sa et consorts à la Banque centrale (BCC).

Ainsi, le Conseil d’État a ordonné la suspension des décisions de mise en dissolution forcée de la BIAC. Il l’avait annoncé dans un communiqué signé le 10 novembre 2020 par le secrétaire général et greffier du Conseil d’État, Jules Mathieu Ekatou Limbele.

MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET

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Aéroport de Bangoka sous attaque : L’AFC/M23 revendique l’opération

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L’aéroport international de Bangoka, à Kisangani, dans la province de la Tshopo, a de nouveau été la cible d’une attaque attribuée à la rébellion de l’AFC/M23, ravivant les inquiétudes autour de l’extension du conflit armé vers des zones éloignées des lignes de front traditionnelles. Selon plusieurs sources concordantes, des drones kamikazes auraient été utilisés pour viser cette infrastructure stratégique à usage civil et militaire.

Dans un communiqué relayé par plusieurs médias, l’AFC/M23 a revendiqué l’opération, affirmant avoir ciblé un centre de commandement de drones des FARDC installé à l’aéroport de Bangoka. Le mouvement rebelle soutient vouloir empêcher l’utilisation de cette plateforme pour des frappes contre les zones sous son contrôle.

Les autorités congolaises, de leur côté, dénoncent une nouvelle escalade sécuritaire mettant en danger les populations civiles et les activités aériennes dans la région. Déjà au début du mois de février puis en mars 2026, plusieurs attaques similaires avaient été signalées contre le même aéroport, sans provoquer officiellement de dégâts majeurs ni de pertes humaines. Les FARDC avaient alors annoncé avoir intercepté plusieurs drones avant qu’ils n’atteignent leurs cibles.

Situé à une vingtaine de kilomètres du centre-ville de Kisangani, l’aéroport international de Bangoka constitue une infrastructure stratégique majeure de la RDC. Il sert aussi bien aux vols civils qu’aux opérations militaires et logistiques.

Cette attaque intervient dans un contexte régional particulièrement tendu, alors que les affrontements persistent dans l’Est de la RDC malgré plusieurs initiatives diplomatiques et des discussions de cessez-le-feu engagées sous médiation internationale.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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