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Beni célèbre la résilience par la littérature : Serge Mulimani présente son roman « Ce que la guerre n’a pas tué »

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Le journaliste-écrivain Serge Mulimani a procédé, ce dimanche 25 janvier 2026, à la présentation officielle de son roman « Ce que la guerre n’a pas tué », lors d’une cérémonie de vernissage organisée dans la ville de Beni, chef-lieu provisoire de la province du Nord-Kivu.

Une œuvre née du vécu d’une région martyrisée

Publié aux éditions Plume Noire, basées au Sénégal, l’ouvrage a été dévoilé devant un parterre de journalistes, d’acteurs culturels et de lecteurs, venus nombreux découvrir un récit profondément inspiré du vécu des populations du Nord-Kivu, une région longtemps marquée par des violences armées et une insécurité persistante.

Beni, symbole de douleur mais aussi de résistance

À travers ce roman, Serge Mulimani met en lumière la résilience exceptionnelle des populations de la ville et du territoire de Beni, confrontées depuis plus de douze années à des massacres à répétition. L’auteur donne une voix à ces femmes, hommes et enfants qui, malgré l’horreur, refusent de céder au silence et à l’oubli.

Écrire pour témoigner, écrire pour éveiller les consciences

Selon l’auteur, « Ce que la guerre n’a pas tué » se veut à la fois un témoignage et un appel à la conscience collective face aux violences persistantes dans l’Est de la République démocratique du Congo.

« La parole et l’écriture sont des armes essentielles contre l’oubli et l’indifférence », a déclaré Serge Mulimani lors de la cérémonie, insistant sur le rôle fondamental de la littérature dans la lutte contre l’invisibilisation des souffrances des populations de Beni.

Gerlance Sengi/CongoProfond.net

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Affaire des « Enfants chilleurs »: “Je suis choqué”, le prévenu Philémon Mambabwa rejette les accusations de Mushobekwa et crée le doute

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La 7ème audience de l’affaire des « Enfants chilleurs » a été marquée, ce jeudi 9 avril, par la prise de parole de Philémon Mambabwa, qui a d’emblée affiché son indignation face aux accusations portées contre lui. Devant la cour, ce haut cadre de l’ANR s’est dit « choqué » par les faits qui lui sont reprochés, notamment la séquestration et les violences présumées sur les enfants Mushobekwa.

Selon lui, ces accusations ne reflètent en rien la réalité de la situation vécue cette nuit-là.

Une version des faits contestée

Revenant sur le déroulement des événements, Philémon Mambabwa affirme avoir simplement demandé que les jeunes garçons soient conduits à la guérite en attendant leurs parents. Il explique avoir été surpris de recevoir, peu après, des appels de certaines autorités l’accusant de séquestration, alors même que la mère des enfants n’était pas encore arrivée sur place.

Dans ce contexte, il indique avoir contacté John Kanyoni Nsana, présenté comme un proche de la famille Mushobekwa, afin de lui exposer sa version. Il rejette catégoriquement toute tentative d’arrangement à l’amiable, qualifiant les affirmations de la partie civile de « fausses ».

La question sensible des violences

L’un des points centraux du débat a porté sur les événements survenus au cours de la nuit. Le prévenu affirme avoir découvert plusieurs jeunes dans sa résidence, y compris dans les espaces privés de ses filles. Face à cette intrusion, il dit avoir demandé à ses policiers de « maîtriser » les concernés.

Un terme qui a suscité de vifs échanges à l’audience. Mambabwa insiste : « Il ne s’agissait pas de recourir à la violence, mais d’empêcher toute fuite, certains jeunes ayant opposé de la résistance ».

Il nie toute responsabilité dans les blessures évoquées, allant jusqu’à suggérer que certains jeunes étaient dans un état d’ivresse avant leur arrivée.

Une gestion “familiale” de la situation ?

Se présentant comme un père de famille confronté à une intrusion nocturne, Philémon Mambabwa soutient n’avoir ni frappé les enfants ni donné l’ordre de le faire. Il affirme que la situation a été gérée avec retenue.

Il ajoute avoir reçu la mère des enfants le lendemain matin dans un climat apaisé, sans incident notable, les échanges s’étant déroulés de manière cordiale dans sa résidence.

Sur fond de ces explications, l’audience a mis en évidence plusieurs divergences entre les versions de la défense et celles de la partie civile.

Pour tenter d’éclaircir ces zones d’ombre, la cour attend désormais des témoignages jugés déterminants. Parmi eux : John Kanyoni Nsana, ainsi que Sakina, amie de la fille Mambabwa, et Claudian, le fils Mushobekwa, tous absents lors de cette dernière audience.

Leurs dépositions pourraient s’avérer décisives dans une affaire qui continue de captiver l’attention judiciaire et publique.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

 

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