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Bemba : « Pour que les gens nous respectent, nous devons être sérieux et avoir des institutions crédibles … »
L’ancien Vice président JP Bemba a tenu un meeting cet après midi du dimanche 23 décembre à la place Sainte Thérèse à N’djili à l’occasion de son retour en RDC. CONGOPROFOND.NET revient sur l’essentiel de son message aux militants de Lamuka venus nombreux l’accueillir.
» Mon combat n’a pas commencé aujourd’hui. Vous le savez. Mon souci pour le peuple est intact. Mon souhait, c’est la paix, la justice. Que les gouvernants servent d’abord la population … « , a déclaré JP Bemba devant les militants de Lamuka.
Poursuivant dans la même logique, il affirme:
» Vous connaissez les résultats des élections de 2006, de 2011 et vous connaissez qui a gagné la présidentielle de 2018 … »
S’agissant de l’invalidation de sa candidature à la CENI, il a déclaré avoir opté pour l’intérêt national. » La Cour et la CENI ont décidé de mettre notre candidature de côté. Nous avons mis l’intérêt commun en avant plan et nous sommes allés à Genève … »
Pour Bemba, la sécurité est la clé de voute du développement du pays:
» Le pays va se développer s’il y a la sécurité. J’ai appris que les violences ont repris en Ituri, nos frères sont en train d’être tués à cause des conflits et la manipulation. Je demande à mes frères Lendu et Hema de ne pas entrer dans ce jeu… »
Le président du MLC se dit préoccupé par la situation d’insécurité à l’Est du pays.
» La situation est également difficile à Beni. Que l’armée soit vigilante. J’ai vécu à Beni et on avait réussi à repousser les ADF jusqu’au sommet du Ruwenzori. Il y a aussi Ebola, il faut la paix pour accélérer la riposte … »
Bemba souhaite une vraie démocratie et la justice pour tous en RDC.
» Je souhaite qu’il y ait la démocratie, la justice dans notre pays. Que les gouvernants privilégient l’intérêt du peuple au détriment de leurs poches. Il faut qu’il y ait respect des droits de l’homme… »
La bonne gouvernance a aussi été mis en exergue dans le discours du chairman du MLC.
» Le Congo nous appartient tous. Il faut que les autorités prônent la bonne gouvernance, elle doivent respecter les deniers publics, c’est à nous tous. Ce n’est pas seulement aux gouvernants pour construire des villas, acheter de belles voitures, etc… »
Le tribalisme n’a pas sa place en RDC estime JP Bemba. » Il n’y a pas de tribalisme dans Lamuka. Mon éducation, je ne regarde pas les origines des gens. Regardez les anciens secrétaires généraux du MLC. Je vois d’abord la valeur des gens ».
Et d’ajouter: » Nous ne voulons la violence. Nous voulons que les marches soient pacifiques. Soyez présents quand on demandera de manifester … »
Et de conclure: » Pour que les gens nous respectent, nous devons être sérieux et avoir des institutions crédibles … »
TMB/ CONGOPROFOND.NET
À la Une
Insécurité et intimidation : Un coordonnateur syndical de la santé pris pour cible à Kinshasa
Une nouvelle alerte vient raviver les inquiétudes autour de la sécurité des leaders syndicaux en République démocratique du Congo. Jean Fidèle Boyoo, coordonnateur national de l’Intersyndicale de la Santé, affirme avoir été victime d’une attaque armée dans la nuit du jeudi 11 au vendredi 12 décembre 2025, à son domicile situé à Mont Ngafula, dans l’ouest de la ville de Kinshasa.
Selon son témoignage, des hommes armés non identifiés ont tenté de l’agresser à son domicile. Le pire aurait été évité grâce à l’intervention rapide des éléments de la Police nationale congolaise affectés à un poste de garde à proximité. « C’est la deuxième fois que cela m’arrive. Je crains pour ma vie et celle de ma famille. J’appelle à l’intervention directe du chef de l’État », a-t-il déclaré dans un message rendu public.
Figure de proue du syndicalisme dans le secteur de la santé, Jean Fidèle Boyoo est engagé depuis octobre 2024 dans la lutte pour le paiement des compléments de primes des agents de santé. Il accuse les ministères du Budget et des Finances de n’avoir toujours pas validé les dossiers nécessaires, compromettant le versement des primes de fin d’année et plongeant des milliers de soignants dans l’incertitude à l’approche des fêtes.
Dans sa déclaration, le syndicaliste dénonce également les blocages liés aux exigences du système FEMI, qu’il considère comme un frein majeur à l’amélioration des conditions sociales des agents de l’État. Il fustige un mécanisme qu’il juge rigide et peu favorable aux travailleurs du secteur public, en particulier aux professionnels de santé.
Jean Fidèle Boyoo affirme avoir alerté l’ensemble des services de sécurité compétents, sans obtenir de réponse concrète à ce jour. Face à la menace persistante, il dit avoir été contraint de quitter son domicile de Mont Ngafula avec sa famille. Il estime que cette insécurité est directement liée à son engagement syndical. « Je suis syndicaliste, je défends les droits dans le cadre d’un État de droit. Pourquoi dois-je être victime pour cela ? », s’interroge-t-il.
Cet incident relance le débat sur la protection des leaders syndicaux en RDC, notamment ceux qui dénoncent ouvertement les dysfonctionnements institutionnels. Jean Fidèle Boyoo en appelle à une réaction rapide du gouvernement et sollicite la protection personnelle du Président de la République, Félix Tshisekedi, afin de garantir sa sécurité et celle de sa famille.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
