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BCC : La politique monétaire se resserre davantage, le taux directeur passe de 8,25% à 9%

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Le Comité de politique monétaire (CPM) a décidé de relever le taux directeur de la Banque Centrale du Congo (BCC) de 8,25 à 9%, lors de sa première réunion ordinaire de 2023 tenue à Kinshasa, annonce la BCC dans un communiqué rendu public le week-end dernier. « Le CPM a notamment décidé de resserrer davantage la politique monétaire en relevant le taux directeur de la BCC de 8,25 à 9% », affirme ce communiqué signé par Mme le gouverneur.

Le CPM a, selon la source, recommandé, sur base des analyses de la persistance des risques internes et externes, la vigilance et le suivi constant des facteurs de la liquidité bancaire, et des développements sur le marché de change.

« Il a également appelé au renforcement de la coordination des actions de politique budgétaire et monétaire », indique ce document qui révèle que le CPM entend mettre en œuvre toutes autres mesures qui seraient nécessaires à la préservation de la stabilité des prix et du cadre macroéconomique d’une manière générale.

Dépréciation de la monnaie nationale

« Au 17 mars, les taux de dépréciation par rapport à décembre 2022, étaient de 1,0% sur le marché interbancaire, et de 7,2% sur le marché parallèle », affirme le communiqué, relevant que le CPM a noté qu’au 17 mars, le taux d’inflation cumulé avait atteint 5,1%, principalement dû à la hausse des prix des produits alimentaires.

« Le marché de change est demeuré globalement stable au cours du premier trimestre 2023 », soutient la même source, en relevant aussi le fait qu’après une accélération à 13,1% en 2022, en 2023 l’inflation se situe autour de 9,7%, en dépit de l’impact négatif de l’inflation importée.

Le CPM a constaté aussi que la position extérieure de l’économie nationale reste positive, soutenue par des prix rémunérateurs des principaux produits d’exportation, contribuant ainsi à l’accumulation des réserves de change qui ont atteint 4,2 milliards de dollars au 17 mars.

Stabilité globale du cadre macroéconomique

Selon le document, le CPM a noté qu’au niveau national, le cadre macroéconomique est globalement stable. Malgré l’impact du choc externe et interne, l’économie reste résiliente avec une croissance prévue à 8% pour 2023 (8,5% en 2022) bénéficiant du dynamisme des industries extractives.

Par ailleurs, la gestion des finances publiques, assure la BCC dans sa notification, est restée appropriée dans le respect du pacte de stabilité qui continue à consacrer l’absence de financement monétaire du déficit budgétaire de l’Etat par la BCC.

Le Comité de politique monétaire (CPM) est l’organe de décision de la BCC en matière de politique monétaire, de gestion des réserves et taux de change, de croissance, d’inflation ses missions, attributions et règles de fonctionnement sont précisées dans les statuts de la Banque et dans son règlement intérieur. Le taux directeur par contre est le taux d’intérêt fixé par la BCC pour les prêts accordés aux banques commerciales. 

ACP/CONGOPROFOND.NET

 

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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