Société
Kisenso : Un trentenaire sauvagement abattu, pillage manqué d’un poste de police !
Un jeune homme d’une trentaine d’années vient d’être abattu par un policier, à cause de son téléphone, le matin de ce mardi 27 février 2024, dans le quartier Libération à Kisenso.
Selon les témoignages recueillis par la rédaction de CONGOPROFOND.NET, sur place au lieu du drame, l’incident s’est produit aux alentours de 4h30′. L’infortuné, un maçon bien identifié dans le milieu, se rendait au travail et chemin faisant, il va rencontrer un groupe de policiers qui l’ont interpellé. Après leurs échanges, ces policiers voulaient lui arracher son téléphone, chose qu’il ne va pas tolérer. Du coup, l’un des policiers lui a tiré une balle, causant donc son décès.
Son corps sans vie est resté au sol jusqu’aux petites heures du matin. Ce n’est que vers 9h que la police, après avoir constaté le fait, l’a levé pour l’acheminer à la morgue de l’hôpital de référence de Kisenso, communément appelé d’Etat et ce, en présence de sa famille.
Signalons que cet événement malheureux s’est produit non loin d’un poste de police. Furieuse, la population venue en masse, voulait s’en prendre à ce poste car, estime-t-elle, le policier auteur de ce drame est de là.
Le malheur ne venant jamais seul et vu le soulèvement de la population, la police présente, pour dissuader la foule, a fait usage d’arme à feu. Deux personnes étaient atteintes de balles, l’une à la poitrine et l’autre à la main.
Selon certaines sources, elles seraient acheminées à l’hôpital de Camp Kokolo et le garçon touché à la poitrine serait aussi décédé.
Le Bourgmestre de la commune de Kisenso, Godé Atswel, est descendu sur lieu pour s’enquérir de la situation et remettre de l’ordre.
Notons que cet incident a laissé perplexes les habitants de ce coin de la capitale, qui font déjà face au banditisme humain, appelé Kuluna.
Il revient aux autorités de mener des enquêtes pour appréhender, juger et sanctionner l’auteur de cet acte ignoble et ses complices. Que juste soit faite.
Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROFOND.NET
Genre
RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026
Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.
À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.
Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.
Exaucé Kaya
