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Bauma Serenge( député) : » Il faut mettre hors d’état de nuire tous ces malfaiteurs à Masisi «
Actuellement, le territoire de Masisi dans son entièreté fait face à une grandissante insécurité inédite. Ceci s’explique par la multiplicité des groupes armés oeuvrant dans cette partie de la province du Nord-Kivu.
Consterné par les nombreux cas d’assassinats devenus répétitifs, le député provincial élu de la circonscription électorale de Masisi, Bauma Serenge Célestin, a présenté ses plus sincères compassions aux victimes.
Celui-ci profite également de l’occasion pour compatir avec l’ONG MSF, récemment victime d’un cas de kidnapping de son agent en date du 23 septembre dernier.
« C’est avec consternation que nous avons appris qu’en date du 23 septembre 2020 aux environs de 15h00 sur le tronçon routier LOASHI-Masisi, non loin du chef-lieu du territoire, qu’une ambulance de la coordination terrain de l’MSF/Belgique à Masisi, à bord laquelle des malades en province de Nyabiondo, est tombée dans une ambuscade des malfrats et son chauffeur kidnappé a été tardivement libéré dans la nuit », fait-il savoir dans une correspondance adressée à l’administrateur du territoire.
Et à lui d’ajouter : »Je présente mes compassions non seulement aux agents humanitaires de la Coordination terrain MSF/Belgique à Masisi, mais aussi à toute la population victime des criminalités et prie toutes les autorités, nous lisant en copie, de nous venir à la rescousse afin de mettre hors d’état de nuire tous ces malfaiteurs », peut-on lire dans cette lettre paraphée par le député Bauma Serenge Célestin dont une copie est parvenue à la rédaction de Congoprofond.net, ce mercredi 07 octobre.
Face à ce défis d’insécurité, l’actuel DG de la DGRNK exhorte MSF/Belgique et tous autres intervenants sur terrain de continuer à privilégier le sens humain et du sacrifice loin de prendre des mesures qui empireront la précarité de la situation vulnérable et de détresse de la population de Masisi.
Rappelons-le, MSF avait suspendu depuis déjà deux semaines certaines de ses activités en territoire de Masisi. Et surtout la circulation de ses ambulances.
Cedrick Sadiki Mbala/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
