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Bas-Uélé : La Fondation « Carole Agito » dans l’arène de la riposte contre l’épidémie de rougeole et l’obscurité
A l’initiative de la Fondation Carole Agito, la ville de Buta est en passe de vaincre la lutte engagée contre l’obscurité et l’épidémie de rougeole dans cette partie de la province du Haut-Uele.
En effet, des sources locales confirment l’atterrissage d’un avion-cargo de Serve Air, le dimanche 20 août dernier à l’aéroport de Zega, avec à son bord un 2è lot important composé des lampadaires pour l’éclairage public de la ville et des médicaments pour la riposte de l’épidémie à rougeole dans la ville de Buta. Ce nouveau don de la Fondation « Carole Agito » de 300 lampadaires viennent de s’ajouter à ce qui a été déjà remis en faveur de la même population.

Chef-lieu de la province du Bas-Uélé, la ville de Buta va bénéficier pour la première fois depuis l’époque coloniale de l’éclairage public, défi relevé par la sénatrice Carole Agito Amela à travers sa fondation.
Plongée dans l’obscurité en nocturne après plusieurs décennies, la ville de Buta, chef-lieu de la province de Bas-Uélé issue du démembrement de l’ex-province orientale, sera totalement éclairée. La sénatrice et questeure de la chambre basse du Parlement, Carole Agito Amela, fille du terroir, a pris la décision de relever le défi de l’éclairage public. Ce sera une première de cette ville depuis l’époque belge.

A en croire les responsables de cette structure, les premiers travaux partiront de la place Bois-Rouge, en face l’avenue Mongengeta, jusqu’à la rive gauche de la rivière Rubi. Ensuite, ils se poursuivront sur les autres artères de la ville de Buta. « Toutes les avenues du chef-lieu du Bas-Uélé seront éclairées », rassure un officiel.
La Fondation Carole Agito, rapporte-t-on, ne compte pas s’arrêter à la seule agglomération de Buta. Candidate à la députation nationale de Buta ville, Carole Agito vise également l’éclairage public pour l’ensemble du territoire de Buta, conformément à l’un des piliers fondamentaux de sa Fondation, axé sur le social. Ainsi, des bourgades comme Kumu, Bagbe, Titule, Liguga, sont dans son viseur dans son option d’éclairage, ainsi que d’autres centres de négoce environnants de Buta tels Makala (site de l’Eglise protestante abritant le temple protestant, les écoles, université et hôpital et un petit marché), Koteli, Melume, Yema, Nzilaplanda (passage à niveau rails-route).
Femme politique et entrepreneuse, Carole Agito est une personnalité influente et très investie dans le développement infrastructurel et social du Bas-Uélé. Elue des élus de ladite province, elle a dignement été présente lors du décès du regretté premier gouverneur du Bas-Uélé, Valentin Senga, en remettant à la famille du défunt des fonds pour son enterrement en Belgique, et cela, conformément aux textes du Sénat, car feu Senga fut aussi sénateur du Bas-Uélé. C’est donc une femme au grand cœur et préoccupée par la situation sociale de la population du Bas-Uélé qui enclenche, à travers sa Fondation, des travaux d’éclairage de la ville de Buta et des environs.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
