Société
Barrick Gold Corporation bat ses propres records avec un bénéfice net de 1, 27 milliard USD, trois fois plus élevé, en 2023
Le géant minier canadien Barrick Gold Corporation (BARRICK), actionnaire-gérant avec 45% des parts dans la co-entreprise de classe mondiale dénommée Kibali Goldmines avec Anglo Gold Ashanti ( 45% des parts) et la para-publique la Société minière de Kilo-Moto (10% des parts restantes), a annoncé, le 12 février dernier, que son bénéfice net pour l’année 2023 est trois fois supérieur à celui enregistré un an plus tôt, notamment grâce à des prix élevés et une forte production.
En effet, la société aurifère, basée à Toronto, a enregistré l’an dernier un bénéfice net de 1,27 milliard de dollars américains (1,18 milliard d’euros), contre 432 millions en 2022. Ces résultats annuels » qui ont dépassé les attentes » s’expliquent notamment par une plus importante production d’or au quatrième trimestre, la plus importante production des quatre dernières années dans la mine Cortez et une hausse de la production de 12% sur un an dans la mine Turquoise Ridge, toutes deux situées au Nevada.
Pour le quatrième trimestre, le bénéfice net de Barrick Gold s’est élevé à 479 millions de dollars, soit 111 millions de plus que celui enregistré au trimestre précédent (368 millions).
« Barrick a l’un des états financiers les plus solides du secteur avec pratiquement aucune dette nette« , s’est félicitée l’entreprise, dans un communiqué dont Géopolis Hebdo s’est procuré récemment une copie.
En date du 31 décembre 2023, la dette de la multinationale s’élevait à 578 millions de dollars américains. Barrick Gold s’attend à produire cette année entre 3,9 et 4,3 millions d’onces d’or. Elle en a produit un total de 4,05 millions l’année dernière.
« Nous avons maintenu nos perspectives de croissance et prévoyons toujours une augmentation de 30% de la production d’or équivalent d’ici la fin de cette décennie« , a déclaré par écrit son PDG, Mark Bristow.
La production de cuivre de la multinationale entre le troisième et le quatrième trimestre est demeurée relativement stable. Sur une base annuelle, Barrick Gold a produit 420 millions de cuivre en 2023, soit légèrement moins qu’en 2022 (440 millions).
Il sied de noter que conformément à son engagement à trouver, développer et exploiter les meilleurs actifs, Barrick se concentre sur des opérations et des projets à forte marge et à longue durée de vie regroupés dans les districts aurifères les plus prometteurs du monde, politique soutenue par une solide activité dans la filière cuprifère. Les actions de Barrick se négocient actuellement à la Bourse de New York sous le symbole GOLD et à la Bourse de Toronto sous le symbole ABX.
Dieudonné Buanali/GEOPOLIS
Société
Protection de l’enfance en RDC : Le CEPEF plaide pour l’harmonisation des pratiques et une action concertée
La protection des enfants demeure une urgence partagée au sein de la communauté, impliquant à la fois les acteurs sociaux et les institutions publiques. En République démocratique du Congo, le contexte reste particulièrement fragile en raison de défis socio-économiques persistants, d’une crise humanitaire prolongée, de conflits armés récurrents, de calamités naturelles et d’épidémies. Cette situation affecte gravement le système de protection de l’enfant, qui peine à offrir de manière durable des services adaptés aux besoins des enfants.
L’ampleur du phénomène des enfants en situation de vulnérabilité — notamment les enfants de la rue et les orphelins — interpelle les autorités congolaises. Celles-ci saluent l’engagement et l’appui de nombreuses organisations locales et internationales œuvrant pour la protection et la prise en charge de ces enfants. Toutefois, cette mobilisation, aussi louable soit-elle, soulève certaines préoccupations liées à l’efficacité et à la cohérence des interventions.
C’est dans ce contexte qu’un groupe de chercheurs universitaires et d’acteurs sociaux a décidé de mettre sur pied une structure dénommée Cercle d’Étude pour la Protection de l’Enfant et de la Famille (CEPEF). Cette initiative vise à analyser les phénomènes sociaux relatifs à la protection de l’enfant, à améliorer la qualité des prestations sociales et à formuler des recommandations en faveur du bien-être de l’enfant et de son environnement immédiat, la famille.
Lors de l’atelier organisé par le CEPEF le jeudi 11 décembre 2025, il a été constaté que de nombreuses structures de protection et de prise en charge des enfants travaillent souvent en ordre dispersé et proposent, pour certaines, des services ne répondant pas toujours aux normes établies.
Plusieurs défis majeurs ont été identifiés, notamment :
– le manque d’harmonisation et la divergence des pratiques de protection de l’enfant entre les organisations nationales et internationales poursuivant pourtant les mêmes objectifs ;
– l’insuffisance d’efficacité et/ou d’efficience des interventions en faveur des enfants ;
– la faible coordination entre les actions et les intervenants ;
– le saupoudrage des activités, entraînant un affaiblissement de l’impact réel des interventions ;
– l’absence d’un paquet minimum de services communs, avec une grande disparité des contenus d’une structure à l’autre.
Face à cette situation, qui limite les efforts des acteurs sociaux, le CEPEF s’est donné pour mission de mettre en place une cellule de formation. Celle-ci aura pour rôle d’organiser des séances d’échange de savoirs, d’analyser les pratiques professionnelles actuelles, de vulgariser les pratiques empiriques porteuses et d’explorer les perspectives d’avenir en matière de protection de l’enfance.
En tant que groupe de réflexion, le CEPEF se positionne comme une voix collective et renforcée pour la défense des questions liées à la protection de l’enfant et de la famille en RDC. Il offre également des opportunités de réseautage, de connexion et d’échange au sein d’un réseau de protection de l’enfant en situation d’urgence, regroupant des ONG internationales, régionales et nationales, des agences des Nations unies, des gouvernements ainsi que d’autres acteurs humanitaires.
Fidèle à sa devise « Réfléchir pour agir ensemble », le CEPEF promeut le renforcement des liens entre ses membres sur le terrain et les organismes régionaux et internationaux chargés de l’élaboration des politiques publiques. Grâce à son réseau de communication, il facilite l’échange d’informations et l’analyse des développements récents liés à la coordination de ses activités avec l’ensemble des acteurs sociaux.
Zagor Mukoko-Sanda
