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Bandundu Ville : Soirée de gala pour immortaliser Tabu Ley
La ville de Bandundu, chef-lieu de la province du Kwilu, terre natale du « seigneur » Tabu Ley, a abrité, le 4 décembre 2020, une soirée de gala à l’occasion du 7e anniversaire du décès de l’icône internationale de la rumba, Pascal Tabu Ley dit seigneur Rochereau. A cette cérémonie, on a noté la présence du ministre provincial de la Culture et Arts du Kwilu, Me Dieudonné Musumari, comme parrainé de l’événement au nom du gouverneur du Kwilu, absent de la ville.
Des jeunes prestataires au 20 et 25 ans ont interprété quelques succès historiques du seigneur Ley, à savoir, Sorozo, Mokolo na kokufa, Africa mokili mobimba, Congo,… Un collectif des rappeurs a exploité divers genres urbains, ainsi qu’un chanteur Rnb, des amateurs de la rumba et afrobeat, réunis dans la collection « Kimvuka Zik », label de musique créé par les concernés après leur participation à la première édition du festival international Kimvuka, tenue du 24 au 27 septembre 2020 dans la même ville (Kimvuka Zik). Soit dit en passant, ce label va bientôt s’enrichir avec l’adhésion d’autres jeunes talents établis de la ville de Kikwit et des cinq territoires de la province du Kwilu.
Desormais déclarées « Patrimoine provincial Immatériel » par le ministre provincial de la Culture et Arts, lors de son mot de circonstance, les œuvres de Tabu Ley feront très bientôt l’objet des assises scientifiques. C’est ce qu’a déclaré l’initiatiateur du projet, Renaud Stephy Mapan, président de l’Asbl Splendeurs du Kwilu.
Les résolutions du colloque aboutiront à dégager l’impact socio économique et artistique que constitue l’exploitation, par les artistes africains, du parcours élogieux de la légende Tabu Ley, auteur compositeur de plus de 3.000 œuvres musicales, premier disque d’or africain de l’histoire et premier artiste africain à se produire dans la mythique salle d’Olympia de Paris le 12 décembre 1970. Ces fabuleux records suffisent pour que le talent et l’art managérial de la légende servent de modèle pour le succès et l’épanouissement de l’art africain.
Festival de Kimvuka…
C’est à cette tâche que s’attèle le comité organisateur du Festival international Kimvuka 2021 qui s’annonce prestigieuse, avec la participation de plusieurs artistes et chercheurs internationaux, musiciens, comédiens, chorégraphes, conteurs, griots, stylistes, designers,… en provenance de plusieurs pays africains et de la France. Des concerts, des spectacles, des expositions-ventes des œuvres artisanales traditionnelles et modernes, des ateliers et des conférences sont prévus. Parmi les artistes attendus à Bandundu-ville en juin 2021 figurent, entre autres, le rappeur Youssoupha, fils du seigneur Rochereau Tabu Ley, Daphné, la coqueluche camerounaise de la chanson, Gaz Mawete de la RDC, Ndashi, révélation du Cameroun, la compagnie Marabout Théâtre de la RDC, Anna Ngang, styliste modéliste camerounaise, Olga O, créatrice de mode gabonaise, Martial Kampang, ébéniste & designer camerounais, les groupe de danses Hip-Hop B-Boy et As of danse de Franceville et de Kinshasa, le conteur médaillé d’or des jeux de la Francophonie Abidjan 2017, le brazzavillois Quevin Moussoki Mitschoum, le ballet et percussion Longo de la RDC.
Le Festival international Kimvuka, qui poursuit notamment les objectifs de développer la culture et les arts dans la province du Kwilu, dans un élan de coopération et d’échanges internationaux, attends mobiliser des fonds pour la construction d’une école supérieure de création d’arts, dotée d’un concervatoire de musique et d’une académie d’arts plastiques.
La province du Kwilu n’est pas seulement la terre natale de Tabu Ley et d’autres innombrables musiciens célèbres, notamment, King Kester Emeneya, Ndombe Opetum, Werrason, Reddy Amisi,… Elle est aussi et surtout un réservoir ancestral d’artisanat, basé sur la tapisserie en fibres biologiques (raphia, rôtin, bois…), des danses de masques Pende, des sculptures Wongo et céramiques Bund, dont les talents des populations ancrés dans les racines ancestrales nécessitent un développement, notamment à travers la formation et l’apprentissage des jeunes aux filières artistiques : design, architecture de l’intérieur et arts visuels. L’apport du numérique ne manquera de s’ajouter aux facteurs supplémentaires pour le développement socioéconomique de la province.
David Mayele/ congoprofond.net
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
