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Bandal : du rififi autour d’un cache-nez, un policier abat son commandant !

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On dirait un signe indien qui poursuit les policiers à Kinshasa qui excellent dans les bavures. Quatre jours après l’incident de l’étudiant de l’Université de Kinshasa tué samedi 24 juillet dernier à bout portant par un policier à Selembao, c’est un autre policier qui tue son commandant ce matin de mercredi 28 juillet à Bandalungwa.

Le drame est survenu au S/CIAT de Kikenge non loin de l’Eglise ACK, précisément à son point chaud qui mène vers Wenze ya Baluba. Selon les témoins, un policier a interpellé un jeune homme qui n’avait pas porté un cache-nez et voulait le mettre au cachot. Son commandant Adjudant-chef Kitoka  s’est opposé à cette arrestation et lui a demandé de prodiguer juste des conseils au jeune homme de porter le masque dans le cadre de lutte contre le coronavirus.

Toujours selon les témoins, le brigadier n’a pas digéré la remarque de son chef et lui a tenu des propos discourtois.

Voulant toujours arrêter le jeune homme, ce dernier a opposé une résistance. C’est à ce moment-là que le policier a chargé son arme et l’a braquée sur le résistant et a tiré. De justesse, ce dernier a fait un mouvement d’esquive et a échappé à la projectile qui est allée atteindre l’adjudant-chef Kitoka au niveau du coup. Celui-ci a succombé quelques minutes et le fugitif maîtrisé par sa victime alors qu’il voulait prendre le large, a été conduit à la commune où le reporter de Scooprdc.net l’a vu au cachot. Pendant ce temps, le corps sans vie de l’adjudant-chef a été acheminé à la morgue de camp Kokolo.

Renseignements pris sur place, le policier meurtrier n’a pas encore deux mois dans la police et il utiliserait le numéro matricule de son feu père. Il n’a suivi aucune formation policière mais curieusement l’un des amis de son feu père a fait de lui policier à qui l’on a doté d’une tenue et même d’une arme.

Ce genre de policiers non formés, il en existe beaucoup au sein la police nationale congolaise, femmes et enfants qui ont remplacé leurs maris et leurs pères. Non seulement qu’ils ne sont pas formés, mais aussi ils ne sont pas mécanisés et par conséquent ils ne sont pas payés. C’est ce qui justifie plusieurs bavures que ces policiers commettent. Voilà qui a poussé le député national Ados Ndombasi d’adresser une question orale avec débat au vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur, Daniel Aselo, pour qu’il explique à la représentation nationale les critères de recrutement des policiers.

SCOOPRDC.NET

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ARSP : Ted Beleshayi prend les commandes, l’heure du renouveau et des réformes ambitieuses a sonné

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Le vent du renouveau souffle sur l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP). Par une série d’ordonnances présidentielles lues ce jeudi à la télévision nationale, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé à un important réajustement stratégique en confiant la direction générale de cette institution clé à Ted Beleshayi. Il sera épaulé par Felly Samuna, nommé Directeur général adjoint.

Cette décision met fin au mandat de Miguel Kashal Katemb et ouvre un nouveau chapitre pour une institution appelée à jouer un rôle déterminant dans la promotion de l’entrepreneuriat national et l’émergence d’une véritable classe moyenne congolaise.

Le couronnement d’un parcours d’excellence

La nomination de Ted Beleshayi est largement perçue comme l’aboutissement d’un parcours marqué par la compétence, la discipline et la fidélité aux idéaux de son engagement politique.

Jeune cadre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et figure influente de la jeunesse du parti, le nouveau Directeur général incarne cette génération de dirigeants sur laquelle le Chef de l’État mise pour concrétiser sa vision de développement de la République démocratique du Congo.

Homme de terrain et de conviction, il s’est illustré par son attachement aux valeurs républicaines, à la justice sociale et à la bonne gouvernance. Son accession à la tête de l’ARSP apparaît comme un signal fort en faveur du renouvellement des élites et de la promotion des compétences nationales.

Un expert de la gouvernance financière à la tête de l’ARSP

Expert-comptable et auditeur chevronné, Ted Beleshayi présente un profil alliant expérience du secteur privé et maîtrise des rouages de l’administration publique.

Ancien cadre du cabinet KPMG entre 2011 et 2020, il a supervisé la certification des comptes de multinationales actives dans les secteurs minier, énergétique et des télécommunications. Il a également travaillé avec d’importants bailleurs internationaux, notamment la Banque mondiale et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), tout en participant à plusieurs missions d’audit stratégique pour l’État congolais.

Fondateur de BelkasGroup SAS et parfaitement anglophone, il s’est spécialisé dans la gouvernance financière, l’audit et la gestion des risques avant d’exercer comme haut fonctionnaire au sein d’un organe supérieur de contrôle rattaché à la Présidence de la République.

Le choix d’un technicien face aux défis de la régulation

Dans un contexte où la régulation économique exige davantage de rigueur et de transparence, le choix du Chef de l’État s’est porté sur un profil résolument technique.

Inspecteur des finances de formation, Ted Beleshayi apporte à l’ARSP une expertise forgée au sein des institutions de contrôle les plus exigeantes du pays. Sa maîtrise des mécanismes d’audit et de gestion des risques constitue un atout majeur pour renforcer la crédibilité de l’institution.

L’opinion publique attend désormais une gouvernance davantage orientée vers les résultats, la transparence et l’orthodoxie financière. L’ARSP dispose ainsi d’un dirigeant capable de rassurer les investisseurs tout en veillant à la protection des intérêts des entreprises congolaises.

Les grands chantiers de la nouvelle équipe

Si l’administration précédente a contribué à populariser la loi sur la sous-traitance, sa mise en œuvre a parfois été critiquée pour certaines lourdeurs administratives, un déficit de lisibilité et des tensions récurrentes avec les opérateurs économiques.

Pour réussir son mandat, la nouvelle équipe dirigeante devra relever plusieurs défis majeurs.

Le premier consistera à rationaliser les mécanismes de contrôle en privilégiant une approche fondée sur des audits systématiques, transparents et impartiaux.

La poursuite de la digitalisation des procédures devra également permettre de simplifier l’obtention des attestations d’enregistrement et de réduire les contraintes administratives qui pèsent sur les PME.

Réconcilier l’ARSP avec le secteur privé

L’une des priorités du nouveau management sera également de restaurer un dialogue constructif avec les acteurs économiques.

Dans cette perspective, un rapprochement avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) pourrait favoriser une application plus harmonieuse du cadre réglementaire de la sous-traitance.

L’objectif sera de privilégier la concertation et la confiance plutôt que les rapports de confrontation.

Par ailleurs, la réussite de la politique de sous-traitance ne devrait plus être mesurée uniquement à travers le volume financier des contrats attribués aux entreprises locales, mais également par le nombre d’emplois créés, la qualité de ces emplois et l’efficacité du transfert des compétences au profit des Congolais.

Enfin, l’opérationnalisation des mécanismes de financement entre les PME, les banques et le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC) demeure un enjeu essentiel pour permettre aux entreprises nationales d’exécuter efficacement les marchés qui leur sont confiés.

Une nouvelle ère pour la sous-traitance en RDC

L’ARSP entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de son histoire. Porté par la dynamique de la jeunesse, fort de son expérience en audit et en gouvernance financière, Ted Beleshayi dispose des atouts nécessaires pour impulser une nouvelle vision de la régulation de la sous-traitance.

Son mandat sera jugé à l’aune de sa capacité à transformer cette institution en un véritable levier de création de richesses, d’emplois et d’opportunités pour les entrepreneurs congolais, faisant ainsi de la sous-traitance un moteur durable de l’émergence économique de la République démocratique du Congo.

A.B.

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