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BAD : Le président Akinwumi Adesina en mission officielle en Gambie
Le président de la Banque Africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina, est actuellement en mission officielle de quelques jours en Gambie.
En même temps président du Conseil d’administration d’Africa 50, le président de la BAD a rencontré, ce mardi 03 octobre 2023, le président Adama Barrow de la Gambie, le ministre des Finances et des affaires économiques gambien, Seedy Keita, le DG et chef du développement de projets d’Africa50, Demba Diallo, pour conclure la signature du pacte d’actionnaires qui va permettre à l’entreprise Transgambia Bridge Compagny d’exploiter et d’entretenir le pont Sénégambie dans le cadre d’un programme de recyclage des actifs.
Bien plus, il y a lieu de signaler que la signature de ce pacte d’actionnaire rentre dans le cadre des différentes activités prévues par le président de la Banque africaine de développement (BAD), dans le cadre de sa mission officielle en Gambie.
En effet, la construction de cet ouvrage est d’une grande importance car elle va non seulement favoriser le développement du commerce et surtout la circulation des biens et marchandises entre les populations du Sénégal et de la Gambie.
En outre, au cours de leurs discussions avec le président Gambien, Adama Barrow, Dr Akinwumi Adesina a indiqué que son institution est heureuse de collaborer avec la Gambie, entre autres, dans le cadre des investissements au niveau de l’agriculture, notamment à travers une auto-suffisance en riz car la Gambie souffre des méfaits de la crise Russo-Ukrainienne.
Bien plus, a-t-il renchéri, la banque a approuvé un nouvel emprunt d’un montant de 21 millions de US par rapport au projet sur l’accès à l’électricité et 1,3 million pour les populations vivant en milieu rural, ainsi qu’un nouveau financement dans l’investissement des jeunes entrepreneurs gambiens et, enfin, dans le financement des femmes en Gambie à travers le programme AFAWA, essentiellement dédié à l’entrepreunariat des femmes.
Toutefois, Dr Akinwumi Adesina a exhorté le président A. Barrow à s’investir davantage dans le développement des infrastructures en Gambie, car elle peut jouer un rôle crucial dans le développement d’une nation.
Notons que pour son hôte, le président Barrow, le développement des infrastructures reste la priorité des priorités.
Melba Muzola/CONGOPROFOND.NET
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
