Provinces
Babila-Babombi plongée dans la peur : La CRDH dénonce la spirale meurtrière qui ensanglante Mambasa
La tension est à son comble dans la chefferie de Babila-Babombi, au cœur du territoire de Mambasa (Ituri). Depuis le début de l’année 2025, cette entité administrative vit au rythme d’une série macabre d’homicides volontaires, avec déjà près d’une quinzaine de morts recensés. Un chiffre qui traduit une dégradation inquiétante du climat sécuritaire et plonge la population dans une psychose collective.
Le dernier drame en date s’est produit dans la nuit du mardi 21 au mercredi 22 octobre 2025, à Makangano, un centre de négoce situé à une dizaine de kilomètres à l’ouest de Biakato-Centre, dans le groupement Babila Teturi. Un homme, identifié sous le nom de Baraka, y a été retrouvé sans vie, assassiné dans des circonstances encore floues. Son meurtre s’ajoute à une longue liste d’actes similaires qui sèment la terreur dans la région.
Face à cette spirale de violences, la Convention pour le Respect des Droits Humains (CRDH/Mambasa) tire la sonnette d’alarme. Son coordonnateur, Ram’s Malikidogo, dénonce avec vigueur la multiplication de ces crimes et met en garde contre une nouvelle forme d’exploitation cynique : « Nous observons qu’à chaque meurtre, des individus malintentionnés profitent de la douleur des familles pour leur soutirer de l’argent sous prétexte d’“arrangements”. Cette situation est intolérable », a déclaré Ram’s Malikidogo.
L’organisation de défense des droits humains exhorte les autorités politico-administratives et sécuritaires à agir sans délai : intensifier les enquêtes, démanteler les réseaux criminels et rétablir la quiétude dans cette partie meurtrie du territoire de Mambasa.
En attendant une réponse concrète de l’État, les habitants de Babila-Babombi continuent de vivre dans la crainte permanente, redoutant qu’à tout moment, la violence ne frappe encore à leur porte.
Vérité Johnson
Actualité
Kayna en alerte : Une mystérieuse épidémie décime chèvres, volailles et espoirs des éleveurs
La zone de santé de Kayna fait face à une épidémie préoccupante qui touche les petits bétails, notamment les chèvres et les poules, ainsi que quelques vaches. Selon les éleveurs locaux, les premiers cas ont été signalés dès le mois de janvier 2026, avant de se propager rapidement dans plusieurs communes et villages de la région.

Des symptômes alarmants et une issue fatale
La maladie se manifeste généralement par des symptômes tels que le rhume, la diarrhée et une faiblesse généralisée des animaux. Après environ une semaine d’observation, la plupart des bêtes succombent malgré les tentatives de prise en charge. Cette évolution rapide inquiète fortement les éleveurs, démunis face à l’ampleur du phénomène.
Des tentatives de traitement sans succès
Malgré les efforts des éleveurs pour administrer des traitements, les résultats restent sans effet. Même les interventions vétérinaires, notamment les campagnes de vaccination, n’ont pas permis d’enrayer la mortalité des animaux, laissant planer le doute sur la nature exacte de cette maladie.
Un coup dur pour les ménages ruraux
Pour de nombreuses familles, l’élevage constitue une source essentielle de revenus et un pilier des projets de vie. Aujourd’hui, cette épidémie met en péril leur stabilité économique. Certains éleveurs, qui comptaient sur leurs bêtes pour financer des événements importants comme les dots ou les cérémonies familiales, se retrouvent dans l’incapacité de concrétiser leurs projets.
Un appel à une intervention urgente
Face à cette situation dramatique, les éleveurs de Kayna lancent un appel pressant aux autorités compétentes et aux services vétérinaires pour une intervention rapide et efficace. Ils espèrent des analyses approfondies et des solutions adaptées afin de stopper cette hécatombe et préserver leurs moyens de subsistance.
Sadrack Bihamba/CONGOPROFOND.NET
