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Avis de recherche contre John Numbi !
Un avis de recherche a été finalement lancé contre le général John Numbi, présumé commanditaire du double assassinat des activistes des droits de l’homme, membres de la Voix de Sans Voix, Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, en juin 2011.
Signé par l’Auditeur général des FARDC, le lieutenant-général Likulia, ce document est daté du 14 avril 2021.
L’ancien Inspecteur Général de la Police Nationale Congolaise, aujourd’hui Inspecteur Général des FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo) fait désormais figure de principal suspect, après l’arrestation des policiers ayant exécuté les deux victimes et leurs aveux publics à travers les médias.
Disparu de sa résidence de Lubumbashi depuis plusieurs semaines et présumé avoir quitté le pays pour le Zimbabwe, John Numbi n’était pas jusque-là, inquiété par la justice militaire. Avec la mise en circulation d’un avis de recherche contre lui, la thèse de sa mise en cause se précise, d’autant que le vice-premier ministre intérimaire sortant de la Justice, le vice-ministre Bernard Taikaishe avait déclaré, après l’arrestation d’un des gardes du corps de John Numbi, que l’hypothèse de la réouverture du procès des assassins de Chebeya et Bazana n’était pas à exclure.
John Numbi a-t-il préféré la fuite en avant en lieu et place de présenter ses moyens de défense devant la justice militaire ?
En tous les cas, l’avis de recherche lancé contre lui est suffisamment éloquent au sujet de son refus de collaborer avec les hommes en toges noires.
Le Phare
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
