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Willy Bakonga : l’aveu avant le procès, tous ses complices tremblent !

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Le ministre sortant de l’Enseignement Primaire et Secondaire, Willy Bakonga, a été arrêté le mardi 20 avril à l’aéroport de Maya-Maya, à Brazzaville, alors qu’il s’apprêtait à prendre un vol d’Air France pour Paris. On laisse entendre qu’il était porteur, au moment de son arrestation, d’une valise contenant deux millions de dollars américains. Naturellement, le gouvernement de Kinshasa devrait saisir son homologue du Congo/Brazzaville pour solliciter son extradition.

Selon plusieurs sources, Willy Bakonga attend toujours son rapatriement à Kinshasa. Les mêmes sources signalent qu’il avait traversé clandestinement le fleuve Congo, sous une fausse identité. La raison de sa fuite est facile à deviner.

Comme d’aucuns le savent, l’homme est impatiemment attendu au Parquet général près la Cour de Cassation, qui lui avait du reste adressé un mandat de comparution pour le vendredi 17 avril 2021.
Mais, à cette date, un de ses avocats s’était présenté à l’office du magistrat instructeur pour solliciter un report pour le mardi 20 avril.

Curieusement, à cette nouvelle date, l’ancien ministre de l’EPST a fait faux bond à la justice. On note, avec le recul du temps, que l’homme ne se trouvait plus à Kinshasa et qu’en réalité, il était dans le schéma de la fuite à l’étranger.

Pourquoi Willy Bakonga, qui ne cessait de clamer son innocence à la ronde, dans les médias et les réseaux sociaux, tout au long du procès des saboteurs de la gratuité de l’éducation de base, au mois de mars dernier à la Cour d’Appel de Kinshasa, a-t-il cherché à se soustraire à la justice ?

L’acte posé par ce membre du gouvernement sortant ne peut être interprété autrement que comme un aveu de culpabilité, avant même l’ouverture de son procès. Cette circonstance aggravante donne raison à ses deux anciens collaborateurs, à savoir l’Inspecteur Général de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST), Michel Djamba, et au Directeur national du Secope (Service de Contrôle et de Paie des Enseignants), Delon Kompay, condamnés à 20 ans de travaux forcés chacun depuis le 25 mars dernier et actuellement en séjour à la Prison Centrale de Makala, qui citaient régulièrement Bakonga comme le principal donneur d’ordre dans les détournements de plus d’un milliard de francs congolais pour le premier et de plus de 65 milliards de dollars américains pour le second.

La tentative malheureuse de sortie de l’intéressé pour l’extérieur, avec dans ses bagages la bagatelle somme de 2 millions de dollars pousse les observateurs à accréditer la thèse de sa totale implication dans la maffia d’alignement des écoles et enseignants fictifs dans le fichier de paie de son ministère, des détournements des frais d’organisation de l’Examen d’Etat et du Test de Fin d’Etudes Primaires ainsi que de fausses factures d’achats d’intrants et d’équipements de bureau.

Les complices de Bakonga tremblent…

Jusque-là, il n’y a que deux hauts fonctionnaires, à savoir l’Inspecteur Général de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel, et le Directeur Général du Secope, qui ont été condamnés dans le dossier des saboteurs de la gratuité de l’éducation de base. D’autres petits fonctionnaires attendent encore, sous divers mandats d’arrêt provisoire, l’ouverture de leurs procès.

S’agissant des complices de Bakonga aussi bien dans son cabinet que dans ceux de ses collègues des Finances et du Budget, ils sont occupés à trembler car l’étau est en train de se resserrer autour d’eux.

La justice devrait mener des investigations poussées pour démanteler les réseaux maffieux qui actionnaient la chaîne de la dépense publique, en amont comme en aval, pour pomper l’argent destiné à la gratuité de l’éducation de base, au préjudice des enfants congolais. Le rouleau compresseur de la justice devrait s’étendre aux gestionnaires des écoles conventionnées catholiques, protestantes, musulmanes et autres kimbanguistes pour savoir s’ils ont réellement les mains propres ou non.

Kimp/Le Phare

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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