Société
Association Africaine des Services d’Emploi Publics : Des recommandations pertinentes adoptées par les pays-membres à Kinshasa
Au nom de Mme la ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale, NDUSI M’KEMBE Claudine, son directeur de cabinet, Jacques PURUSI, a clôturé le mercredi 19 octobre 2022, au Fleuve Congo Hôtel, les travaux de la session ordinaire du comité exécutif de l’association africaine des services d’emploi publics (AASEP). Ces travaux des Kinshasa tenues du 18 au 19 octobre 2022 étaient organisés par le gouvernement congolais, à travers l’Office National de l’Emploi de de la République démocratique du Congo (ONEM), en collaboration avec WAPES (World Association of Public Employment Services).
Deux temps fort, notamment, la lecture du rapport général de la session qui a été fait par Bithoko Modeste et le mot de clôture des travaux du directeur de cabinet de l’ETPS, en présence de Mme la DG de l’ONEM, Angélique KIKUDI Éliane; président de l’ASSEP, Ag NOCK et des directeurs de l’ONEM. L’ objectif de cette session était de permettre à la région Afrique de préparer le prochain conseil d’administration de l’AASEP en élaborant et en adoptant ainsi le rapport des activités à soumettre à la région Afrique pour la période 2022-2023.

Il fallait aussi renouveler les organes de l’AASEP, adopter le rapport de gestion du président de l’AASEP pour la période 2018-2021, adopter le rapport financier de la trésorerie, adopter des projets et renouveler les organes de l’AASEP 2022-2023 pour la région Afrique, etc.
Des recommandations des travaux, il y a lieu de retenir que le rapport a été adopté lors de la plénière, le rapport financier de la trésorerie a aussi été adopté moyennant quelques ajouts, l’adoption de deux projets moyennant des améliorations notamment sur le boulevard africain d’intermédiation et le projet de développement des emplois vert. Toutefois, le projet sur la mise en place d’un centre africain de formation de conseil emploi a été, quant à lui, renvoyé à la reformulation du cahier de charge du consultant à recruter afin d’effectuer une étude-diagnostic de besoin en lieu et place d’une étude de faisabilité.
Le directeur de cabinet a remercié les experts pour leur participation combien précieuse pour ses travaux au niveau de la sous-région. Il a salué ce rapport si exhaustif et détaillé qui s’est appesanti autour de 3 projets : la mise en place du projet de développement des emplois vert et le boulevard africain d’intermédiation dans ce sens que, pour la toute première fois, la RDC vient de réaliser l’une de grandes réformes dans le secteur de l’emploi.
Rappelons que faute de mécanismes de contrôle et d’un nombre assez suffisant d’inspecteurs du travail dans le secteur de l’emploi, il s’en suit des graves abus d’ordre diverses dans notre pays.
Il a fait savoir que la RDC, grâce à l’appui du gouvernement américain, vient d’adopter le projet de réforme du secteur du travail qui permettra de former, d’équiper et de déployer au moins deux mille inspecteurs au niveau de l’ensemble du pays. Ainsi, il s’est réjoui de voir que la RDC est en ordre de paiement en termes de cotisations.
Pour ce qui est du calendrier à venir, des réunions sont en vue, parmi lesquelles, la réunion du cadre de concertation des ministres en charge de l’emploi et du travail de l’espace AASEP au Gabon; l’atelier d’harmonisation des stratégies et des procédures et outils AASEP des mobilisations des ressources au Gabon; la conférence interrégionale sur les opportunités des emplois verts et l’économie vert au Niger; la conférence régionale sur la problématique sécuritaire et son incidence sur le marché du travail pour la région Afrique en Guinée Conakry; sixième conférence des conseillers emplois à Yaoundé au Cameroun; mise en place d’un réseau des communications pour la région Afrique à déterminer dans la partie australe, suivi de la mise en œuvre des projets validés à Kinshasa, etc.
Melba Muzola/CONGOPROFOND.NET
Société
Gemena : 3 mois d’arriérés, les ouvriers d’IMMO SERKAS dénoncent une gestion défaillante
À Gemena, chef-lieu du Sud-Ubangi, le projet d’asphaltage des voiries urbaines porté par IMMO SERKAS est aujourd’hui au cœur d’une vive controverse. Derrière l’ambition affichée, les travailleurs dénoncent une situation sociale critique marquée par plusieurs mois d’impayés.
Depuis près de trois mois, les ouvriers affirment vivre dans une précarité grandissante. « Nous attendons nos salaires sans réponse claire », confient-ils, évoquant des difficultés quotidiennes devenues insoutenables.
Ce jeudi 30 avril, la tension est montée d’un cran. Dès le matin, des travailleurs se sont rassemblés devant le site de l’entreprise au camp Cotonnier, dans la commune de Labo. « Nous réclamons simplement notre dû », ont-ils insisté, dénonçant des promesses répétées mais non tenues.
Face à cette situation, plusieurs voix s’élèvent pour pointer une gestion problématique. « Comment un projet structurant peut-il connaître une telle dérive ? », s’interroge un notable local, évoquant une gouvernance jugée opaque.
Les conséquences se font également sentir sur le terrain. Les travaux d’asphaltage accusent un retard important, avec près de trois ans de décalage sur un calendrier initial de 18 mois, alimentant la frustration des habitants.
Déterminés, les ouvriers posent désormais leurs conditions. « Pas de reprise sans paiement intégral », préviennent-ils, tandis que certains acteurs locaux estiment que « les promesses non tenues fragilisent la crédibilité de l’entreprise et compromettent l’avenir du projet ».
Blaise Abita Etambe
