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Assepkin : Cardinal Ambongo ouvre les travaux de la 3eme édition à Kenge
Les évêques catholiques de l’Assemblée Episcopale Provinciale de Kinshasa, structure qui regroupe les clergés diocésains de provinces de Kinshasa, Kongo-Central, Kwango, Mai-Ndombe, Kwilu se trouvent en assemblée ordinaire statutaire à Kenge, dans la province du Kwango.
Le programme de l’activité établi par le secrétariat exécutif de l’Assepkin indique que les travaux de cette assemblée s’étalent jusqu’à dimanche 21 mai. Durant les 5 jours de travaux, les évêques de la province épiscopale de Kinshasa vont échanger autour de plusieurs thèmes, comme l’indique le calendrier. Ils projettent notamment de discuter de l’installation des tribunaux ecclésiastiques, de visiter les séminaires, de revisiter la récente visite du Pape François en RDC.

Dans son discours d’ouverture, ce mercredi 17 mai, dans la salle des réunions de l’évêché de Kenge, le Cardinal Ambongo a brossé le contexte et de climat dans lequel se réunissent les princes de l’église à Kenge. « Nul n’ignore le contexte et le climat dans lequel se déroule cette session. Il y a notamment l’insécurité et les violences, voire les tueries de ces dernières jours dans le Kwango où nous nous trouvons… », a-t-il rappelé.
« Face à ce drame, notre population vit dans la peur, l’incertitude et l’angoisse », a-t-il fait savoir. Ambongo a signalé que cette situation d’insécurité n’a pas rassuré les évêques de l’Assepkin à arriver à Kenge pour prendre part aux travaux de cette session.

Le Cardinal métropolitain a annoncé que dans le cadre de cette session, les évêques vont analyser et suivre de près l’évolution de cette situation afin de pouvoir porter leur parole de pasteur pour le bien de l’ensemble du peuple de Dieu.
Pour Ambongo en effet, « la présence des évêques à Kenge est un motif de réconfort et même d’encouragement pour le peuple dans sa situation actuelle ». « Savoir que nos pères les évêques sont là, ça les rassure et les sécurise d’une certaine manière », a-t-il insisté.

Mgr Crispin Kimbeni, évêque de Kisantu et Mgr Juro Pindi, évêque de Matadi, prennent part pour la première fois à ces assises en tant qu’évêques.
Ambongo a rendu un hommage spécial à Mgr Jean-Pierre Kwambamba et à tout le peuple de Dieu de son diocèse pour l’accueil réservé aux invités et pour le cadre de réflexion.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
