Actualité
Assemblée nationale : Un collectif de députés plaide pour le rapatriement du corps du Maréchal Mobutu
» Ce que Mobutu a fait pour le pays, jusque-là il n’est pas égalé. D’abord avec la paix à l’Est « . Cette déclaration est du député national Willy Bolio Emina, qui s’est exprimé le samedi 16 juillet 2022, à travers une interview sur la Radio France internationale, en faveur du rapatriement de la dépouille mortelle de l’ancien Président de la République Démocratique du Congo, alors Zaïre. Mobutu Sese Seko est décédé à Rabat, le 07 septembre 1997, peu après son éviction du pouvoir par l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), de Laurent-Désiré Kabila.
Pour le député national Bolio, le Maréchal Mobutu mérite mieux pour avoir réussi à imposer la paix et l’unité nationale au pays.
» La plus longue guerre que Mobutu a connue, c’était la guerre de 80 jours. Et Mobutu était prêt à tout négocier pour obtenir la paix « , dit-il.
Il poursuit en soulignant que : » Depuis sa mort, la paix n’est pas à l’Est. Si aujourd’hui les tentatives de balkanisation ne réussissent pas, c’est parce que Mobutu a réussi à imposer aux Congolais à comprendre qu’ils appartenaient à une seule nation « .
Cependant, il estime que la démarche pour le rapatriement des restes du corps du Maréchal Mobutu doit être institutionnalisée parce qu’il faut commencer quelque part.
Ainsi, annonce-t-il la mise en place d’un collectif de députés dont il est le coordonateur, qui se penchera sur la question.
» Nous avons mis en place un collectif de députés qui va réserver la primeur de nos motivations au président de l’Assemblée Nationale, considéré comme pont pour atteindre le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, qui avait promis en 2019, le rapatriement du corps du Maréchal Mobutu, en collaboration avec sa famille biologique ».
Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROFOND.NET
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Politique
Insécurité grandissante à Beni : L’opposition tacle le régime en place et exige la fin de l’état de siège
Les forces politiques de l’opposition de la ville de Beni, réunies en assemblée extraordinaire, ont exprimé leur inquiétude face à la crise sécuritaire, constitutionnelle et sociale qui frappe la province du Nord-Kivu. Elles pointent du doigt l’avancée des rebelles du M23 et l’impact négatif de cette situation sur la stabilité de la région.
Madame Hélène Kibangu, porte-parole de l’opposition, a déclaré que le régime actuel semble minimiser la menace posée par les ADF (Allied Democratic Forces), qui massacrent, pillent et appauvrissent davantage le Grand Nord-Kivu.
Elle a également dénoncé l’inaction des autorités, laissant entendre une possible complicité du gouvernement face à cette situation dramatique.
Selon l’opposition, le M23, qui avait été repoussé hors du territoire congolais, a été réintroduit par le régime de Félix Tshisekedi, ce qui conduit à la perte de villages et groupements, et constitue désormais une menace réelle pour la ville de Goma et la province du Sud-Kivu, avec notamment la prise stratégique de Minova.
Les partis politiques de l’opposition critiquent également la volonté de Félix Tshisekedi de prolonger son mandat, évoquant des projets de balkanisation du pays déjà amorcés, notamment avec l’organisation d’élections chaotiques en 2023 et son intention de changer la Constitution.
« Nous disons non à la persistance de l’insécurité orchestrée par les terroristes ADF, M23 et MTM », ont-ils insisté.
Tout en dénonçant la gestion actuelle, les membres de l’opposition de Beni ont formulé plusieurs recommandations : le gouvernement doit œuvrer pour la pacification de l’Est de la RDC en fournissant aux forces armées les moyens nécessaires pour combattre l’ennemi.
Ils exigent également la libération sans conditions des prisonniers politiques, parmi lesquels Jean-Paul Ngaghangondi, Alain Siwako, Jean-Marc Kabunda, Mukebayi, Decat Idengo, Fiston Isambiro, et d’autres détenus politiques.
Les forces politiques de l’opposition ont également réclamé la fin de l’état de siège, qu’elles estiment largement inefficace, tout en appelant la population à soutenir les FARDC et les Wazalendo qui se battent contre les agresseurs.
Cette déclaration a été signée par cinq partis politiques : Ensemble pour la République, PPRD, ECIDE, LGD et COFEDEC, regroupés au sein de la plateforme des forces politiques de l’opposition.
Rédaction
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