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Assemblée nationale : Un collectif de députés plaide pour le rapatriement du corps du Maréchal Mobutu
» Ce que Mobutu a fait pour le pays, jusque-là il n’est pas égalé. D’abord avec la paix à l’Est « . Cette déclaration est du député national Willy Bolio Emina, qui s’est exprimé le samedi 16 juillet 2022, à travers une interview sur la Radio France internationale, en faveur du rapatriement de la dépouille mortelle de l’ancien Président de la République Démocratique du Congo, alors Zaïre. Mobutu Sese Seko est décédé à Rabat, le 07 septembre 1997, peu après son éviction du pouvoir par l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), de Laurent-Désiré Kabila.
Pour le député national Bolio, le Maréchal Mobutu mérite mieux pour avoir réussi à imposer la paix et l’unité nationale au pays.
» La plus longue guerre que Mobutu a connue, c’était la guerre de 80 jours. Et Mobutu était prêt à tout négocier pour obtenir la paix « , dit-il.
Il poursuit en soulignant que : » Depuis sa mort, la paix n’est pas à l’Est. Si aujourd’hui les tentatives de balkanisation ne réussissent pas, c’est parce que Mobutu a réussi à imposer aux Congolais à comprendre qu’ils appartenaient à une seule nation « .
Cependant, il estime que la démarche pour le rapatriement des restes du corps du Maréchal Mobutu doit être institutionnalisée parce qu’il faut commencer quelque part.
Ainsi, annonce-t-il la mise en place d’un collectif de députés dont il est le coordonateur, qui se penchera sur la question.
» Nous avons mis en place un collectif de députés qui va réserver la primeur de nos motivations au président de l’Assemblée Nationale, considéré comme pont pour atteindre le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, qui avait promis en 2019, le rapatriement du corps du Maréchal Mobutu, en collaboration avec sa famille biologique ».
Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROFOND.NET
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
