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Assassinat d’une élève à Masisi : le député national Kamundu Didier exige des enquêtes

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Triste est la nouvelle. Une élève de 16 ans a été tuée par balles par un des éléments des FARDC commis à la barrière de Loashi. C’était ce vendredi 30 juillet 2021, en début d’après-midi.

Angoissé par cette mauvaise nouvelle, le député national élu de la circonscription électorale de Masisi, Didier Kamundu Batundi, exige des enquêtes afin de punir l’auteur de ce crime.

 » Nous venons d’apprendre la nouvelle et sommes choqués. En tout cas, que des enquêtes profondes soient menées pour que l’auteur réponde de cet acte macabre. », dit-il dans un entretien accordé à CongoProfond.net.

Cet événement malheureux vient de se dérouler dans le village Loashi, en groupement Biiri, sur la barrière érigée sur place par les militaires qui y sont commis.

Cette information est corroborée également par le président de la société civile du groupement Osso-Banyungu, Fabrice Muphirwa.

Par ailleurs, d’autres sources rapportent que cet élève venait de refuser de payer une somme de 500 FC exigée par lesdits militaires à chaque passant. Sa résistance poussera l’élément de l’armée à tirer sur elle à bout portant. Ce sont les collègues de la défunte qui ont pris le corps jusqu’à Masisi centre, chef-lieu du territoire portant le même nom, exprimant chemin faisant leur colère. Le corps de l’élève tué est à la morgue de l’hôpital général de référence de Masisi.

Jusqu’en ce moment, les nouvelles du  criminel demeurent inconnues.

Notons que cette situation a occasionné, malheureusement, la perturbation des activités socioéconomiques. Quelques manifestants ont été dispersés par les éléments de la police et de l’armée.

Rappelons par ailleurs que la societe civile et le Conseil Territorial de la Jeunesse de Masisi (CTJ) ont depuis plus d’une année décrié l’existence des barrières illegales et d’autres formes des tracasseries militaires et policières dont la population est victime. Mais sans succès.

Cédrick Sadiki Mbala/CONGOPROFOND.NET

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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