Actualité
Assassinat du prophète Lenge Monga Jérémy à Lubumbashi : Le député national Nanou Memba adresse une question orale avec débat au VPM Aselo
L’insécurité prend des allures inquiétantes dans la province du Haut-Katanga, plus précisément à Lubumbashi. Révolté par cette situation, le député national Nanou Memba, élu de Kipushi, a haussé la voix en adressant, depuis le 30 novembre 2022, une question orale avec débat au Vice Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Daniel ASELO, sur l’insécurité grandissante dans cette partie du pays. Il a évoqué le dernier cas en date, celui de l’assassinat odieux et crapuleux du prophète Doxa Lenge Monga Jérémy, par des motards.
Dans sa démarche, Nanou MEMBA déplore le comportement des exploitants moto qui se font remarquer par une attitude indescriptible et répréhensible créant une insécurité générale, devant un silence des autorités malgré les alertes de la population. Face à cette lethargie des autorités, les motards sont devenus intouchables, souligne l’auteur de la question orale. Puis d’ajouter que cette catégorie professionnelle ne cesse de causer des actes criminels. Il a pris pour exemple la mort du prophète Lenge Monga Jérémy doxa par coups et blessures lui administrés par un groupe des motards en date du 28 novembre 2022 au quartier Golf Kabulameshi à Lubumbashi.
Notons que 5 présumés bandits sont aux arrêts et les audiences en flagrance ont été ouvertes depuis ce vendredi 02 décembre 2022. Plusieurs voix s’élèvent pour condamner cet assassinat et exigent que justice soit faite. Une série des manifestations est d’ailleurs prévue pour dire non à cette nouvelle forme de criminalité qui s’installe à Lubumbashi dans le Haut-Katanga.
Joseph Malaba/Congoprofond.Net
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
