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Arrestation de Beni Mukena en Afrique du Sud : La traque internationale aboutit !

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Après plusieurs jours de traque intense, Beni Mukena, présumé impliqué dans l’assassinat de Vally Amisi, a été interpellé en Afrique du Sud. Selon des sources judiciaires, l’arrestation est intervenue grâce à une coordination efficace entre les services internationaux et les autorités locales sud-africaines. Le suspect avait quitté la République démocratique du Congo pour tenter d’échapper à la justice, mais sa fuite aura finalement été de courte durée.

Une coopération judiciaire exemplaire

Cette arrestation est le fruit d’un travail conjoint remarquable entre le parquet de grande instance de Kinshasa/Gombe, les services de sécurité congolais et Interpol. Les autorités congolaises avaient activé les mécanismes de coopération internationale afin de localiser et appréhender le fugitif. L’implication des forces de sécurité sud-africaines a été déterminante dans l’aboutissement de cette opération.

Vers une extradition imminente vers Kinshasa

Désormais sous contrôle des autorités sud-africaines, Beni Mukena devrait être extradé dans les prochains jours vers la RDC. Cette étape cruciale permettra à la justice congolaise de poursuivre la procédure judiciaire engagée contre lui. L’extradition s’inscrit dans le cadre des accords de coopération judiciaire entre États, visant à lutter efficacement contre l’impunité.

La procédure judiciaire déjà balisée

À son arrivée à Kinshasa, le suspect sera pris en charge par la Direction générale de migration (DGM), avant d’être remis au parquet de grande instance de Kinshasa/Gombe. Il sera alors soumis aux étapes classiques de la procédure judiciaire, incluant son audition et, le cas échéant, sa mise en détention préventive en attendant son procès.

Cette affaire, suivie de près par l’opinion publique, pourrait marquer un tournant dans la lutte contre la criminalité et l’impunité en RDC.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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FRIVAO : Bienvenue dans le plus grand cabinet d’illusionnisme financier de la RDC, où les millions s’évaporent et les victimes se multiplient

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L’affaire FRIVAO est en train d’accoucher d’un monstre comptable qui ferait passer la caverne d’Ali Baba pour un modèle de transparence suisse. On savait déjà que Constant Mutamba avait un rapport très ludique à l’argent public, sa condamnation pour 19 millions de dollars en étant la carte de visite. Mais ce n’était visiblement que l’apéritif.

Les audiences de la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe révèlent que le fonds destiné à panser les plaies des victimes ougandaises ressemblait davantage à une tirelire sans fond troué qu’à un mécanisme de réparation. Le plus beau dans cette farce macabre ? Plus de 2 millions de dollars ont été confiés à des sociétés qui, miracle de l’entrepreneuriat congolais, n’ont ni adresse, ni visage, ni existence légale. Des fantômes administratifs grassement payés pour un travail invisible.

On croirait rêver si les larmes des vrais sinistrés de Kisangani n’étaient pas le seul élément concret de ce dossier. Et comme une gabegie ne vient jamais seule, les listes d’indemnisation se sont transformées en casting politique de seconde zone. Pendant que les veuves et les éclopés attendent leur dû sous des bâches trouées, des apparatchiks bien portants et des militants zélés se sont découvert une vocation tardive de “victimes de guerre”.

L’imagination est décidément la chose la mieux partagée au sein du sérail politique : plutôt que de monter au front, on s’inscrit frauduleusement sur les registres de la douleur pour toucher le jackpot de la solidarité nationale. C’est d’une perversité si raffinée qu’elle en devient un chef-d’œuvre d’ingénierie sociale : transformer l’argent de la honte ougandaise en fonds de caisse électoral. Voilà qui mériterait une thèse en “Kleptocratie appliquée”.

Le plus tragique dans ce festival de l’opacité, c’est que le système FRIVAO n’est que le symptôme d’un mal plus profond : l’impunité managériale érigée en méthode de gouvernement. Des millions s’évaporent, des bénéficiaires fictifs se multiplient comme des petits pains, et personne, absolument personne, n’est en mesure de fournir une adresse ou un nom. On nous promet des réformes, des contrôles renforcés, des audits musclés.

Mais comment prendre au sérieux ces incantations quand les prédateurs d’hier continuaient de rôder autour de la mangeoire ? Heureusement, la sérénité de marbre et le travail de réparation méthodique que mène aujourd’hui le Ministre d’État Guillaume Ngefa Atondoko offrent un contraste saisissant. Loin des bruits de bottes et des coups de menton, le Garde des Sceaux actuel démontre que la Justice n’a nul besoin de fureur médiatique pour être redoutable.

Elle avance en silence, mais elle avance. Si cette nouvelle dynamique parvient à percer l’omerta administrative qui protégeait les fossoyeurs du FRIVAO, alors les millions envolés trouveront peut-être enfin un écho judiciaire. À défaut, ce fonds restera à jamais dans les mémoires comme l’endroit où les victimes finançaient, sans le savoir, le train de vie de leurs propres bourreaux administratifs.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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