Ouvertes le jeudi 25 février dernier, ces activités ont pour but d’amener les participants « à connaitre l’importance de la normalisation et de la métrologie pour mieux s’engager en faveur de la pratique correcte dans notre pays ».

Occasion pour Bertin Ntumba, président d’APROMEN ASBL d’expliquer que la normalisation et la métrologie « sont deux outils stratégiques devant permettre notamment de faciliter la connaissance et le transfert des technologies, assurer la gestion efficace des mesures ressources et éviter le gaspillage, assurer la protection des consommateurs et de l’environnement… ».
Constatant un certain dynamisme chez les femmes et les jeunes congolais, Bertin Ntumba a souligné qu’il leur faut « la dimension norme pour qu’ils aillent de l’avant ».
Lors du premier module, l’intervenant a fait comprendre aux participants que « tous les domaines d’activité peuvent être objet de normes ». D’après ISO et la CEI, a rapporté Bertin Ntumba, « la norme est document technique élaboré par l’ensemble d’intervenants à un sujet ». Dans la foulée, les jeunes et les femmes oeuvrant dans différentes structures sélectionnés par l’APROMEN ont appris les principes de base d’élaboration d’une norme, la place des normes parmi les textes qui régissent la société, les indicatifs d’une bonne organisation de la normalisation dans un pays…

Spécifiquement pour la RDC, le président de l’APROMEN a laissé entendre que le Congo-Kinshasa compte seulement 1.036 normes.
« La situation actuelle en RDC caractérisée notamment par la législation actuelle lacunaire au regard des recommandations des instances régionales et internationales compétentes », a déclaré le sensibilisateur.
Il s’est inquiet de constater qu’une proposition de loi sur la normalisation et la métrologie adoptée au Sénat est en souffrance à l’Assemblée nationale depuis 2014.
S’agissant de la métrologie, qui est la science et la pratique de la mesure, les participants à ces journées de sensibilisation se sont également prononcés sur la situation en RDC. Ils ont ainsi appelé les décideurs congolais « à se doter d’un système métrologique national efficace qui devra lui permettre d’acquérir certaines avantages ». Parmi lesquels la facilitation et l’intégration nationale, régionale et internationale, l’assurance de l’équité dans les différentes transactions locales, l’amélioration de la qualité de la formation technique et le transfert des technologies. Mais aussi l’assurance de la qualité dans la production industrielle, la valorisation des produits locaux en vue de leur compétitivité sur le marché local et international.
Les participants retenus pour ces journées d’information et de sensibilisation, ont été ciblés pour être le porte-parole dans leurs structures. Ainsi, des recommandations seront proposées aux décideurs et bailleurs à la fin desdites journées prévue pour le vendredi 26 février.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET


