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AIR CONGO prend de l’altitude : Cap sur l’Afrique du Sud et de nouvelles ambitions internationales
Dans un ciel africain souvent tourmenté par les turbulences du transport aérien, AIR CONGO s’impose peu à peu comme une compagnie qui rassure, innove et avance. Loin des clichés, elle se distingue sur le terrain par sa régularité, la sécurité de ses vols et la qualité de son service. Une renaissance assumée pour ce fleuron national qui entend redonner ses lettres de noblesse à l’aviation congolaise.

Depuis plusieurs mois, AIR CONGO enchaîne les performances sur le réseau domestique et sous-régional. Ponctualité, maintenance rigoureuse, confort à bord et respect du client : la compagnie publique redevient un acteur crédible dans un secteur exigeant. Et l’heure est désormais à l’expansion.
Un grand pas vers le Sud

En marge du rendez-vous des miniers, DRC MINING WEEK, tenu à Lubumbashi, la directrice commerciale de AIR CONGO, Mme Cécile Serao, a fait savoir que sa compagnie s’apprête à ouvrir de nouvelles lignes internationales, dont l’une des plus attendues reliera bientôt Kinshasa à Johannesburg, en Afrique du Sud. Une destination stratégique, prisée tant par les hommes d’affaires que les familles, les diplomates ou les étudiants. » Cette nouvelle liaison, annoncée pour le deuxième semestre 2025, marquera une étape clé dans la stratégie de rayonnement régional de la compagnie », a-t-elle ajouté.
Mais l’Afrique du Sud ne sera qu’un début. L’ambition est claire : connecter Kinshasa aux grandes capitales économiques et politiques du continent, avant d’envisager, à moyen terme, des destinations intercontinentales. D’autres lignes sont également en étude vers l’Afrique de l’Est, l’Afrique du Nord et l’Afrique centrale.
Une vision portée par l’excellence

Derrière cette montée en puissance se dessine une volonté politique forte et une gestion technique rigoureuse. AIR CONGO a su s’entourer de professionnels aguerris, renforcer ses partenariats et moderniser sa flotte. L’accent est mis sur la sécurité, la formation continue du personnel navigant, et l’amélioration constante de l’expérience passager.
En redonnant confiance aux Congolais, AIR CONGO devient plus qu’un transporteur : un symbole d’espoir et de redressement national. Elle incarne une RDC qui se remet en mouvement, qui vole de ses propres ailes, avec fierté.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Sous pression américaine, l’AFC/M23 annonce un retrait conditionnel d’Uvira
Alors que Washington intensifie, depuis le vendredi 12 décembre, sa pression diplomatique sur le Rwanda accusé de soutenir la rébellion de l’AFC/M23, le mouvement armé a publié un communiqué dans la nuit du lundi 15 au mardi 16 décembre annonçant son retrait unilatéral de la ville d’Uvira, deuxième agglomération de la province du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo.
Moins d’une semaine après la prise de cette ville stratégique, l’AFC/M23 affirme répondre à une « demande des États-Unis » en décidant de retirer ses forces. Dans son communiqué, le mouvement présente cette décision comme un « geste de confiance » destiné à soutenir le processus de paix en cours, notamment les discussions de Doha, alors que les combats se sont intensifiés ces dernières semaines dans la région.
Cependant, ce retrait est assorti de plusieurs conditions. Le groupe rebelle exige la « démilitarisation de la ville d’Uvira », la « protection de la population civile » ainsi que le « contrôle effectif du cessez-le-feu à travers le déploiement d’une force neutre ». Autant de préalables que l’AFC/M23 juge indispensables pour éviter une reprise des hostilités et garantir la sécurité sur le terrain.
Cette annonce intervient dans un contexte de pression internationale accrue sur Kigali. Devant le Conseil de sécurité des Nations unies, l’ambassadeur des États-Unis, Mike Waltz, avait déclaré le vendredi 12 décembre que le Rwanda contribuait à entraîner la région « vers davantage d’instabilité et vers la guerre ». Le week-end suivant, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a renforcé ce ton en accusant Kigali de violer l’accord de paix signé récemment à Washington.
Lundi 15 décembre, quelques heures avant la publication du communiqué de l’AFC/M23, l’ambassadrice des États-Unis en RDC, Lucy Tamlyn, a également averti que son pays examinait « tous les outils à sa disposition », y compris des sanctions, afin de s’assurer que les engagements pris par les différentes parties soient respectés.
Dans l’attente de réactions officielles de Kinshasa et des partenaires régionaux, l’annonce de ce retrait conditionnel suscite autant d’espoirs prudents que d’interrogations sur sa mise en œuvre effective et sur l’évolution de la situation sécuritaire au Sud-Kivu.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
