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Aide humanitaire : le Canada annonce sa contribution de 37,6 millions USD à la RDC
La ministre canadienne de Développement international, Karina Goulde, a annoncé la contribution de l’ordre de 37,6 millions de dollars de son pays à la RDC pour l’aider à répondre à toutes les situations humanitaire qui le frappe. C’était lors d’un entretien téléphonique, lundi 25 mai, avec la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Marie Tumba Nzeza.
Elle a précisé qu’à cette aide de 37,6 millions s’ajoute une autre contribution de 500.000 dollars destinés au Fonds humanitaire pour la riposte contre la covid-19 en RDC. Ce qui portera l’aide au développement canadien en général à 135 millions USD actuellement par année.
Au delà de l’aide humanitaire et au développement, les deux ministres ont fait le point sur la nécessité de renforcer la coopération économique.
Notons que cet entretien téléphonique fait suite à la visite en RDC, en janvier dernier, de Mme Karina Goulde en tant ministre de Développement international.
Pour sa part, l’ambassadeur du Canada en RDC, Nicolas Simard, a indiqué que lors de cet entretien la ministre canadienne a fait le point sur l’excellent état des relations entre le Canada et la RDC au plan bilatéral.

Très attentif à la situation sécuritaire, le Canada observe ces derniers jours, en Ituri notamment et ailleurs aussi, une résurgence des violences qui frappent la population congolaise.
Le diplomate canadien précise que son pays est très préoccupé par cette situation et souhaite pouvoir continuer à appuyer le Congo pour la résoudre de manière pacifique.
*Le Canada très actif sur l’égalité des genres*
A une question sur d’autres domaines d’intervention en RDC, l’ ambassadeur du Canada a répondu que son pays est très actif actuellement sur l’égalité des genres, la promotion des droits des femmes au Congo, la lutte contre les violences basées sur les genres. Il a fait noter que malheureusement ce sont les femmes particulièrement qui sont touchées lors des crises et pandémies. » On voit la résurgence des violences domestiques par exemple. Il est important dans ce contexte pour nous de pouvoir accompagner les autorités congolaises pour appuyer aussi les femmes et faire en sorte qu’il y ait une relation d’égalité avec les hommes », a indiqué la diplomate canadienne.
Concernant l’apport du Canada au maintien de la paix en RDC, le diplomate a révélé que son pays est impliqué au niveau de la MONUSCO où il y a des officiers canadiens impliqués au niveau de liaison.
» Nous avons un appuis financier au niveau des forces de maintien de la paix de Nations Unies. Nous suivons bien sûr sur le plan politique et sur le plan diplomatique l’évolution de la situation avec nos partenaires pour essayer de faire que la situation puisse se stabiliser et que les violences s’arrêtent « , a souligné en substance l’ambassadeur du Canada.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
