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Agression Rwandaise : Eliezer Ntambwe appelle à une session extraordinaire du Parlement

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Face à la grave situation sécuritaire qui prévaut dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), le député national Eliezer Ntambwe, membre de l’Union sacrée, a exprimé son indignation et ses propositions pour faire face à cette crise.

Dans sa récente déclaration, il a annoncé avoir demandé à l’Assemblée nationale et au Sénat de convoquer une session extraordinaire, soulignant que « les grandes options politiques, dans des moments comme celui-ci, passent par le Parlement ».

Pour le député Ntambwe, la situation actuelle exige une action politique immédiate. Il insiste sur le fait que l’existence même du pays est en jeu.

« On ne peut pas faire la politique si le pays n’existe plus ! », a-t-il prévenu.

Il appelle ainsi à une prise de décision urgente pour défendre l’intégrité du territoire national.

En plus de cette demande institutionnelle, Eliezer Ntambwe a également proposé une mobilisation citoyenne à grande échelle. Il a suggéré que chaque province envoie au moins 200 personnes à Goma, capitale du Nord-Kivu, pour une grande marche citoyenne visant à dénoncer l’agression dont le pays est victime.

Cette initiative vise à galvaniser la population congolaise autour de la défense de la souveraineté nationale et à exprimer un soutien indéfectible aux forces armées congolaises (FARDC) qui luttent contre les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda.

La situation dans l’Est de la RDC demeure extrêmement tendue, et l’appel du député Eliezer Ntambwe s’inscrit dans un contexte de mobilisation nationale pour faire face aux menaces extérieures et garantir la sécurité des Congolais.

Rédaction

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Kwango–Angola : Un plaidoyer pressant pour la réouverture des frontières afin de sauver l’économie locale

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Dans une correspondance adressée au Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, l’organisation BOMOKO UNITY, par la voix de son président national et notable du Kwango, Iris Basuabu Ilembo, plaide pour la réouverture des frontières entre la République démocratique du Congo et l’Angola sur l’axe de la province du Kwango.

Datée du 19 mai 2026, cette lettre met en lumière les conséquences socioéconomiques de la fermeture prolongée des postes frontaliers pour les populations vivant dans les territoires de Kahemba, Kasongo-Lunda et Popokabaka. Le document a également été transmis pour information au Président de la République, à la Première ministre, à la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, au Directeur général de la DGM ainsi qu’aux autorités provinciales du Kwango. 

Une fermeture aux lourdes conséquences économiques

Dans son plaidoyer, BOMOKO UNITY rappelle que les échanges avec les provinces angolaises voisines constituent depuis longtemps un pilier essentiel de la survie économique des populations frontalières.

Selon la lettre, la fermeture des frontières perturbe gravement les activités commerciales, les mouvements des populations et l’approvisionnement en produits de première nécessité. Cette situation accentuerait la pauvreté, le chômage ainsi que la précarité dans une province pourtant dotée d’importantes potentialités économiques et humaines.

L’organisation estime que la reprise contrôlée des échanges transfrontaliers permettrait non seulement de relancer le commerce local, mais aussi d’améliorer les recettes publiques grâce à l’encadrement formel des activités économiques.

La réouverture des frontières comme levier d’intégration régionale

Le document insiste également sur les liens historiques, culturels et familiaux qui unissent les populations du Kwango à plusieurs provinces angolaises, notamment Uíge, Malanje et Lunda-Norte.

Pour les auteurs de la correspondance, la réouverture des frontières représenterait un véritable facteur d’intégration régionale et de stabilité sociale dans cette partie de la RDC. Ils soulignent qu’une telle mesure contribuerait à réduire les circuits clandestins, à fluidifier les déplacements des populations et à renforcer la coopération économique et sécuritaire entre Kinshasa et Luanda.

BOMOKO UNITY sollicite une mission d’évaluation et un dialogue avec le gouvernement

Au-delà du plaidoyer, BOMOKO UNITY formule plusieurs recommandations aux autorités nationales. L’organisation demande notamment l’examen diligent de la question relative à la réouverture des postes frontaliers, l’organisation d’une mission d’évaluation sécuritaire et administrative ainsi que la mise en place d’un cadre de concertation impliquant les autorités provinciales et les services spécialisés compétents.

Les signataires sollicitent également une audience auprès du Vice-Premier ministre afin d’échanger directement sur les préoccupations des populations frontalières et d’explorer les pistes d’une réouverture progressive et sécurisée des frontières.

Convaincue que le développement des provinces frontalières passe par une meilleure intégration économique sous-régionale, BOMOKO UNITY espère une réponse favorable des autorités congolaises à cette requête jugée vitale pour l’avenir du Kwango.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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