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Agression Rwandaise : Eliezer Ntambwe appelle à une session extraordinaire du Parlement

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Face à la grave situation sécuritaire qui prévaut dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), le député national Eliezer Ntambwe, membre de l’Union sacrée, a exprimé son indignation et ses propositions pour faire face à cette crise.

Dans sa récente déclaration, il a annoncé avoir demandé à l’Assemblée nationale et au Sénat de convoquer une session extraordinaire, soulignant que « les grandes options politiques, dans des moments comme celui-ci, passent par le Parlement ».

Pour le député Ntambwe, la situation actuelle exige une action politique immédiate. Il insiste sur le fait que l’existence même du pays est en jeu.

« On ne peut pas faire la politique si le pays n’existe plus ! », a-t-il prévenu.

Il appelle ainsi à une prise de décision urgente pour défendre l’intégrité du territoire national.

En plus de cette demande institutionnelle, Eliezer Ntambwe a également proposé une mobilisation citoyenne à grande échelle. Il a suggéré que chaque province envoie au moins 200 personnes à Goma, capitale du Nord-Kivu, pour une grande marche citoyenne visant à dénoncer l’agression dont le pays est victime.

Cette initiative vise à galvaniser la population congolaise autour de la défense de la souveraineté nationale et à exprimer un soutien indéfectible aux forces armées congolaises (FARDC) qui luttent contre les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda.

La situation dans l’Est de la RDC demeure extrêmement tendue, et l’appel du député Eliezer Ntambwe s’inscrit dans un contexte de mobilisation nationale pour faire face aux menaces extérieures et garantir la sécurité des Congolais.

Rédaction

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Ebola en RDC : Félix Tshisekedi convoque une réunion de crise face à une nouvelle souche inquiétante

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Face à la résurgence de la maladie à virus Ebola dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a présidé dans la nuit du lundi 18 mai une réunion de crise à sa résidence du Mont Ngaliema. Autour du Chef de l’État étaient réunis la Première ministre Judith Suminwa, plusieurs ministres sectoriels ainsi que le directeur général de l’INRB, le Dr Jean-Jacques Muyembe.

Au cours de cette rencontre d’urgence, le Président de la République a reçu le rapport préliminaire du ministre de la Santé publique, le Dr Roger Kamba, fraîchement revenu de la province de l’Ituri, considérée comme l’épicentre de cette nouvelle flambée épidémique. Selon les autorités sanitaires, six zones de santé sont actuellement touchées : Mongbwalu et Rwampara, principaux foyers de l’épidémie en Ituri, ainsi que Bunia et Nyankunde dans la même province. Au Nord-Kivu, les zones de Butembo-Katwa et de Goma sont également concernées.

Le rapport présenté au Chef de l’État fait état de 513 cas suspects et de 131 décès enregistrés dans les différentes zones affectées. Toutefois, le ministre de la Santé a tenu à préciser que ces décès restent pour l’instant “suspects”, des investigations étant toujours en cours afin de déterminer lesquels sont effectivement liés au virus Ebola. Cette situation suscite une vive inquiétude au sein des autorités sanitaires congolaises, alors que les populations locales redoutent une propagation rapide de la maladie.

Face à l’urgence, le Président Félix Tshisekedi a instruit le gouvernement de prendre immédiatement toutes les mesures nécessaires pour contenir la pandémie et interrompre la chaîne de transmission. Le Chef de l’État a notamment insisté sur le renforcement des dispositifs sanitaires dans les zones touchées, tout en appelant la population au calme et au strict respect des mesures barrières afin d’éviter une aggravation de la situation.

De son côté, le directeur général de l’INRB, le Dr Jean-Jacques Muyembe, a révélé que le séquençage complet du génome viral confirme la présence d’une variante Bundibugyo, génétiquement distincte des précédentes épidémies de 2007 et 2012. Selon l’épidémiologiste, cette souche proviendrait directement d’un réservoir animal et ne dispose actuellement d’aucun vaccin ni traitement spécifique approuvé. Le célèbre virologue congolais a été chargé d’activer sans délai le protocole médical qui avait permis à la RDC de juguler les précédentes flambées d’Ebola.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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