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Afrique-Japon : Christophe Lutundula  appelle à l’implication de Tokyo dans la résolution de grands défis qui minent le continent

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Le vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, Christophe Lutundula, a appelé le Japon à jouer pleinement son rôle dans les grands défis qui minent le continent africain, notamment la paix, la sécurité et la stabilité.

Christophe Lutundula qui intervenait dimanche, par visioconférence à la réunion ministérielle qu s’est tenue les 26 et 27 en prélude à la 8eme Conférence internationale de Tokyo pour le  développement de l’Afrique (TICAD) qui se tiendra les 27 et 28 août en Tunisie, a invité le Japon à doter les armées africaines et des services spécialisés des capacités de protection civile du territoire national par la dotation des équipements modernes efficaces ainsi que des ressources financières.

Christophe Lutundula a également mis l’accent  sur le soutien du Japon à la mise en place effective de la force de l’Union africaine en  attente. Et aussi, la mise en place des mécanismes de mutualisation des efforts contre les groupes armés et les terroristes au sein des États et le long de leurs frontières commune à l’instar de la RDC et de l’Ouganda.

Il a également sollicité le soutien du Japon dans la lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles et couper les sources de financement aux terroristes et groupes armés, avant de relever que l’une des causes fondamentales de la persistance de l’insécurité dans l’Est de la RDC est le pillage des ressources naturelles par des bandes armées et autres criminels transfrontaliers.

Le chef de la diplomatie congolaise a sollicité également l’implication du Japon dans la prise des sactions contre toute personne physique ou morale qui soutient les groupes armés, avant de solliciter l’appui du Japon aux efforts des gouvernements africains et les réformes institutionnelles pour le renforcement de l’État de droit et le pouvoir judiciaire, cas de la RDC.

Il a également sollicité le soutien de son partenaire dans la consolidation et la protection des processus démocratiques en Afrique notamment en veillant au respect des libertés fondamentales et des droits de l’homme, et encourager le respect des règles constitutionnelles en matière de devolution du pouvoir en Afrique.

Pour Christophe Lutundula, les grands défis à relever pour les pays africains, résident dans l’action sur terrain, avant de préciser que les problemes et les priorités de l’Afrique sont connus de tous les partenaires.

Il a précisé que les déclarations qui ont sanctionné les éditions précédentes de la TICAD plus précisément celle de la 7eme conférence tenue à Yokohama, au Japon, en août 2019 les ont identifiés.

Bien auparavant, le chef de la diplomatie congolaise avait souligné que depuis avènement du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo au pouvoir, la RDC a entrepris de rompre son isolement diplomatique, et participe activement à la solution des crimes majeures qui déchirent la communauté internationale.

A cet effet, a-t-il souligné, la RDC s’emploie à intensifier sa coopération bilatérale et multilatérale avec les autres États et attache une importance particulière à la TICAD, plateforme de dialogue et actions communes avec le Japon.

Pour la RDC, selon Christophe Lutundula, l’Empire du soleil levant est un partenaire important au développement de l’Afrique.

Pour lui également, la RDC apprecie les contributions Japonaises, aussi bien dans le cadre des partenariats économiques mutuellement avantageux que dans celui de la solidarité internationale, à la solution des défis existentiels auxquels les africains sont confrontés.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET


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Patrick Muyaya : » Kagamé est le dernier sur la liste mondiale des démocrates ! »

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Accusant le président Félix Tshisekedi de manœuvrer, avec la guerre de l’Est, pour éviter d’organiser les élections en 2023, le président du Rwanda, Paul Kagamé, a été classiquement recadré par le porte-parole du gouvernement de la RDC, Patrick Muyaya, ce jeudi 1er décembre au cours d’un briefing avec la presse à la RTNC. En un mot, indique-t-il, Kagamé n’a pas qualité de s’exprimer sur cette question de souveraineté nationale.

 » Avant que Paul Kagamé se prononce sur les élections en RDC, il devrait avant toute chose répondre sur l’existence de la liberté d’expression et de manifestations dans son pays mais aussi de ses méthodes d’accession au pouvoir et surtout de la pratique mise en place pour s’éterniser au pouvoir », a appuyé le porte-parole du gouvernement.

Au regard de toutes les violations des droits de l’homme dénoncées par son opposition et plusieurs organisations indépendantes, Patrick Muyaya a conclu que Paul Kagamé « n’est pas un modèle en ce qui concerne la démocratie ».

Des déclarations qui transpirent la déception 

 » Les déclarations qu’il fait sont consécutives à sa déception de toujours penser joué un rôle en RDC, parce qu’il se fait non seulement porte-parole du M23, mais aussi il se présente, lui et son gouvernement, comme protecteur des groupes armés de communautés congolaises. Au nom de quel mandat ? Il est possible pour lui de faire la politique dans son pays et de nous laisser la nôtre. Quoiqu’il en soit, ce n’est pas lui qui doit venir nous dire ce que nous devons faire”, a déclaré Patrick Muyaya.

Pour lui, l’objectif derrière toutes ces agitations est de déstabiliser politiquement le Président Félix Tshisekedi. “Son ambition, c’est de déstabiliser politiquement le président Tshisekedi. C’est l’œuvre dans laquelle il est engagé et je pense que certains de ses alliés le lui ont dit. Ce n’est pas parce que vous agitez un mouvement terroriste que vous allez vous faire renaître parce que c’est la violence qui vous a toujours guidé et vous pensez que cela est suffisant pour perturber non seulement la RDC de manière entière pour briser justement l’élan dans lequel nous sommes”.
Ayant décelé le stratagème de Paul Kagame qui cherche à interférer dans les prochaines élections afin de s’assurer qu’en 2023, il aura certains acteurs politiques acquis à sa guise pour continuer le bradage et le pillage de réssources naturelles que dispose la RDC, Patrick Muyaya a énuméré les raisons pour lesquelles le président Kagame devrait s’abstenir d’un quelconque commentaire sur ce qui concerne les élections. « Premièrement, avant de parler des élections, on doit parler de la liberté d’expression. Est-ce que la liberté d’expression existe au Rwanda ? Deuxièmement, on parle de liberté de manifestation. Est-ce que la liberté de manifestation existe au Rwanda ? Non. Troisièmement comment il est arrivé au pouvoir ? Quelle est la méthode qui a été utilisée ? Quatrièmement, je ne vous rappelle rien mais vous vous souvenez du référendum qui s’est tenu, je crois en 2015, ou à 99,1% ou 98,1%, on a dit oui à une forme de présidence à vie parce qu’il s’est assuré de rester au pouvoir jusqu’en 2034 […] Je pense qu’en ce qui concerne la démocratie, mondialement, il est le dernier sur la liste, c’est connu ! », a conclu le ministre Muyaya.
Sandra Kagaba/CONGOPROFOND.NET

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