Connect with us

Actualité

Afrique du Sud : Ramaphosa investi pour un second mandat, F. Tshisekedi présent à la cérémonie officielle à Pretoria

Published

on

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa, réélu pour un second mandat mais sans majorité absolue pour son parti au Parlement, est investi ce mercredi 19 juin lors d’une cérémonie en grande pompe dans la capitale Pretoria.

M. Ramaphosa, 71 ans, a prêté serment à 11h00 locales (09h00 GMT) au siège du gouvernement devant le président de la Cour constitutionnelle, plus haute juridiction du pays, les membres du Parlement ainsi que les rois traditionnels des différentes ethnies du pays. Depuis le début de la matinée, sous un soleil froid d’hiver austral, les invités en costumes traditionnels ou robes de soirée réchauffées d’un manteau ont commencé à arriver au compte-gouttes, accueillis par le spectacle de musiciens et danseurs locaux. Une vingtaine de chefs d’État et de gouvernement sont attendus. Les représentants des partis politiques, des syndicats, de la société civile et les chefs religieux ont également été conviés. Des représentants de l’Union africaine (UA) et des Nations unies ont aussi été invités. Parmi eux, Félix Tshisekedi, président de la RDC, arrivé à Pretoria, ce même mercredi, afin d’assister à cet événement.

Cette cérémonie formelle d’investiture a été marquée par 21 coups de canon et un survol de l’armée de l’air.

Chef d’État et président du Congrès national africain (ANC), parti au pouvoir en Afrique du Sud depuis la fin de l’apartheid, Cyril Ramaphosa est devenu président de la République pour la première fois après la démission de Jacob Zuma en février 2018. Il a été réélu pour cinq ans par l’Assemblée nationale la semaine dernière, après des élections législatives le 29 mai qui se sont soldées par un revers cuisant pour l’ANC.

« Union nationale »

Sanctionné dans les urnes dans un climat de pauvreté croissante, de chômage endémique et d’affaires de corruption, le parti historique a perdu pour la première fois sa majorité absolue au Parlement en tombant sous la barre des 50% des voix. Il ne détient plus que 159 des 400 sièges de députés, lesquels élisent le président.

Cyril Ramaphosa a été réélu mais devra diriger un gouvernement de coalition inédit en trente ans de démocratie et partager le pouvoir avec une partie de l’opposition. Les tractations en vue de la formation du prochain gouvernement sont encore en cours et les spéculations vont bon train sur les portefeuilles qui devront être cédés par l’ANC.

La première formation politique d’opposition, l’Alliance démocratique (DA), parti libéral encore largement perçu comme blanc et détenant 87 sièges à l’Assemblée, a répondu à l’appel de M. Ramaphosa de former un « gouvernement d’union nationale ». Tout comme le parti nationaliste zoulou Inkatha Freedom Party (IFP), qui a décroché 17 postes de députés, et deux autres petits partis. Les radicaux de gauche des Combattants pour la liberté économique (EFF) du turbulent Julius Malema et le parti uMkhonto weSizwe (MK) de l’ex-président devenu inéligible Jacob Zuma se sont de leur côté rapprochés ces derniers jours, promettant chacun d'”écraser” l’alliance gouvernementale « dirigée par des blancs ». Le MK a indiqué dans un communiqué que ses députés élus n’assisteront pas à « la cérémonie d’investiture grotesque de Cyril Ramaphosa », le qualifiant de « marionnette » aux mains de la DA.

Rappelons que plusieurs chefs d’État africains sont également invités à prendre part à cet événement grandiose du peuple sud-africain.

Willy Theway/ CONGOPROFOND.NET


There is no ads to display, Please add some
Spread the love

À la Une

PDL-145 T : “Les infrastructures routières délabrées constituent un véritable goulot d’étranglement à la mise en œuvre de la phase 1” (CFEF)

Published

on

La mise en œuvre du Programme de développement à la base de 145 territoires connaît plusieurs contraintes qu’il faille résoudre pour son effectivité et son aboutissement harmonieux.

Bien que plusieurs réalisations soient dénombrées dans différents territoires, ça ne renvoie pas à occulter les contraintes, notamment logistiques et celles liées à l’absence et la vétusté d’infrastructures routières.

Le coordonnateur de la Cellule d’exécution des financements en faveur des États fragiles (CFEF), qui met en oeuvre ce programme dans 7 provinces, a indiqué que la question des infrastructures en amont revêt un caractère central pour impulser les projets de développement à l’intérieur du pays.

Les infrastructures routières délabrées constituent un véritable goulot d’étranglement à la mise en œuvre de la phase 1 du PDL-145T. Afin d’accélérer la mise en œuvre des autres phases du PDL-145T, il est indiqué de lancer rapidement la réhabilitation et la construction des infrastructures routières“, a fait savoir Alain Lungungu.

Il intervenait au cours d’une conférence-débat organisée par la Dynamique Judith Suminwa Tuluka ce mercredi à Kinshasa. Le coordonnateur de la CFEF a indiqué que le taux d’achèvement dans les provinces sous sa direction est à 52 % sur les 635 ouvrages prévus.

À l’en croire, tous les chantiers sont progressivement approvisionnés en matériaux de construction par voie routière et fluviale, en dépit des contraintes logistiques majeures.

Les observateurs notent qu’il était impérieux de commencer la mise en œuvre du PDL-145T par la deuxième phase, au lieu de la première. Cela pouvait réduire sensiblement, affirment-ils, les difficultés liées à l’acheminement des matériaux de construction dans les chantiers.

Il sied de rappeler que la deuxième phase de ce programme consiste à la réhabilitation de 11.703 kilomètres de voies de desserte agricole.

Willy Theway Kambulu/ CONGOPROFOND.NET


There is no ads to display, Please add some
Spread the love
Continue Reading

Bientôt le magazine CONGO PROFOND dans les kiosques à journaux : Simplicité, Pertinence et Découverte