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Affaire des cartes de crédits visa: un peu de courage, monsieur Alingete, rendez publique la liste des bénéficiaires !

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Depuis que cette affaire de cartes de crédits visa a été ébruitée, avant même qu’elle atterrisse sur la table des autorités judiciaires, l’opinion nationale scandalisée a pris son mal en patience, espérant que le déballage sera fait prochainement. Et comme si la lenteur administrative s’est invitée dans ce dossier, les choses trainent en longueur et sur le plan administratif, des instructions du nouveau ministre des Finances ont été données au gouverneur de la Banque centrale du Congo pour désactiver le recours à ces titres de paiements.

A la vitesse de l’éclair, ce dernier s’est exécuté sans tergiversations, au point d’enterrer ce « dossier sale » de finances publiques à mettre au passif du régime précédent. En dehors de M. Nicolas Kazadi, certaines langues s’interrogent si Déogratias Mutombo n’aurait pas reçu d’autres appels téléphoniques pour mettre cette affaire sous l’éteignoir ?

Toujours alertes, les compatriotes épris de paix et de justice continuent de spéculer sur ce dossier qui, en réalité, est l’arbre qui cache la forêt. Car, derrière le nuage épais qui empêche toute visibilité sur la gestion de nos finances publiques, il y a des questions de fond que ne cesse de se poser le commun des mortels. Entre autres interrogations, on se demande quel est le soubassement juridique de ces avantages octroyés à quelques dignitaires de l’époque ?

Depuis quand ce système a-t-il été instauré dans notre pays ? Qui a fixé la grille de différentes primes de ces cartes de crédits ?

Enfin, il faut briser le mur du silence sur l’identité des apparatchiks bénéficiaires de ces titres de paiement. D’où l’opinion nationale serait curieuse de savoir qui et qui étaient dans les grâces du pouvoir de l’époque ? Et comme si cela ne suffisait pas pour assouvir leur curiosité, les Congolais cherchent à savoir combien chaque « dignitaire privilégié » a-t-il été allaité aux mamelles du régime ?

Si cette affaire a empoisonné le climat politique dans notre pays, au moins elle nous permet de nous édifier sur le régime des privilèges dont bénéficiaient ces « bonzes du pouvoir » qui s’amusaient avec les comptes RME ( Résidents monnaie étrangère) alignés au CGT ( Compte général du trésor). Ce système discriminatoire à plus d’un titre, a créé un réel fossé entre ceux qui travaillaient pour renflouer les caisses de l’Etat et participaient à la bonne marche des services publics, et ceux qui s’abreuvaient du lait du pouvoir.

Il est vrai que dans l’ambiance actuelle des dénonciations en cascade sur la megestion de nos finances publiques, tout le monde suspecte tout le monde. Même si quelques redoutables diables ont investi la plupart des services publics, les saints qui tiennent à leur honneur et crédibilité en veillant au respect des fonds publics, existent encore bel et bien. Car, tous ceux qui nous ont dirigé, tous ne sont pas condamnables.

Puisqu’ils bénéficient tous à cette étape de spéculations en tous genres, de la présomption d’innocence.

Voilà pourquoi les Congolais lancent un appel à l’Inspecteur général des finances, pour la manifestation de la vérité, en criant à haute voix : « Un peu de courage, M. Jules Alingete, rendez publique cette liste des bénéficiaires ! ». Il ne s’agit pas ici de la volonté de lancer la chasse aux sorcières, comme d’aucuns pourraient le penser, mais d’éclairer davantage l’opinion nationale sur ce qui s’est réellement passé dans ce dossier de cartes de crédits. Et aussi d’évacuer tout soupçon sur ceux qui méritent encore beaucoup de la nation, et qui sont dignes de considération et d’égards pour leur passé élogieux. Cette demande de l’opinion si elle est satisfaite, elle pourra tordre le cou aux rumeurs et aux spéculations en tous genres véhiculés par les réseaux sociaux de tous les acabits.

J.R.T./Le Phare

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Réhabilitations à répétition des routes de desserte agricole : L’expert Firmin Kiala met en garde contre les solutions improvisées

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L’amélioration durable des routes de desserte agricole en République démocratique du Congo passe impérativement par des études techniques approfondies, adaptées aux réalités géotechniques du pays et accompagnées d’un renforcement des compétences locales. C’est le message central défendu par Firmin KIALA KI-N’SOKI, consultant international et point focal de l’étude sur la qualité et la durabilité des routes de desserte agricole réhabilitées.

S’exprimant lors de l’atelier de synthèse du rapport provisoire de cette enquête nationale organisé du 6 au 7 mai 2026 au Cercle Elais, l’expert a dressé un état des lieux des infrastructures rurales réhabilitées à travers le pays tout en mettant en garde contre une généralisation précipitée de certaines techniques de stabilisation des routes.

« Il faut y aller progressivement », a insisté Firmin Kiala, estimant que plusieurs procédés techniques nécessitent encore des évaluations adaptées aux contextes locaux avant toute application à grande échelle.

Une étude nationale menée dans les 26 provinces

Selon le consultant, cette vaste enquête de terrain a mobilisé des équipes pendant près d’une année dans différentes régions du pays. L’objectif était d’évaluer les routes réhabilitées, d’identifier les forces et faiblesses des interventions réalisées et de capitaliser les meilleures pratiques observées sur le terrain.

L’étude a couvert un échantillon représentatif des 26 provinces de la RDC, réparties à travers sept grandes zones géotechniques. Une approche qui permet aujourd’hui de disposer d’une lecture plus précise des défis liés à la durabilité des infrastructures rurales.

Pour l’expert, il devient urgent de sortir des méthodes classiques afin d’adopter une approche globale et holistique des routes de desserte agricole. Celle-ci doit intégrer des chaussées adaptées aux besoins d’évacuation des produits agricoles en toutes saisons vers les centres de consommation, tout en tenant compte du trafic potentiel attendu.

Drainage, protection et entretien : les clés de la durabilité

Au-delà des travaux de réhabilitation, Firmin KIALA KI-N’SOKI insiste sur la nécessité d’intégrer des mesures de protection efficaces telles que les barrières de pluie, les dispositifs de lutte antiérosive ainsi qu’un système de drainage performant.

Refusant ce qu’il qualifie de « désinvestissement » consistant à revenir régulièrement sur les mêmes axes quelques années après leur réhabilitation, le consultant estime qu’avec une amélioration adéquate des sols de plateforme et un drainage efficace, une route bien exécutée peut tenir au moins dix ans avant l’apparition des premières dégradations majeures.

Dans cette logique, il recommande également la promotion du système d’entretien par Niveaux de Services (GeNis), considéré comme une alternative efficace pour assurer un suivi permanent des infrastructures rurales.

« La sagesse et l’expérience au service de la Nation »

À travers cette démarche, Firmin KIALA KI-N’SOKI confirme sa volonté de mettre son expertise au service du développement des infrastructures rurales congolaises. Une vision qui privilégie la durabilité, l’anticipation technique et la valorisation des solutions adaptées aux réalités du territoire national.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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