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Affaire « Chebeya » : un arrêté du ministre de la Défense pour juger le général John Numbi

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Face aux interrogations de l’opinion sur le sort du général John Numbi, inspecteur général de la Police nationale indexé commanditaire du double meurtre de l’activiste Floribert Chebeya et de son chauffeur Fidèle Bazana, les avocats des victimes ont proposé leur piste devant conduire à la comparution de cet officier supérieur de l’armée.

Au cours d’un point de presse organisé vendredi 12 février 2021 au CEPAS à Kinshasa/Gombe, ils ont fait savoir que cette fois-ci il y aura un arrêté de commissionnement pour que le général Numbi soit jugé.

Réagissant à la question de savoir au regard du grade élevé du Général John Numbi, est-ce que cette fois-ci il y aura des juges dans la composition pour le juger contrairement aux précédentes audiences où il intervenait juste comme renseignant, Me Peter Ngomo a rassuré l’assistance que cette fois-ci il n’y aura pas d’excuses.

À l’en croire, en effet, pour le cas où le prévenu est plus gradé que les membres de la juridiction sensés le juger, il est conseillé de recourir au commissionnement.  » Cela veut dire que le ministre de la Défense prendra un arrêté pour élever tous les membres de la composition au même grade que le prévenu. Une fois que le procès prend fin, ils reviendront à leurs anciens grades », a-t-il appuyé.

Notons par ailleurs que le collectif des avocats des victimes du double assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana a annoncé le dépôt d’une plainte contre le général Zelwa Katanga dit « Djadjidja ». C’est dans sa concession que le corps tant recherché de Fidèle Bazana serait enterré.

Pour Me Richard Bondo, coordonateur du collectif, avec le dépôt de la plainte contre le général Zelwa Katanga, dit « Djadjidja », cela permettra de voir toute la chaîne des complices de ce double assassinat notamment le Général John Numbi, à l’époque Inspecteur général de la police nationale.

MUAKAMU/CONGOPROFOND.NET

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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