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Affaire « ADG de l’hôpital du Cinquantenaire » : des médecins « témoins oculaires » accusent Dr Ngomb de négligence

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Arrêté et transféré directement à Makala après avoir passée une nuit au cachot du parquet de grande instance de Kinshasa/Gombe, le DG de l’hôpital du Cinquantenaire peut compter sur le soutien des membres de cet hôpital.

Au cours d’une conférence de presse tenue ce vendredi 19 mars 2021, dans une des salles de l’hôpital, le doyen des médecins, Dr Mobile Kampanga; le médecin directeur a.i, Dr Timothé Mawisa ainsi d’autres personnes appellent l’État à dire la loi, et accusent le Dr Ngomb de « négligence » et de faute médicale.

« En date du 04 mars 2021, l’hôpital du Cinquantenaire avait pris rendez-vous pour intervenir en urgence auprès d’un nourrisson de 16 mois. Seulement, alors que l’équipe multidisciplinaire constituée de tous les acteurs suggestibles d’opposer de l’aide au nourrisson s’affairaient sur lui pour le stabiliser, le Dr Huguette Ngomb Matand, pourtant assistante au service des urgences de l’hôpital, s’est illustrée tout ce temps, en toute inconscience et désinvolture à la manipulation de son téléphone. Ce qui n’est pas moins qu’une grande négligence avérée et d’un manque d’éthique professionnelle, le Dr Mbayabo et les autres s’en sont rendus compte, de même que le Directeur général, le Dr Hazeeb Rahman, présent aux urgences, qui s’est indigné du comportement irresponsable de Dr Ngomb, lui a confisqué son téléphone. Il lui a par la suite demandé de quitter les lieux puisque pas du tout intéressée par le salut du nourrisson en danger », a lu le Dr Timothé Mawisa.

Et de poursuivre : « En date du 05 mars 2021 au matin, le Dr Huguette Ngomb est allée suivre le Dr Hazee dans la chambre VIP où il était en visite auprès du nourrisson pour réclamer son téléphone. Une altercation s’en est suivie, faisant grand bruit. »

L’hôpital rappelle également que le Dr Huguette Ngomb n’est pas engagée à l’hôpital du Cinquantenaire, comme l’établissement travaille avec les Cliniques Universitaires, elle a été attachée pour faire son stage de deux mois. Sur ce, après cet acte envers le directeur général, l’hôpital du Cinquantenaire l’a rétrocédé aux cliniques universitaires et soumis son cas au niveau de l’Ordre national des médecins pour étudier son cas.

Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET

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Révision constitutionnelle en RDC : Ferdinand Lokunda et l’ASMECO plaident pour une refondation institutionnelle

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Le débat sur une éventuelle révision ou réforme constitutionnelle en RD Congo continue d’alimenter la scène politique et citoyenne. Parmi les voix qui se font entendre figure celle de Ferdinand Lokunda Dasilva, président de l’Association des Métis au Congo (ASMECO), une structure de la société civile engagée notamment dans la lutte contre la discrimination raciale, la marginalisation et la défense des droits des enfants sans distinction d’origine. 

À travers une série de propositions rendues publiques, Ferdinand Lokunda appelle à une « nouvelle Constitution » qu’il juge plus adaptée aux réalités politiques, sécuritaires et institutionnelles de la RDC. Ses desiderata touchent aussi bien à la nationalité, à l’organisation des institutions qu’au mode de gouvernance du pays.

La double nationalité au cœur des propositions

Parmi les réformes majeures défendues par Ferdinand Lokunda figure la reconnaissance de la double nationalité pour les Congolais. Selon lui, tout citoyen devrait avoir le droit d’acquérir une autre nationalité sans perdre celle de la RDC. Une question qui revient régulièrement dans le débat national, notamment au regard de l’importante diaspora congolaise installée en Europe, en Amérique ou ailleurs en Afrique.

L’activiste estime que cette ouverture pourrait renforcer l’apport économique et intellectuel de la diaspora dans le développement du pays, tout en modernisant le cadre juridique actuel.

Un mandat présidentiel plus long

Autre proposition phare : la modification de la durée du mandat présidentiel. Ferdinand Lokunda suggère soit un mandat de 7 ans renouvelable une seule fois, soit un mandat unique de dix ans non renouvelable. Pour lui, cette réforme permettrait au chef de l’État de disposer du temps nécessaire pour exécuter ses projets de société et garantir une certaine stabilité institutionnelle.

La proposition intervient dans un contexte où la question des institutions et de leur efficacité reste largement débattue au sein de l’opinion congolaise.

Les fonctions de souveraineté et la question identitaire

Le président de l’ASMECO propose également un durcissement des conditions d’éligibilité aux fonctions dites de souveraineté. Selon sa vision, tout Congolais ayant des « affiliations » ou des « cordons ombilicaux » avec un pays voisin ne devrait pas accéder à certaines hautes fonctions de l’État.

Une position qui s’inscrit dans un climat politique marqué depuis plusieurs années par les débats autour de la nationalité, de l’identité et des questions sécuritaires dans la région des Grands Lacs.

Vers un Parlement monocaméral ?

Dans ses propositions, Ferdinand Lokunda défend aussi l’idée d’un Parlement à chambre unique composé de 800 députés, estimant que cette formule serait plus adaptée à l’immensité géographique de la RDC. Il plaide en outre pour des élections présidentielles organisées à deux tours afin de renforcer la légitimité populaire du président élu.

Enfin, il souhaite que les gouverneurs des provinces, les responsables territoriaux ainsi que le Premier ministre soient nommés par le président de la République lorsqu’ils ne sont pas originaires des entités concernées.

Une vision portée par l’ASMECO

À travers l’Association des Métis au Congo (ASMECO), Ferdinand Lokunda développe depuis plusieurs années un discours axé sur la cohésion nationale, la lutte contre les discriminations et la protection des droits des personnes marginalisées. La structure affirme également promouvoir des projets de développement communautaire et l’autofinancement pour soutenir ses actions sociales.

Ces nouvelles propositions constitutionnelles viennent ainsi élargir le champ d’intervention de cette organisation citoyenne qui entend désormais peser dans le débat public sur l’avenir institutionnel de la RDC.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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