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Affaire 82 députés invalidés : La Cour Constitutionnelle annonce l’audience publique ce 5 février 2024
La Cour Constitutionnelle de la République Démocratique du Congo, siégeant en matière de contentieux des résultats provisoires aux élections législatives nationales, publiés par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), annonce son audience publique pour ce lundi 5 février 2024 à 11h30, dans la salle Marcel Lihau.
C’est à travers un communiqué dont copie est parvenue à la rédaction de CONGOPROFOND.NET, le samedi 03 février 2024, que cette annonce est faite.

En effet, Cette haute Cour compétente en matière des élections va décider sur les cas des députés nationaux invalidés par la CENI, après les élections générales du 20 décembre dernier et ce, pour » fraude, détention illégale de DEV, incitation à la haine ».
Soulignons que dans l’extrait de rôle signé par le Greffier en Chef de la Cour Constitutionnelle, François Aundja Isia, nous pouvons compter au total 64 affaires de certains candidats figurant sur la liste des 82 invalidés.
La question qui reste pendante est celle de savoir comment réagirait la Centrale électorale que dirige Denis Kadima en cas de réhabilitation de ces derniers. Les résultats provisoires de 477 députés nationaux qui siègent déjà à Assemblée Nationale, seront-ils modifiés ?
Espérons que les décisions de la plus Haute Cour ne viendront pas changer la donne.
Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET
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Isolé politiquement, Laddy Yangotikala maintient la pression : « Le VPM Jacquemin Shabani doit s’expliquer devant le Parlement ! »
Exclu de son regroupement politique et abandonné par plusieurs de ses soutiens, le député national Laddy Yangotikala refuse de retirer sa motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité. Dans une déclaration publiée ce vendredi 17 avril sur ses plateformes numériques, il a réaffirmé sa détermination à aller jusqu’au bout de sa démarche parlementaire.
À l’origine de cette initiative, déposée le 13 avril à l’Assemblée nationale, l’élu accuse le VPM d’inefficacité face à l’insécurité grandissante à Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays. Malgré les pressions politiques et les désistements enregistrés parmi les signataires, il campe sur sa position.
« Je prends acte de mon exclusion du regroupement. Je remercie le président Jean-Michel Sama Lukonde pour m’avoir permis d’être libre d’exercer le pouvoir de contrôle sur un membre du gouvernement. Je n’ai pas violé la Constitution ni le règlement intérieur. Je n’ai fait que demander au VPM de protéger les électeurs du président Félix Tshisekedi », a-t-il déclaré.
Dans la même veine, Laddy Yangotikala insiste : « Qu’on ne vous trompe pas. Ma motion de défiance n’a pas été retirée. Nous irons jusqu’au bout ». Il dénonce également des tentatives d’entrave à la procédure parlementaire : « Toutes les manœuvres dilatoires qu’ils ont lancées pour protéger le VPM de l’Intérieur et Sécurité, comme le report de la plénière, n’aboutiront pas car le règlement intérieur est clair ».
Cette posture de fermeté intervient dans un contexte politique tendu. L’Union sacrée de la Nation, par la voix de son secrétaire permanent André Mbata, avait désavoué cette motion, évoquant l’absence de quitus préalable. De son côté, l’AFDC-A a exigé de ses deux députés signataires de retirer leurs signatures, tandis que plusieurs parmi les 56 signataires initiaux se sont désistés.
Malgré cet isolement progressif, Laddy Yangotikala se présente comme un élu déterminé à exercer pleinement son rôle de contrôle parlementaire. En résistant aux pressions politiques et aux désaveux, il affirme son refus de céder, martelant un message clair : pour lui, la question sécuritaire mérite un débat public au Parlement, sans compromis ni abandon de sa motion.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
