Economie
Adolphe Muzito, avec un budget record de 20,3 milliards USD pour 2026, pose les bases de l’émergence de la RDC
À soixante-douze heures à peine de la cruciale rentrée parlementaire, le Vice-Premier Ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, a une fois encore fait la démonstration de son expertise et de son leadership en faisant adopter à l’unanimité par le Conseil des ministres un avant-projet de loi de finances 2026 aussi ambitieux que réaliste.
Ce budget, équilibré et chiffré à 20,3 milliards de dollars américains, marque une croissance historique de 14,8% et incarne la traduction financière de la vision modernisatrice du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka. L’intervention magistrale du VPM Muzito devant le gouvernement a transcendé la simple présentation technique d’un document comptable.
Elle a dévoilé une stratégie financière à long terme d’une rare clarté : doubler les recettes courantes de l’État, les faisant passer de 8,5 milliards USD en 2023 à 17 milliards USD en 2028. Cet objectif audacieux n’est pas un vœu pieux ; il s’appuie sur une feuille de route précise et des réformes structurelles courageuses. L’objectif est de doubler les recettes courantes d’ici 2028 a affirmé le VPM Muzito.
C’est avec conviction que le coordonnateur de la politique budgétaire du Gouvernement démontre une maîtrise parfaite des leviers de la croissance. Pour y parvenir, il compte sur une ambitieuse stratégie de mobilisation des ressources, en collaboration avec le FMI, visant une pression fiscale de 12,6%. Cette approche n’est pas punitive mais intelligente : il s’agit d’élargir l’assiette fiscale dans un cadre de confiance et de rationalité, plutôt que d’alourdir la charge des contribuables existants.
Si les chiffres impressionnent, leur allocation séduit encore plus. Le budget 2026 est la preuve tangible que l’inclusion et le social ne sont pas de vains slogans pour Adolphe Muzito. Avec 6,6 milliards USD alloués aux investissements (soit près d’un tiers du budget total), le gouvernement donne la priorité absolue aux infrastructures structurantes qui transformeront le quotidien des Congolais et jetteront les bases d’une économie moderne.
Parallèlement, les 4,4 milliards USD destinés aux rémunérations et l’engagement à améliorer les conditions salariales des agents publics témoignent d’une justice sociale et d’une reconnaissance de la fonction publique. La méthode est tout aussi pragmatique : ces gains seront financés par les économies générées par une modernisation de l’administration elle-même (mise à la retraite, contrôle des effectifs).
Au-delà de la conception, le VPM Muzito a fait preuve d’un sens politique aiguisé. Conscient que l’adoption du budget est un exercice de collaboration, il a d’ores et déjà sollicité l’accompagnement des membres du Gouvernement pour défendre ce projet au Parlement. Son plaidoyer pour une mobilisation générale au sein de la Commission Economique et Financière démontre qu’il est non seulement un brillant technicien mais aussi un fédérateur qui sait que la réussite d’une telle ambition est collective.
Son expérience et sa crédibilité sont les garants de la solidité de ce projet. Il a présenté des indicateurs macroéconomiques robustes et crédibles (croissance à 5,3%, PIB nominal à 92,7 milliards USD) qui rassurent les partenaires techniques et les investisseurs sur la trajectoire saine de l’économie congolaise. L’adoption unanime de cet avant-projet par le Conseil des ministres est un vote de confiance sans équivoque envers l’homme et sa méthode.
Adolphe Muzito ne se contente pas de gérer les finances de l’État ; il les projette dans l’avenir. Avec ce budget de 20,3 milliards USD, il offre à la RDC l’instrument financier dont elle a besoin pour concrétiser ses ambitions de paix (riposte à la guerre), de développement et de justice sociale. En posant les jalons d’une souveraineté financière retrouvée, le VPM Adolphe Muzito s’impose incontestablement comme l’un des architectes majeurs de l’émergence économique de la RD Congo.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Economie
Hausse des prix des carburants en RDC : le gouvernement ajuste les tarifs face à la crise au Moyen-Orient
Le gouvernement congolais a procédé à un ajustement des prix des produits pétroliers sur l’ensemble du territoire national, en réponse aux tensions persistantes au Moyen-Orient et à leurs répercussions sur le marché international.
Dans un communiqué officiel publié par le ministère de l’Économie nationale, les autorités indiquent que cette décision fait suite aux travaux du Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP), tenus les 15 et 16 avril 2026. L’objectif affiché est de s’adapter aux fluctuations mondiales tout en tentant de préserver, autant que possible, le pouvoir d’achat des populations.
Dans les zones d’approvisionnement de l’Ouest, du Nord, du Sud et de l’Est, les nouveaux prix traduisent une tendance générale à la hausse. À la pompe, le litre de gasoil passe de 2.430 FC à 2.635 FC, tandis que celui de l’essence grimpe de 2.440 FC à 2.640 FC.
Cependant, les disparités régionales restent marquées. Dans la zone Sud, les prix atteignent désormais 3.930 FC le litre pour l’essence et 4.435 FC pour le gasoil. Une situation encore plus préoccupante est observée dans la zone Est, où le litre d’essence est fixé à 4.400 FC et celui du gasoil à 5.600 FC.
Dans les zones minières du Sud, les prix sont exprimés en dollars américains, reflétant les réalités économiques locales. Le litre de gasoil y est fixé à 3,12 dollars, contre 2,55 dollars pour l’essence. Cette structuration particulière tient compte des contraintes logistiques et des coûts d’approvisionnement plus élevés dans ces régions enclavées.
Le gouvernement souligne que cette révision tarifaire s’inscrit dans un contexte international tendu, où la volatilité des prix du pétrole impose des ajustements réguliers. La crise au Moyen-Orient, en particulier, continue d’exercer une pression sur les chaînes d’approvisionnement et les coûts des produits raffinés.
Dans cette dynamique, les autorités annoncent également la mise en place d’un mécanisme de paiement d’avances aux sociétés commerciales (SOCOM), afin de garantir la continuité de l’approvisionnement sur le territoire national.
Si cette mesure se veut une réponse technique aux réalités du marché mondial, elle risque néanmoins d’avoir des répercussions directes sur le quotidien des Congolais. Le coût du transport, des denrées alimentaires et des services pourrait connaître une nouvelle hausse, alimentant les inquiétudes sociales dans un contexte déjà marqué par une forte pression sur le pouvoir d’achat.
Face à ces défis, le gouvernement se retrouve une fois de plus devant un équilibre délicat : ajuster les prix pour éviter les pénuries, tout en limitant l’impact sur une population déjà vulnérable.
Cette décision, bien que techniquement justifiée, relance le débat sur la dépendance énergétique de la RDC et la nécessité d’investir davantage dans des solutions locales et durables pour réduire l’exposition aux chocs extérieurs.
Régis NGUDIE
