Santé
Abidjan : La RDC a pris part au 2ème dialogue régional sur l’avortement sécurisé en Afrique Francophone
Le centre ODAS (Organisation pour le Dialogue pour l’Avortement Sécurisé) a organisé, du lundi 24 à mercredi 26 octobre 2022, le deuxième dialogue régional sur l’avortement sécurisé en Afrique Francophone à Abidjan, capitale de la Côte d’Ivoire. Cela en faveur des femmes de ladite région africaine.
Ces assises réunissant les acteurs des droits des femmes, des droits sexuels et reproductifs venus d’Afrique, d’Amérique et d’Asie, pendant 3 jours, a permis aux participants de partager leurs connaissances et expertises de terrain

Ces activistes des droits sexuels et reproductifs ont également échanger sur les progrès, défis et meilleures pratiques pour protéger et faire avancer l’accès à l’avortement sécurisé, tout en cherchant à renforcer les partenariats et identifier les nouveaux domaines de collaboration entre les parties prenantes.
Signalons que ce deuxième dialogue régional qui a également abordée la question de l’impact de la Covid19 et l’accès aux soins, intervient 3 ans après le premier dialogue tenu en 2019.
Il sied de mentionner que près d’une vingtaine de délégations présentes à ces assises vont également discuter sur l’utilisation des données et des leçons apprises dans le but d’éclairer les stratégies et programmes permettant d’identifier les priorités et les points d’entrées stratégiques pour l’Afrique Francophone, la région concernée.
À ce forum, la RDC a pris également part, et elle est représentée par la Directrice du Programme National de la Santé de la Reproduction “PNSR”, la Députée Nationale Christelle Vuanga et les représentants des organisations de la société civile ainsi que la Coordinatrice du Réseau des Journalistes pour la Santé Sexuelle et Reproductive ( RJSSR), Bibiche Mbete.
Notons que l’organisation internationale des droits sexuels IPAS a pris également part à cette importante activité dont la clôture est intervenu le mercredi 26 octobre.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Insécurité et intimidation : Un coordonnateur syndical de la santé pris pour cible à Kinshasa
Une nouvelle alerte vient raviver les inquiétudes autour de la sécurité des leaders syndicaux en République démocratique du Congo. Jean Fidèle Boyoo, coordonnateur national de l’Intersyndicale de la Santé, affirme avoir été victime d’une attaque armée dans la nuit du jeudi 11 au vendredi 12 décembre 2025, à son domicile situé à Mont Ngafula, dans l’ouest de la ville de Kinshasa.
Selon son témoignage, des hommes armés non identifiés ont tenté de l’agresser à son domicile. Le pire aurait été évité grâce à l’intervention rapide des éléments de la Police nationale congolaise affectés à un poste de garde à proximité. « C’est la deuxième fois que cela m’arrive. Je crains pour ma vie et celle de ma famille. J’appelle à l’intervention directe du chef de l’État », a-t-il déclaré dans un message rendu public.
Figure de proue du syndicalisme dans le secteur de la santé, Jean Fidèle Boyoo est engagé depuis octobre 2024 dans la lutte pour le paiement des compléments de primes des agents de santé. Il accuse les ministères du Budget et des Finances de n’avoir toujours pas validé les dossiers nécessaires, compromettant le versement des primes de fin d’année et plongeant des milliers de soignants dans l’incertitude à l’approche des fêtes.
Dans sa déclaration, le syndicaliste dénonce également les blocages liés aux exigences du système FEMI, qu’il considère comme un frein majeur à l’amélioration des conditions sociales des agents de l’État. Il fustige un mécanisme qu’il juge rigide et peu favorable aux travailleurs du secteur public, en particulier aux professionnels de santé.
Jean Fidèle Boyoo affirme avoir alerté l’ensemble des services de sécurité compétents, sans obtenir de réponse concrète à ce jour. Face à la menace persistante, il dit avoir été contraint de quitter son domicile de Mont Ngafula avec sa famille. Il estime que cette insécurité est directement liée à son engagement syndical. « Je suis syndicaliste, je défends les droits dans le cadre d’un État de droit. Pourquoi dois-je être victime pour cela ? », s’interroge-t-il.
Cet incident relance le débat sur la protection des leaders syndicaux en RDC, notamment ceux qui dénoncent ouvertement les dysfonctionnements institutionnels. Jean Fidèle Boyoo en appelle à une réaction rapide du gouvernement et sollicite la protection personnelle du Président de la République, Félix Tshisekedi, afin de garantir sa sécurité et celle de sa famille.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
