Sécurité
Haut Katanga : Une attaque généralisée des bandits déjouée, la police en alerte maximale à Lubumbashi, Likasi et Kasumbalesa
La province du haut Katanga fait face à une forte recrudescence de l’insécurité dans ses grandes agglomérations à l’instar de Lubumbashi, Likasi, Kasumbalesa pendant cette période des festivités de fin d’année et de nouvel an.
Les bandits par moment armés, visitent chaque nuit de 00 jusqu’à 03H certains ménages en dépouillant sans pitié les citoyens.
Pour pallier situation, la police nationale congolaise province du haut Katanga par le biais de son l’inspecteur principal, le Général Dieudonné ODIMBA, a annoncé, lundi 16 décembre 2024, au cours d’une parade le lancement de l’alerte maximale pendant un mois, du 15 Décembre au 15 Janvier dans les villes de Lubumbashi, Likasi et kasumbalesa.
L’ordre donné aux éléments de la police est celui de sécuriser la population et ses biens chaque nuit.
Déjà dans la nuit de lundi 15 décembre à mardi 16 décembre passée, la ville de kasumbalesa était le théâtre d’une attaque générale de ces Hors- la-loi. Un plan déjoué grâce à la collaboration franche entre Autorité, police et la population. Cette dernière a aidé à la prise d’assaut des rues et avenues sous menaces de bandits en alertant la police en cas d’urgence.
Cette insécurité impose désormais à la population une nouvelle stratégie celle de ne plus fermer l’oeil chaque nuit.
Joseph Malaba
Sécurité
Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété
L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.
L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.
Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.
L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.
L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.
L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.
Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.
Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.
Désiré Rex Owamba
