Culture
Ngondo 2024 : Une immersion culturelle au cœur des traditions du peuple Sawa
*_Douala, ce 1er décembre 2024 – Comme chaque année, la fête du Ngondo a rassemblé les fils et filles du peuple Sawa, ainsi qu’une foule de curieux venus des quatre coins du Cameroun et d’ailleurs. Cet événement, qui s’inscrit au cœur du calendrier culturel camerounais, célèbre la richesse des traditions des peuples côtiers du littoral. Le point culminant de cette journée a été la célèbre messe de l’eau, une cérémonie sacrée empreinte de mysticisme et d’histoire, tenue sur les berges du fleuve Wouri._*
Le Ngondo, institution culturelle et spirituelle des peuples Sawa, est bien plus qu’une simple célébration. C’est un moment de communion entre les vivants, les ancêtres et les divinités aquatiques. À travers des danses, des chants, des rituels et des concours traditionnels, cette fête perpétue un patrimoine transmis de génération en génération.

Depuis les premières heures de la journée, les berges du Wouri étaient animées par des spectacles de danses traditionnelles, des chants et des compétitions de pirogues. Les tenues colorées des participants et les sons envoûtants des tam-tams donnaient au lieu une atmosphère à la fois festive et solennelle.
Moment phare de la journée, la messe de l’eau attire chaque année l’attention de tous. Cette cérémonie, dirigée par les prêtres traditionnels, vise à entrer en communication avec les ancêtres et à consulter les esprits aquatiques. Elle se déroule selon un rituel précis : un plongeur désigné, porteur des espoirs et des prières de la communauté, s’immerge dans les eaux du Wouri pour rapporter des messages sacrés.
Le suspense était palpable lorsque le plongeur s’est enfoncé dans les eaux troubles du fleuve, sous les regards fascinés des spectateurs massés sur les rives. Quelques minutes plus tard, son retour a été accueilli par des cris de joie et des applaudissements. Les messages interprétés par les chefs traditionnels ont été partagés avec la foule, mêlant avertissements, bénédictions et conseils pour l’année à venir.
*Une tradition qui traverse les époques*
Le Ngondo est bien plus qu’une fête pour les Sawa. C’est une revendication identitaire, une célébration de l’héritage culturel et une occasion de transmettre les valeurs ancestrales aux jeunes générations.
En dépit des défis de la modernité, cette célébration demeure un puissant vecteur de cohésion sociale et un rappel de l’importance de la préservation des traditions.

Cette année encore, le Ngondo a attiré de nombreux touristes et invités de marque, témoins de l’hospitalité légendaire des peuples Sawa. En marge des cérémonies, des expositions d’artisanat, des dégustations de plats traditionnels et des discussions sur la place de la culture Sawa dans le Cameroun moderne ont enrichi les festivités.
En conclusion, le Ngondo 2024 a offert une fois de plus une immersion inoubliable dans l’univers mystique et riche des peuples Sawa. Sur les berges du Wouri, entre tradition et modernité, les esprits des ancêtres et les cœurs des vivants ont battu à l’unisson, rappelant que les racines culturelles restent un socle essentiel pour construire l’avenir.
Par Estelle Crescence ESSAME
Genre
RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026
Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.
À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.
Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.
Exaucé Kaya
