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Education Nat.-NC : Le VPM J.P Lihau favorable à la suppression des zones salariales, mais contre les affectations sur base de népotisme, clientélisme et militantisme

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Le Vice-Premier Ministre de la Fonction Publique et Modernisation de l’Administration et Innovation du Service Public, Jean-Pierre Lihau Ebua Kalokola Monga Libana, émet un point de vue favorable à la suppression des zones salariales concernant la paie des fonctionnaires et agents publics de l’Etat, notamment les enseignants et reconnait, puis stigmatise et condamne le comportement des membres du Gouvernement qui ont rendu un mauvais service au Trésor Public dans l’affectation des agents dans l’administration et notamment dans le secteur de l’éducation nationale et ce, sur base généralement, soit du népotisme ou du clientélisme, soit du militantisme.

Il s’est exprimé à travers les antennes de nos confrères de Radio Top Congo, le mercredi 21 août 2024.

Une sortie médiatique dont les déclarations ont suscité beaucoup de réactions de la part de la Société civile et des organisations syndicales des enseignants.

En effet, le VPM de la Fonction Publique, Jean-Pierre Lihau, répondant aux questions qui lui étaient posées, a préconisé un assainissement de l’Administration publique, en luttant contre les affectations par complaisance des membres des Eglises, des familles politiques et biologiques, dans l’administration publique, en dépit des cadres organiques.

«  _Le recrutement doit être compétitif et qualitatif. Un agent, un poste et un salaire_ », a-t-il souligné.

S’agissant de la revendication, par les enseignants, d’un salaire de 500 dollars à chacun avant de reprendre le travail, il estime que c’est irréaliste, car indique-t-il, la somme issue de la multiplication de ce montant par le nombre d’enseignants, est supérieure à l’enveloppe salariale de tous les agents et fonctionnaires de l’Etat.

Néanmoins, poursuit-il, il est normal et impérieux de réajuster les salaires et primes au vu de la dévaluation de la monnaie nationale, mais aussi de corriger des inégalités constatées dans leur répartition. Il trouve injuste que les uns touchent des millions, les autres 300 mille.

A propos du statut des enseignants, les réflexions sont en cours pour pouvoir attribuer à ces derniers, la qualité des fonctionnaires de l’Etat, en plus de leur statut spécifique qui les voue à une carrière plane, avait-il martelé.

Notons que cette sortie médiatique a provoqué des réactions qui sont mitigées, notamment au sujet des revendications des enseignants.

A travers la presse, quelques délégués syndicaux se sont exprimés pour soutenir le discours du VPM Lihau, en demandant aux enseignants de mettre un peu d’eau dans leur vin car, considèrent-ils, qu’il faudra également tenir compte des possibilités de l’Etat.

Serge Bondedi Eyeli, Coordonnateur de la campagne « Ecole eza mombongo te » de l’ONG YMAE, quant à lui, pense que c’est une sortie inopportune qui vient aggraver la situation.

« _La sortie médiatique du Vice-Premier Ministre de la Fonction Publique est inopportune, concernant la situation du salaire des enseignants. Ça n’a pas l’air de jouer à l’apaisement, encore moins d’instaurer un climat de confiance entre le Gouvernement et les enseignants. C’est contreproductif parce que ça durcit davantage les positions au lieu de les assouplir ou de les alléger_ », a-t-il déclaré.

Et d’ajouter : « _C’est une sortie qui énerve parce qu’il est difficile en ce moment où nous assistons à des informations fracassantes sur les cas de détournements des milliers de millions de dollar, de faire passer ce genre de discours. Aussi, dans un contexte où les animateurs des Institutions affichent une vie d’opulence, marquée par de grosses dépenses_ ».

Du côté du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), il y a un même son de cloche. Son Secrétaire Général, Cécile Tshiyombo, a également exprimé sa déception.

« _Nous sommes écœurée de la réaction du VPM, la personne en qui nous avions cru lors de l’ouverture de la commission paritaire. Le recrutement sur base du népotisme, tribalisme, militantisme, est le fruit des politiques pour leurs intérêts égoïstes. Dire que c’est irréaliste d’accorder 1 million cinq cents mille francs congolais, soit 500 dollars à l’enseignant, c’est vraiment décider d’enterrer l’enseignant et le système éducatif_ », a-t-elle déclaré.

De même, la Synergie des Syndicats des enseignants regrette et condamne le discours de Jean-Pierre Lihau. Son porte-parole et Secrétaire Général du Synecat, Jean-Bosco Puna, a fait la déclaration suivante : « _La Synergie des Syndicats des enseignants regrette les propos tenus par le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Fonction Publique, qui considère que les 500 dollars exigés par les camarades qui sont à Bibwa, sont irréalistes, alors qu’aujourd’hui, l’Etat est surchargé par les recrutements massifs et irréguliers des agents, qu’il a autorisés. Ce sont les différents Ministres qui arrivent aux affaires, qui procèdent aux recrutements clientélistes et massifs, qui sont à l’origine de toute la difficulté sur l’augmentation de l’enveloppe salariale des agents de l’Etat. Nous pensons, à notre avis, que le Gouvernement doit absolument donner ce qui est demandé pour que le travail soit correctement fait sur terrain_ ».

Dans les milieux scolaires également, le point de vue exprimé par le VPM à propos du montant de 500 dollars, énerve. On évoque les détournements des deniers publics, le train de vie des Institutions et le manque de volonté politique des décideurs, comme paramètres de blocage pour l’amélioration de leurs conditions sociales.

Rappelons qu’en ce moment précis, les travaux de la commission paritaire sont en cours à Kinshasa-Bibwa, entre le banc syndical des enseignants et les représentants du Gouvernement, pour évaluer les accords et ce, en vue d’une rentrée scolaire 2024-2025, apaisée. Malheureusement, les nouvelles sures qui nous parviennent, font état d’une clôture en débandade de ces assises, probablement ce samedi 24 aout, car elles viennent d’accoucher d’une souris. Les représentants du Gouvernement, selon une source interne aux travaux, estiment que la politique salariale est un domaine réservé à la Fonction Publique.

Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROFOND.NET.

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Mongala : Près de 10.000 finalistes lancent la conquête de l’Examen d’État 2026

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Au total, 9 991 élèves finalistes prennent part, ce lundi 4 mai, aux épreuves hors session de l’Examen d’État édition 2026 dans la province éducationnelle Mongala 1, au nord-ouest de la République démocratique du Congo, selon des sources officielles.

Prenant la parole, le directeur provincial de l’Éducation, Jean-Claude Kilonga, a salué l’engagement des autorités nationales en faveur du secteur éducatif.

« Je salue la détermination du Président de la République dans sa vision pour l’éducation, mise en œuvre par la ministre d’État, la professeure Raïssa Malu Dinanga, qui œuvre à apporter des innovations pour booster l’éducation de notre jeunesse », a-t-il déclaré.

Il a rappelé que ces épreuves ( dissertation, oraux de français et d’anglais, ainsi que les pratiques professionnelles ) constituent une étape décisive pour les finalistes du secondaire et les autodidactes.

« Ces épreuves sont le couronnement de votre parcours scolaire. Abordez-les avec calme, discipline et honnêteté. Refusez toute forme de tricherie : seule la réussite méritée vous ouvrira les portes de l’avenir », a-t-il exhorté, appelant également les encadreurs au respect strict des consignes et de la rigueur professionnelle.

De son côté, l’inspectrice principale provinciale, Françoise Mombo, a mis en lumière deux innovations majeures introduites cette année :

– l’instauration de l’oral d’anglais pour toutes les filières du cycle long ;

– la numérisation complète du processus de l’examen.

« Cette numérisation couvre toute la chaîne : de l’enrôlement des candidats à la publication des résultats, en passant par la collecte des données, le suivi des absences et la correction », a-t-elle expliqué.

Elle a précisé que la province éducationnelle Mongala 1 compte 30 centres d’examen répartis en 16 filières, pour un total de 9 991 candidats, filles et garçons confondus. Les épreuves se déroulent du 4 au 18 mai 2026.

Présidant la cérémonie de lancement, le gouverneur de province, Jean Colin Makaka Pap’ekaka, a invité les candidats à faire preuve de sérieux et de patriotisme :

« Travaillez avec discipline et honnêteté. La qualité de notre province se mesure aussi à notre niveau intellectuel. Nous attendons de vous que vous serviez dignement la nation », a-t-il affirmé, avant de lancer officiellement les épreuves.

La cérémonie s’est tenue au lycée Monzoto Mwa Tongo, en présence du président de l’Assemblée provinciale, des membres du comité provincial de sécurité et des autorités éducatives. Elle a débuté par le serment du citoyen, suivi d’une ronde dans plusieurs centres de la sous-division Lisala 1.

Jonas Mboli Egbokolimba/CONGOPROFOND.NET 

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