Politique
Kwango : les anciens ministres bloquent le gouverneur Willy Bitwisila; Voici les raisons !
Les ministres provinciaux sortants, qui ont travaillé avec l’ancien gouverneur Jean-Marie Peti-Peti, veulent bloquer le nouveau gouverneur de Kwango, Willy Bitwisila. Selon une source au sein de cette équipe partante qui a recquis l’anonymat, les ministres de Peti-Peti refusent de procéder à la remise et reprise pour officialiser l’entrée en fonction des nouveaux.
Les anciens ministres fustigent l’attitude du nouveau gouverneur à leur encontre. Selon notre source, ils pensent que le nouveau patron de la province du Kwango les humilient et les ignore. « Depuis qu’il est investi, le gouverneur Willy Bitwisila ne nous considère pas ; il refusent de nous recevoir et nous ignore comme si nous n’existions pas », avait confié un ministre.
Les anciens ministres exigeraient le payement des indemnités de sortie avant de laisser les bureaux aux nouveaux promus. Apprendre depuis l’assemblée provinciale (où le gouverneur a décalé qu’il n’a rien trouvé dans les caisses de la province, NDLR) que les comptes bancaires de la province sont vides, les Didier Tsikisa, Asaka et les autres refusent de croire. Ils estimeraient que le nouveau gouverneur garde la vérité pour lui seul.
Ils racontent, à qui veut les entendre, que la province a reçu dernièrement du Gouvernement Central 441 millions de francs congolais comme frais de fonctionnement (pour le mois de juin 2024) et 170 millions comme fonds d’investissement. Et qu’un assujetti aurait versé 17 mille dollars américains à titre de redevances qui étaient en retard de payement.
Les anciens ministres tiennent à ne laisser aucune dette dernière. Ils disent attendre jusque lundi suivant la promesse du gouverneur lui-même, ou jusque mercredi, avant d’envisager des actions de grande envergure, sic.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
Politique
RDC : pour un cycle électoral permanent, Andy Bemba appelle à une refondation profonde du système politique national
Dans une déclaration faite ce lundi 4 mai 2026, Andy Bemba, président national du parti Nouvelle Pensée (NP), a dressé un constat sévère de la vie politique congolaise. Selon lui, depuis 2006, le pays semble enfermé dans un cycle électoral répétitif qui freine son développement et met en lumière les limites du système en place.
« Depuis 2006, notre pays semble vivre dans un cycle électoral permanent », a-t-il affirmé, soulignant que tous les deux à trois ans, les mêmes dynamiques refont surface.
Alliances fragiles, oppositions de circonstance, tensions politiques croissantes, pressions avant les scrutins et contestations après les résultats deviennent, selon lui, une routine inquiétante. « Parfois même des rébellions », a-t-il ajouté, pointant les dérives les plus graves de cette instabilité chronique.
Pour Andy Bemba, cette répétition n’est pas anodine. Elle constitue plutôt un signal d’alarme. « Cette répétition ne révèle-t-elle pas les limites de notre système politique ? N’est-ce pas le signe d’un système politique défaillant ? », s’est-il interrogé, invitant à une réflexion collective profonde.
Le leader politique estime que le pays ne peut plus se permettre de consacrer autant de temps et d’énergie à des débats interminables autour des élections et de la constitution. « Nous ne pouvons pas continuer à perdre des années dans des débats sans fin », a-t-il martelé, appelant à un changement de cap immédiat.
Dans sa vision, la solution passe par une refondation ambitieuse du modèle politique congolais. Il plaide pour « de nouveaux textes », des « réformes courageuses », mais aussi pour « une administration forte et dépolitisée ». Il insiste également sur l’importance d’« une justice véritablement équitable » et du respect strict des lois par tous les acteurs, sans exception.
Pour Andy Bemba, l’avenir du pays dépendra de la capacité des congolais à dépasser les clivages actuels et à s’engager dans une dynamique de progrès réel. « Il est temps de repenser notre modèle politique et d’avancer avec ceux qui veulent réellement faire progresser le pays », a-t-il conclu. Dans un contexte politique souvent marqué par les tensions et les incertitudes, cet appel à la réforme sonne comme une invitation à rompre avec les pratiques du passé pour bâtir un avenir plus stable et plus juste.
Si les mots trouvent écho dans les actes, alors ce cycle répétitif pourrait enfin céder la place à une véritable renaissance politique. en République démocratique du congo, où les controverses ne cessent de susciter des déplaire à la souveraineté nationale.
Blaise Abita Etambe
