À la Une
Musée national : la 1ère dame Denise Nyakeru et son homologue de Serbie apprécient les œuvres des artistes congolais
Le Musée national de la République démocratique du Congo a bénéficié d’une visite ce mardi 23 juillet, de la Première dame Denise Nyakeru Tshisekedi, accompagnée de la Première dame de la République de Serbie Tamara Vučić.
Mme Denise Nyakeru s’est dit fière de visiter et de faire visiter son homologue l’exposition du jour. Une occasion pour elle de rendre hommage « aux artistes congolais et de faire découvrir à ma sœur le génie artistique congolais ».
» Je suis heureuse d’avoir pu faire découvrir ce jour notre riche patrimoine culturel et historique au Musée National de Kinshasa à ma sœur Tamara Vučić, Première Dame de la République de Serbie. Ce haut lieu de culture rassemble des chefs-d’œuvre qui inspirent un sentiment de fierté au génie créatif du peuple congolais, qu’il s’agisse de masques, d’objets archéologiques et historiques, ou encore d’instruments de musique traditionnelle ». S’est réjouie Denise Nyakeru.
Satisfecit d’une vendeuse des pagnes
Une dame du nom de Raïssa Bulela qui exposait ses marchandises (notamment les pagnes) a exprimé son motif de satisfaction pour avoir reçu ces deux personnalités à son étalage.
« Les deux premières dames ont apprécié mes pagnes et en ont même acquis quelques uns.
Je remercie chaleureusement Maman Denise et son équipe de m’avoir associé à cet événement. Merci de penser à nous les jeunes femmes entrepreneures », a-t-elle soutenu.
Willy Theway Kambulu/ CONGOPROFOND.NET
À la Une
La mosaïque d’un peuple-monde : RDC, l’empître géologique qui défie l’indifférence du monde
Avec ses 250 ethnies, ses 450 tribus, ses 78 855 villages et sa myriade de provinces, villes, territoires et chefferies, la RD Congo n’est pas un pays : c’est un continent d’humanité. Là où d’autres nations peinent à gérer trois langues ou dix régions, la RD Congo tient, vivante, bouillonnante et résiliente, une diversité qui ferait vaciller n’importe quelle administration occidentale.
Ce n’est pas un chaos, c’est un miracle politique et social – un laboratoire du vivre-ensemble à l’échelle de l’Afrique tout entière. Sous ce kaléidoscope humain repose un sous-sol à faire pâlir les milliards du Golfe : coltan, cobalt, cuivre, or, diamants, lithium… La RDC est le scandale géologique par excellence, un coffre-fort naturel que le monde pille sans vergogne tout en feignant d’ignorer sa dette historique.
Chaque batterie de nos smartphones, chaque transition énergétique “verte” repose sur les entrailles congolaises – et pourtant, ce pays reste traité en périphérie du jeu mondial. Quelle autre nation supporterait une telle contradiction sans imploser ? La grandeur doit être exigée à tous ceux qui osent prétendre la diriger. Alors oui, diriger cette exception planétaire ne se mesure ni en sièges dorés ni en discours lisses.
Celui qui aspire à gouverner la RD Congo doit porter en lui la hauteur vertigineuse de ce peuple et l’humilité face à cette terre prodigieuse. Il ne s’agit pas de gérer une crise, mais d’incarner une renaissance. Si les dirigeants congolais prenaient pleinement la mesure de ce qu’ils ont – cette diversité, ces ressources, cette âme indomptable – leur stature deviendrait aussitôt celle des plus grands bâtisseurs d’histoire. Car la RD Congo n’attend pas un chef : il attend un géant à sa mesure.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
