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Sécurité

Ituri : Un militaire des FARDC tué par un civil à Djugu

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Un cas rare. Un civil a tué « son ami » militaire des Forces armées de la RDC. Le fait s’est passé au village Nyakova du groupement Tchomia, dans la nuit du lundi au mardi 9 juillet 2024.

D’après des témoignages dans la zone, le civil auteur de cet acte aurait ravi l’arme du militaire avant de s’en servir pour lui ôter la vie. C’était aux environs de 21 heures locales. La vraie cause du meurtre n’est pas connue. Cependant la société civile n’écarte pas l’hypothèse d’une dispute entre les deux.

Le présumé meurtrier est habitant du même village. Plus loin, renseigne le chef du Groupement Tchomia, il est même détenteur d’une boutique où il fait ses activités commerciales.

La société civile de la chefferie des Bahema Banywagi fouillant dans le casier judiciaire de criminel, le traite « d’un bandit connu à Tchomia ». Florimond Banga révèle même qu’il a été « arrêté plus d’une fois ».

L’armée, au chef-lieu de la province, ne confirme pas encore le fait, mais est au courant des messages qui circulent sur les réseaux sociaux faisant état du meurtre d’un militaire.

«C’est de la sorcellerie»

Le chef du groupement Tchomia ne digère pas qu’un militaire soit tué par un civil qu’il est censé protéger. Une situation qui mettrait en danger le mariage civilo-militaire. Heureusement, se félicite le chef, l’auteur de l’acte a été arrêté.

Le militaire qui nous sécurise, encore nous nous tournons contre lui pour le tuer. C’est comme déraciner un arbre sur lequel tu te trouves, oubliant que toi même tu peux tomber”, pense Ndolerile Franco qui qualifie cet acte de « sorcellerie ».

Ndolerile prêche l’unité, la cohésion, surtout la vigilance. Il encourage les jeunes à dénoncer tout cas suspect, qu’il soit enfant du coin ou pas.

Tchomia est une localité située à 60 kilomètres au Sud de Bunia sur le littoral du lac Albert, chefferie des Bahema Banywagi dans le territoire de Djugu en Ituri.

Vérité Johnson/CONGOPROFOND.NET

Sécurité

Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété

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L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.

Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.

L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.

Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.

L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.

L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.

L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.

Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.

Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.

Désiré Rex Owamba

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