Sécurité
Crise dans l’Est de la RDC : Deux anciens journalistes congolais rejoignent le M23-RDF
Le célèbre journaliste congolais et ancien DG de la radio Kivu 1, Magloire Paluku, a rejoint le rang du M23-RDF, ce mardi 09 Juillet 2024. Cette information est rapportée par la rébellion du M23, à travers son porte-parole militaire Willy Ngoma.
» Il est ici avec nous, comme beaucoup d’autres Congolais qui sont en train de nous rejoindre« , a déclaré Willy Ngoma joint au téléphone.
Pour la petite histoire, cet ancien enseignant, Magloire Paluku est devenu journaliste lors de l’avènement de l’AFDL dans le Nord-Kivu. Il a par la suite créé la radio Kivu One. Il a exercé dans les cabinets ministériels Muhindo Nzangi et Cathérine Furaha (Culture et Arts) dont il était le conseiller tout récemment.
Quelques heures plus tard, le SG de l’UNC, Billy Kambale via son compte X, réagit suite au sujet de l’adhésion de Magloire Paluku au M23 ( la ministre Cathérine Furaha dont il était le conseiller est une cadre de l’UNC):
« Il n’y a absolument rien qui puisse justifier l’adhésion d’un citoyen à un groupe subversif surtout lorsqu’il est démontré que celui-ci est juste la face cachée d’une agression avérée des pays étrangers. Cette personne est un collabo il faut lui retirer la nationalité congolaise », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, l’autre journaliste à avoir rejoint le mouvement s’appelle Delion Kimbulungu. D’abord ancien de Radio Okapi et également ancien conseiller en communication de l’ancien Président Ceni RDC Abbé Malu Malu, et Corneille Nangaa, Delion Kimbulungu a aussi adhéré au sein du M23, comme renseignent plusieurs sources concordantes.
Cedrick Sadiki Mbala/CONGOPROFOND.NET
Sécurité
Haut-Katanga : la police annonce une enquête criminelle sur le double meurtre d’un géologue et son chauffeur
La Police nationale congolaise a annoncé l’ouverture d’une enquête criminelle après le double meurtre du géologue et homme d’affaires Dominique Sambwa et de son chauffeur, survenu sur l’axe routier Likasi-Kambove, dans la province du Haut-Katanga. Ce drame continue de susciter de vives réactions et une profonde indignation au sein de l’opinion publique.
Pour faire la lumière sur les circonstances de ce crime et établir les responsabilités, les autorités sécuritaires se sont mobilisées. Des responsables de la police, des FARDC ainsi que d’autres services de sécurité se sont rendus sur le lieu du drame ce lundi 04 mai afin de constater les faits et de s’imprégner des premiers éléments de l’enquête.

Selon le porte-parole de la police, Charles Lwamba, le géologue Dominique Sambwa et son chauffeur ont été abattus par balles samedi 02 mai par des hommes armés non encore identifiés. L’attaque s’est produite à environ 18 kilomètres d’une carrière minière, dans la localité de Bungu-Bungu, alors qu’ils se dirigeaient vers Likasi.
Le drame s’est déroulé en pleine brousse, dans une zone où les conditions routières sont jugées précaires. Après leur arrivée, la police et la 22e région militaire ont procédé au constat des lieux et analysé les premiers éléments recueillis.
À cette occasion, le commissaire divisionnaire de la police a recommandé aux opérateurs économiques et aux personnalités exposées de solliciter l’escorte des forces de l’ordre lors de déplacements jugés sensibles, ou d’évaluer les risques avant d’entreprendre des voyages par route.
Selon lui, l’état dégradé de la route, caractérisé par de nombreux nids-de-poule et dos-d’âne naturels, aurait facilité l’attaque en contraignant le véhicule à ralentir.
« Tous les éléments étaient réunis pour favoriser l’assaillant. La route impose des ralentissements dont les criminels ont profité pour passer à l’acte. Une escorte sécuritaire aurait pu être envisagée dans le respect des conditions prévues par la loi », a déclaré le général Blaise Kilimbalimba, appelant la population à prendre au sérieux les alertes sécuritaires.
Sur les réseaux sociaux, ce double meurtre fait l’objet de nombreuses interprétations. Si certains appellent à laisser l’enquête établir les faits, d’autres avancent l’hypothèse d’un assassinat lié à des informations sensibles que la victime détiendrait sur des affaires de pillage des minerais du Katanga, évoquant notamment une plainte déjà déposée devant la justice belge.
Patient M. MBY
