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Analyses et points de vue

Les dessous tumultueux de la 49ème Assemblée Parlementaire Francophone : Réalité congolaise et perceptions divergentes

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Au cœur des coulisses de la 49ème Assemblée Parlementaire Francophone, se sont déroulées des tractations intenses et des manœuvres diplomatiques de haut vol, révélant un fossé saisissant entre la réalité congolaise et la perception de certains partenaires multilatéraux de la RDC. La délégation congolaise est sans conteste l’attraction diplomatique de ces assises.

Lors de cet événement clé, les lignes ont été mouvantes, avec des résolutions en faveur de la RDC votées à l’unanimité, à l’exception notable du Rwanda qui a choisi de s’abstenir systématiquement. Cette attitude souligne l’existence d’une divergence profonde entre les positions des différents acteurs impliqués, mettant en lumière les tensions et les incompréhensions qui persistent au sein de la sphère diplomatique francophone.

Malgré les avancées et les succès remportés par la RDC lors de cette Assemblée Parlementaire, il est essentiel de reconnaître que la perception externe de la situation congolaise peut parfois différer grandement de la réalité vécue par le peuple congolais. De ce fait, la politique de la chaise vide aurait été la pire des choses à faire. La parole congolaise ne pouvant être portée que par les officiels congolais eux-mêmes.

Les enjeux politiques, économiques et historiques entremêlés contribuent à complexifier les relations entre la RDC et ses partenaires, donnant lieu à des débats houleux et des prises de position parfois controversées. Ce n’est pas pour rien que l’honorable Président Vital Kamerhe appelle la nation congolaise à la résilience. La persévérance est la noblesse de l’obstination.

Dans ce contexte de tensions et de divergences, il est impératif de reconnaître le travail abattu par la délégation congolaise jusque-là pour donner la véritable version du problème et les solutions capables de ramener la paix. La persévérance vient à bout de tout. C’est le seul talisman pour la vie et grâce auquel la confiance en soi de notre peuple permet à réaliser l’impossible.

La RDC poursuivra toujours le dialogue et la coopération pour surmonter les obstacles et construire des relations plus solides et équilibrées au sein de la Francophonie. En reconnaissant les nuances et les spécificités de chaque pays membre, il devient possible de construire un avenir commun fondé sur la paix, la sécurité, la compréhension mutuelle et le respect des différences.

C’est le message en filigrane que délivre inlassablement « le Pacificateur » Vital Kamerhe qui souhaite ainsi renforcer la cohésion et la solidarité au sein de cette communauté francophone diversifiée. Il y a une marée dans les affaires diplomatiques, prise à son flux elle porte au succès. Seulement, si l’on manque à notre devoir, le grand voyage s’échoue misérablement sur le sable.

Or la RD Congo est aujourd’hui à marée haute. Prenons le flot tant qu’il est favorable ou tout ce que notre peuple a déjà subi et pour lequel le pays a consenti d’énormes efforts sur tous les plans sera perdu. La guerre décime notre peuple et entrave son développement. Les drames dévastent notre progéniture. Ils déracinent tout et créent le chaos. Voilà pourquoi la RDC se bat pour la paix et rien que la paix.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Actualité

Le député Jacques Djoli brandit Tocqueville : la souveraineté populaire foudroie l’imposture

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L’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli n’a pas seulement démenti une rumeur : il a donné une magistrale leçon de grandeur. Par un tweet lapidaire convoquant la science, le Rapporteur de l’Assemblée nationale a refusé de descendre dans l’arène fangeuse où certains voulaient l’attirer. Il a choisi la verticale. Face à la manœuvre odieuse qui lui prêtait des propos imaginaires, il ne s’est pas justifié.

Il a surplombé, avec l’autorité souveraine de celui qui manie le droit comme on manie le glaive. Un silence calculé, puis une annonce : l’heure de la vérité sonnera, et elle sera sans appel. Car la riposte, c’est à Tocqueville qu’il la confie, élevant soudain le débat à des hauteurs où la calomnie ne peut plus respirer. Aux “chercheurs du Buzz” qui alimentent l’infamie, il assène la pensée centrale de l’article 5 de la Constitution.

Celle qui brûle toutes les impostures : “Au-dessus de toutes les institutions et en dehors de toutes les formes réside un pouvoir souverain : celui du peuple, qui les détruit ou les modifie à son gré.” Ce n’est plus un tweet, c’est un manifeste. Le pouvoir créateur, le pouvoir constituant originaire, est par essence illimité, inconditionné, indomptable. Placé au-delà des pouvoirs institués (simples créatures ), il détient la faculté sublime de tout refonder.

La faculté de briser les cadres établis et de redessiner, dans sa majesté absolue, le pacte national tout entier. Voilà la souveraineté populaire dans sa vérité nue, que le Professeur Jacques Djoli brandit comme une torche dans la nuit des manigances. Ainsi, en deux phrases et une citation, l’honorable rapporteur vient d’offrir à la nation congolaise bien plus qu’un rétablissement des faits : il lui restitue la puissance de son propre destin.

Là où les manœuvriers espéraient l’enfermer dans une polémique stérile, il leur oppose le granit des principes, rappelant que le peuple est le seul maître, le seul architecte, le seul juge. Par cette riposte éclatante, où Tocqueville éclaire le chemin de la RD Congo, Jacques Djoli Eseng’Ekeli lave son honneur sans une once d’aigreur, et du même geste réarme la démocratie avec une force conceptuelle rare. La calomnie n’a pas été vaincue : elle a été dissoute, dans la lumière d’une vérité plus haute. Magistral.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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