Analyses et points de vue
À contre-courant : Quand les girouettes politiques deviennent les maîtres du jeu
Dans le monde tumultueux de la politique, une règle non écrite persiste : Quand le vent souffle fort, il emporte aussi les girouettes. Ces politiciens souples, capables de changer d’avis en un instant pour s’aligner sur l’opinion publique dominante, sont souvent perçus comme des opportunistes sans principes. Mais est-ce vraiment le cas ?
Certains soutiennent que les girouettes politiques sont en réalité des caméléons nécessaires dans un paysage politique en constante évolution. Leur capacité à s’adapter rapidement aux changements de circonstances peut être vue comme une forme d’agilité politique, leur permettant de naviguer avec succès dans les eaux tumultueuses de l’opinion publique.
Pourtant, d’autres voix s’élèvent pour critiquer cette tendance à l’opportunisme sans vergogne. Les électeurs méritent-ils vraiment des représentants qui semblent dépourvus de convictions profondes, prêts à sacrifier leurs principes pour conserver le pouvoir ? Ou bien est-ce là le reflet d’une démocratie où la loyauté et la constance sont sacrifiées sur l’autel de la popularité ?
Dans ce jeu complexe de pouvoir et d’influence, les girouettes politiques occupent une place ambiguë. Leur capacité à pivoter rapidement peut être perçue comme une forme d’adaptabilité nécessaire, ou comme une trahison des valeurs fondamentales. Une chose est sûre : tant que le vent continuera de souffler, les girouettes politiques resteront au cœur des débats sur l’éthique et la sincérité en politique.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Actualité
Le député Jacques Djoli brandit Tocqueville : la souveraineté populaire foudroie l’imposture
L’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli n’a pas seulement démenti une rumeur : il a donné une magistrale leçon de grandeur. Par un tweet lapidaire convoquant la science, le Rapporteur de l’Assemblée nationale a refusé de descendre dans l’arène fangeuse où certains voulaient l’attirer. Il a choisi la verticale. Face à la manœuvre odieuse qui lui prêtait des propos imaginaires, il ne s’est pas justifié.
Il a surplombé, avec l’autorité souveraine de celui qui manie le droit comme on manie le glaive. Un silence calculé, puis une annonce : l’heure de la vérité sonnera, et elle sera sans appel. Car la riposte, c’est à Tocqueville qu’il la confie, élevant soudain le débat à des hauteurs où la calomnie ne peut plus respirer. Aux “chercheurs du Buzz” qui alimentent l’infamie, il assène la pensée centrale de l’article 5 de la Constitution.
Celle qui brûle toutes les impostures : “Au-dessus de toutes les institutions et en dehors de toutes les formes réside un pouvoir souverain : celui du peuple, qui les détruit ou les modifie à son gré.” Ce n’est plus un tweet, c’est un manifeste. Le pouvoir créateur, le pouvoir constituant originaire, est par essence illimité, inconditionné, indomptable. Placé au-delà des pouvoirs institués (simples créatures ), il détient la faculté sublime de tout refonder.
La faculté de briser les cadres établis et de redessiner, dans sa majesté absolue, le pacte national tout entier. Voilà la souveraineté populaire dans sa vérité nue, que le Professeur Jacques Djoli brandit comme une torche dans la nuit des manigances. Ainsi, en deux phrases et une citation, l’honorable rapporteur vient d’offrir à la nation congolaise bien plus qu’un rétablissement des faits : il lui restitue la puissance de son propre destin.
Là où les manœuvriers espéraient l’enfermer dans une polémique stérile, il leur oppose le granit des principes, rappelant que le peuple est le seul maître, le seul architecte, le seul juge. Par cette riposte éclatante, où Tocqueville éclaire le chemin de la RD Congo, Jacques Djoli Eseng’Ekeli lave son honneur sans une once d’aigreur, et du même geste réarme la démocratie avec une force conceptuelle rare. La calomnie n’a pas été vaincue : elle a été dissoute, dans la lumière d’une vérité plus haute. Magistral.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
