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RDC : La ministre du Genre, Léonnie Kandolo, annonce une « Quinzaine sur l’éducation financière » et la sensibilisation des veuves sur les droits successoraux

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En marge de la célébration de la journée internationale des veuves, le 23 juin, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Léonie Kandolo, a présenté, à Kinshasa, les défis que font face ces veuves de la RDC. Cette journée, rappelle-t-on, a été proclamée par l’Assemblée générale des Nations-Unies depuis 21 décembre 2010, à travers l’adoption de sa résolution 65/289, afin de porter l’attention de la communauté internationale sur la marginalisation des veuves et ses enjeux.

«Laissées dans l’ombre, ces femmes font face à des défis considérables après la perte de leurs époux », a dit la ministre.

En effet, elle a fait savoir que l’Assemblée générale des Nations-Unies avait institué cette journée pour sensibiliser à la marginalisation des veuves et promouvoir leurs droits fondamentaux et leur dignité .

Au niveau du droit international, les droits des veuves « sont indirectement garantis par la convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et la convention relative aux droits de l’enfant » a-t-elle déclaré.

Et d’ajouter : « Aujourd’hui, plus que jamais, cette journée est l’occasion d’agir et de faire en sorte que les droits et la situation des veuves soient reconnus ».

D’après elle, cette action vise à leur fournir des informations sur l’accès à une part équitable lors de la dissolution du régime matrimonial afin de liquider le patrimoine conjugal.

Par ailleurs, la ministre Léonnie Kandolo a éclairé sur l’assistance au niveau du droit international. « Les droits des veuves sont garantis par la déclaration universelle des droits de l’homme, la convention sur l’élimination de toutes formes de discrimination à l’égard des femmes et la convention relative aux droits de l’enfant », a-t-elle martelé.

Elle a ensuite révélé les instruments juridiques en cours d’application pour la RDC, pour pallier aux discriminations .

« Pour ce qui est de la RDC, quelques instruments juridiques sont en cours d’édiction ou d’application afin de palier à ces différentes discriminations. Il s’agit, notamment, de la constitution du 18 février 2006, du Code de la Famille révisé, du plan stratégique national de lutte contre les violences basées sur le genre, etc.», a-t-elle fait notre.

La ministre Kandolo affirme son engagement effectif de son rang, afin d’assurer la participation de la femme au développement de la Nation, sa représentation significative et son intégration effective au sein des institutions de l’Etat.

De cette occasion, son ministère, à travers l’Office National pour la Promotion de la famille, a retenu le thème national suivant : « Promotion de la stabilité des veuves ».

Suite à plusieurs conflits armés que rencontre la République Démocratique du Congo , qui occassionnent un taux élevé des veuves , la ministre annonce une quinzaine d’activités sur l’éducation financière des veuves ainsi que la sensibilisation sur les droits successoraux .

Elle a également assuré qu’avec l’accompagnement du chef de l’État, champion de la masculinité positive, et sous la conduite de la Première ministre, le gouvernement ne ménage aucun effort pour que la République Démocratique du Congo soit représentée à tous les rendez-vous où la thématique des droits des femmes, veuves et enfants est évoquée .

Le même Gouvernement qui déploie bien d’autres efforts dans la recherche du bien-être de la famille, notamment par la révision du code de la famille en juillet 2016 , l’adoption de la loi portant protection de l’enfant, la masculinité positive et les multiples initiatives d’autonomisation et des subventions accordées à l’entrepreneuriat des femmes par le gouvernement et ses partenaire .

Notons que, dans sa conclusion, la ministre Léonine Kandolo relève que la journée mondiale des veuves doit constituer pour nous une occasion de réflexion sur le caractère vulnérable de ces derniers ainsi qu’une opportunité pour les aider à comprendre qu’ils constituent une couche active de la population appelée à jouer un rôle participatif pour le développement de notre cher et beau pays .

Elle a rassuré à ces veuves qu’elles ne sont pas seules , elle les accompagne en tant que veuve elle-même .

« Je connais vos luttes et je m’engage à être à vos cotés pour vous aider à surmonter les défis auxquels vous faites face », a-t-elle conclu.

Glody Bukasa Mawila / CONGOPROFOND.NET

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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